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L’accompagnement des jeunes en mission locale ou l’apprentissage de la soumission
mercredi 27 mai 2026 par URC
Contexte :
Dès 1982 en créant les PAIO, le gouvernement socialiste de l’époque (Mitterrand) a fait des jeunes (16-20 ans révolu) des demandeurs d’emploi à part entière mais traités différemment.
Ces demandeurs d’emploi, jeunes, n’auront pas accès au droit commun, ni pour leur recherche d’emploi, ANPE, ni pour les soutenir dans le règlement de leurs difficultés sociales (Travailleurs sociaux de la Ville ou du Département).
Au contraire, on créée les missions locales qui doivent prendre tout en charge sans que les professionnels n’aient de véritable formation dans tel ou tel domaine. Les jeunes sont pris en charge, individuellement, par des professionnels couteau-suisse assez rouillé.
Une survie sous condition :
Ces jeunes sont suivis dans le cadre de dispositifs d’accompagnement. Le dernier en date se nomme le « Contrat d’Engagement Jeune », lequel s’étale de 6 à 18 mois et a pour but de trouver 1 emploi.
À la clé de cet accompagnement, et sous condition de justifier 15 à 20h d’activité/semaine, chaque jeune perçoit 1 rémunération mensuelle allant de 224.68 euros (16-17 ans) à 561.68 euros (18-25 ans).
Après 3 absences sans justificatif écrit, l’accompagnement CEJ s’arrête.
Est donc demandé à ces jeunes, en difficulté, en rupture avec le système scolaire, en recherche d’eux-mêmes, de se conformer strictement à des directives et injonctions et surtout de ne jamais contester.
À ces âges où certains se construisent en s’opposant, expriment leur légitimes révolte et colère, il faut qu’ils se conforment. C’est un dispositif supplémentaire des gouvernements Sarkozy et Macron de soumission de la jeunesse et, par ricochet, de la population, en ciblant, pour commencer, par les précaires.
Rappelons-nous des mots d’Henri Krazucki :
« Il n’y a pas de moyen de coercition plus violent des employeurs contre les employés que le chômage. »
Nous pourrions dire, il n’y a pas de moyen de coercition plus violent des gouvernements que le chômage et le saupoudrage de moyens minimaux de survie sous drastiques conditions d’obtention.
Depuis 2024, le gouvernement a décidé de fusionner France Travail, Mission Locale et Cap Emploi (suivi des personnes reconnues handicapées) dans le Réseau Pour l’Emploi.
Toujours les mêmes discours, nous recherchons l’efficience, toujours les mêmes buts, supprimer du personnel.
Les Missions Locales ont une baisse de subventions de l’Etat de 12%.

