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Rodrigo Paz, chien de garde de Trump en Bolivie, doit partir ! Vive l’indomptable peuple bolivien !

vendredi 22 mai 2026 par URC

Nation fondatrice de l’Alliance bolivarienne (ALBA) avec Cuba et le Vénézuéla chaviste, le peuple bolivien a su, il y a 26 ans, transformer les grandes révoltes contre la privatisation de l’eau en un renversement électoral historique, qui a installé durablement à partir de 2005 un pouvoir anti-impérialiste et antilibéral, protecteur des richesses nationales et des peuples autochtones.

Dans ce contexte, la fragilisation du pouvoir après le départ d’Evo Morales sous la pression impérialiste en 2019 (malgré sa réélection à l’époque), a abouti il y a quelques mois au retour catastrophique aux affaires des classes les plus ultralibérales et les plus serviles vis-à-vis de l’impérialisme US, avec la victoire du “centriste” Rodrigo Paz.
Élu par défaut contre un candidat ouvertement fasciste en pleine ascension, il s’est montré, sans surprise, tout aussi terroriste dans les faits.

En Bolivie comme dans bien d’autres pays du globe, l’alliance de “l’extrême-centre” (Paz) et de l’extrême-droite se confirme donc dans les faits : le fascisme n’est qu’une modalité, la plus terroriste, du système capitaliste.

La rupture avec l’ALBA, les privatisations tous azimuts, y compris des terres, l’interdiction ô combien symbolique du drapeau Wiphala qui garantissait la protection des peuples autochtones et de la diversité culturelle du pays depuis Evo Morales : les provocations se multiplient contre un peuple qui avait conquis héroïquement depuis un quart de siècle des droits inestimables.

Sous l’impulsion de Trump, dans le sillage de présidents ultralibéraux fascistes comme Mileï en Argentine, le retour de la doctrine coloniale Monroe qui affirme que l’Amérique Latine appartient aux USA, a désormais les membres fondateurs de l’ALBA en ligne de mire.
L’enlèvement illégal de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores à Caracas en janvier, ainsi que leur détention illégale à ce jour, a visiblement inauguré une période d’offensive impérialiste multiforme.

Sous estimant comme souvent l’adversaire, ils pensent que la reprise en main d’un sous-continent indocile depuis les dures années de crise des années 90 se fera rapidement et sans embûches, et que les blocs de classes en lutte sont à bout de force.
Mais voilà, on ne revient pas aussi impunément en arrière, et tout ce qu’a réussi à faire le nouveau président, c’est à créer autour de La Paz le plus grand mouvement populaire, la plus grande grève générale bolivienne depuis des décennies.

Convergent autour de la capitale (mais aussi autour des autres grandes villes du pays) les fédérations paysannes, brutalisées par la privatisation illégale des terres offertes aux appétits nord-américains, les syndicats ouvriers et mineurs, les peuples autochtones victimes de nouvelles vagues de stigmatisations racistes de la part des élites blanches, les professeurs, de nombreux secteurs clé de l’économie écrasés par l’inflation dans le contexte international que l’on connaît.
Tous réclament la démission du président, ennemi déclaré du peuple, devenu totalement illégitime depuis les dernières élections locales où son camp s’est déjà écroulé (municipales et régionales il y a quelques semaines) parallèlement à la recrudescence fulgurante des partis progressistes et révolutionnaires.

Aujourd’hui, le peuple bolivien subit les violences directes de cette machination capitaliste. La suppression des subventions aux carburants oblige désormais la population à payer trois à quatre fois le prix de cette ressource essentielle au fonctionnement du pays et à la vie des travailleurs et travailleuses.
Les transporteurs dénoncent cette mesure ainsi que les conséquences liées à l’utilisation de carburants de moindre qualité, qui endommagent leurs véhicules. Par ailleurs, la facilitation de l’entrée de multinationales technologiques telles que Starlink et Amazon, sous couvert de fournir des services numériques et technologiques, apparaît comme une opération visant uniquement au pillage des ressources naturelles.

L’autorisation donnée au président de gouverner depuis l’étranger constitue une dérive complètement autoritaire, déconnectée de la réalité sociale et des missions fondamentales d’un chef d’État. De même, les réformes sur la propriété agraire, en autorisant la conversion de la petite propriété agricole en moyenne propriété, transforment la terre en un actif financier, menaçant directement les terres communautaires indigènes et les modes de production paysans traditionnels.

Enfin, la criminalisation des mouvements sociaux via un projet de loi contre les blocages routiers, le projet de privatisation des entreprises publiques et la recherche d’un accord avec le FMI viennent achever ce programme d’austérité et de régression sociale.

Le peuple bolivien, divers et uni, garde la mémoire de ses formes d’organisation et de ses conquêtes, malgré les menaces et la terrible répression policière et militaire qui n’a pas manqué de s’imposer.
La menace d’arrêter Evo Morales (voire de le tuer), figure révolutionnaire restée centrale pour le peuple et les travailleurs, est en soi l’aveu d’une faiblesse de la part du pouvoir.

Le peuple bolivien a également tiré les leçons du terrorisme d’Etat états-unien au Vénézuela.

Plusieurs milliers de militants campent devant la résidence d’Evo Morales pour protéger leur leader et l’aéroport de Chimoré qui est proche est occupé pour empêcher tout atterrissage.

Nous, communistes de l’URC, engagés dans la défense ferme des avancées historiques de la révolution bolivarienne dans le sous-continent, soutenons inconditionnellement la lutte révolutionnaire de ce peuple indomptable pour faire reculer le régime bourgeois ultralibéral vendu, jusqu’à la destitution et la restauration d’un pouvoir populaire conquérant !

   

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