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Remarques sur les médias du 10 novembre

mercredi 11 novembre 2020 par Philippe Arnaud

Les remarques ci-après partent de l’article de Serge Halimi d’octobre dernier intitulé "Un résultat qui ne sera pas accepté". Dans cet article, Serge décrivait - notamment dans son dernier paragraphe - l’attitude actuelle de Donald Trump et il y qualifiait Trump de "mauvais perdant."

Remarque 1. Serge Halimi n’a pas été le seul à décrire les réactions du président des États-Unis et en cas de mauvais résultats pour lui, mais, à ma connaissance, il est le seul à lui avoir conféré un caractère aussi dramatique.

Remarque 2. Je suis allé sur un moteur de recherche "bien connu" et j’ai tapé "mauvais perdant". J’y ai vu cette expression employée par France Culture, Madame Le Figaro, BFMTV, Le Soir de Belgique, 7sur7, Libération, Topito, Twiter, Reuters, Capital, Orange, Ouest-France, Closer Mag, La Presse Canada, Les Echos, i24News, Le journal de Québec, Le Huffington Post, L’Obs, Le Point et Paris Match. Je me suis arrêté à la page 4, ce qui est déjà beaucoup, compte tenu que nombre d’internautes ne vont pas plus loin que la page 1 pour effectuer leurs recherches. Mais je n’y ai vu nulle mention du Monde diplomatique.

Remarque 3. Il serait donc souhaitable qu’en tant qu’Amis du Monde diplomatique nous fassions connaître autour de nous les analyses de notre journal, qui, après tout, valent bien [litote...] celles de Closer Mag ou de Paris Match.

Remarque 4. J’écoutais hier sur France Info que, depuis environ un siècle, il était de coutume que, le plus tôt possible, le candidat vaincu aux élections présidentielles américaines félicite son vainqueur. Et l’invité du journal disait que ça ne s’était mal passé que dans un cas : lors de la transition entre Herbert Hoover (Républicain) et Franklin Roosevelt (Démocrate), entre novembre 1932 et mars 1933.
Hoover s’était très mal entendu avec Roosevelt car il voulait qu’il poursuive sa politique économique, ce que Roosevelt refusait tout net. [J’ai lu le tout sur le site du Washington Post mais n’ai rien trouvé d’aussi détaillé en français]. Et aujourd’hui, Trump non seulement ne coopère en rien avec Joseph Biden, mais, en plus, il s’ingénie perversement à lui "savonner la planche".

Remarque 5. Le point commun entre Hoover et Trump, disait l’invité, était que Hoover n’avait rien fait du tout pour résoudre la Grande Crise de 1929, estimant, avec son opinion de libéral, qu’elle s’arrangerait toute seule, et qu’intervenir au niveau de l’État ne ferait qu’envenimer les choses.
De même Donald Trump n’a-t-il rien fait pour résoudre (ou, au moins, atténuer) la Grande pandémie du Covid-19, estimant qu’elle passerait toute seule avec le retour des beaux jours. [Comme quoi, à 90 ans de distance, les Républicains continuent-ils à avoir le même schéma mental pour affronter tous les problèmes : surtout ne rien faire au niveau fédéral].

Remarque 6. L’article du Washington Post abordait un autre aspect de cette transition difficile, et un aspect préoccupant. Il y était dit [J’ai traduit] : "Cette longue transition prit un tour inquiétant le 15 février. À Miami, un maçon au chômage tira des coups de feu sur une voiture décapotable où Roosevelt était assis à côté du maire de Chicago, Anton Cermak. Une femme dans la foule frappa le bras du tireur alors qu’il tirait. Les balles touchèrent Cermak, qui mourut quelques semaines plus tard.
[Je donne ci-après le texte en anglais pour que vous puissiez, si nécessaire, rectifier la traduction : "The long transition took a scary turn on Feb. 15. In Miami, an unemployed bricklayer fired shots at an open convertible where Roosevelt was seated next to Chicago Mayor Anton Cermak. A woman in the crowd hit the gunman’s arm as he was shooting. The bullets struck Cermak, who died a few weeks later.]

Remarque 7. J’évoque ce point à dessein. En effet, les États-Unis présentent actuellement une accumulation d’éléments potentiellement très dangereux.

  • 1) C’est le pays qui concentre le plus grand nombre d’armes individuelles au monde, certains habitants en ayant chez eux au moins une quinzaine.
  • 2). C’est le pays où ont lieu, régulièrement des tueries de masse (certes, il y en a aussi beaucoup en Amérique latine mais on attendrait autre chose d’un pays plus policé et mieux administré).
  • 3). C’est le pays où les partisans de Donald Trump sont persuadés que Joseph Biden a fraudé pour remporter le scrutin.
  • 4). C’est le pays où le président en exercice souffle sur les braises en soutenant des groupes nationalistes, sexistes, racistes, homophobes et surarmés tels que les Proud Boys.

Mais le pire n’est pas toujours sûr. Parions sur la sagesse, le sang-froid et le civisme des Américains.

Je vous saurais gré de vos remarques, rectifications, précisions et critiques.

   

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