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“La pire direction à Bruxelles depuis des décennies” : El País épingle les “piètres dirigeants” de l’UE et de l’OTAN
lundi 18 mai 2026 par RT
L’Union Européenne est le cheval de Troie de l’impérialisme des États-Unis et son vieil ADN colonialiste l’aveugle devant le génocide perpétré par l’état colonialiste sioniste ! (JP)
Qu’il s’agisse des trois non-élus Rutte, von der Leyen ou Kallas, Claudi Pérez fustige la “soumission béate” qu’incarne à ses yeux la “politique d’apaisement” de l’Europe à l’égard de Trump et Israël.
Dans une tribune parue ce 17 mars, un ancien directeur adjoint du quotidien espagnol El Pais a épinglé les prises de positions d’Ursula von der Leyen, de Kaja Kallas ainsi que de Mark Rutte concernant l’attaque américano-israélienne lancée contre l’Iran, estimant que celles-ci ébranlent la crédibilité des institutions bruxelloises.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le chef de la diplomatie Kaja Kallas, ainsi que le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte,
“représentent-ils la pire direction à Bruxelles depuis des décennies ? Il est fort possible que la réponse soit oui, au pire moment qui soit”, a estimé Claudi Pérez, ancien directeur adjoint du quotidien espagnol El Pais, répondant à sa question rhétorique.
Celui qui fut également correspondant à Bruxelles a renvoyé au constat de “piètre qualité”, de ce “trio”, dressé à l’occasion des “négociations commerciales” avec Donald Trump. Une référence probable à cette séquence de juillet 2025 où le haut représentant de la Commission européenne pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, s’était couchée face aux menaces du président américain.
Ce dernier avait exigé que les vingt-sept achètent aux ֤États-Unis 750 milliards de dollars d’énergies et investissent dans leur économie 600 milliards de dollars, tout en acceptant - en prime - une taxation unilatérale de 15 % de leurs produits entrant sur le sol américain.
Qu’à cela ne tienne, Ursula von der Leyen avait salué “un bon accord, un immense accord”.
Dans sa tribune, Claudi Pérez fustige cette “soumission béate” qu’incarne à ses yeux la “politique d’apaisement” menée par les Européens à l’égard de Donald Trump. Un phénomène dont l’incarnation la plus aboutie demeure, a souligné le journaliste, l’actuel secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte.
Rappelons-le, cet ex-Premier ministre néerlandais a justement été choisi pour cette position parce qu’il est et reste dépeint comme “l’homme qui murmure à l’oreille de Donald Trump”.
Depuis le retour à la Maison Blanche, l’homme politique néerlandais a d’ailleurs mis un certain point d’honneur à prendre systématiquement le parti du président américain, notamment lorsque celui-ci avait exigé que l’OTAN règle la facture des armements américains qui seraient livrés à Kiev.
Des “flagorneries” à l’endroit de Trump, remarquées jusque dans la presse française.
Kaja Kallas “obsédée” par la Russie
Le journaliste espagnol a rappelé l’exercice de communication auquel Mark Rutte s’est adonné dans les médias anglo-saxons après le déclenchement par les États-Unis et Israël de leur offensive contre l’Iran, et ce alors même que Washington et Téhéran menaient des pourparlers de paix.
Apparaissant à la télévision britannique et américaine, le secrétaire général de l’OTAN avait ainsi affirmé que les pays européens apportaient “tout le soutien nécessaire” à cette guerre américano-israélienne.
Aux yeux de Claudi Pérez, Ursula von der Leyen a une “crédibilité comparable à celle de Rutte”, renvoyant aux déclarations du chef de la Commission européenne, lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de l’UE le 9 mars, affirmant que :
- “l’Europe ne peut plus être la gardienne de l’ancien ordre mondial, d’un monde qui a disparu et qui ne reviendra pas”.
Des propos tenus en présence de Kaja Kallas, qui en prend également pour son grade.
L’ex-Première ministre estonienne est “un poids plume” par rapport à Mark Rutte, Ursula von der Leyen ou encore son prédécesseur Josep Borrell, estime ce journaliste espagnol pour qui Bruxelles a diplomatiquement faux sur toute la ligne sauf concernant l’Ukraine. Pour autant, celle-ci aurait fini par être “affectée” par la “propension des dirigeants européens à commettre des impairs”.
L’“obsession” de Kallas “pour la Russie influence ses positions sur d’autres sujets”, observe Pérez.
En Europe, et plus largement en Occident, l’Espagne se distingue par une certaine cohérence diplomatique, condamnant tant les conflits en Ukraine qu’à Gaza ou en Iran.
Par ailleurs, si comme ses alliés européens Madrid n’avait pas reconnu l’indépendance des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, elle ne l’a pas non plus fait pour le Kosovo.
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