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Présidentielle en Colombie : victoire (?) sur le fil du candidat pro-Trump - Beaucoup d’irrégularités
lundi 22 juin 2026 par Deny Extremera
Le président de la Colombie, Gustavo Petro, a dénoncé dimanche une probable ingérence du régime israélien dans le processus électoral destinée à modifier le résultat et à donner l’avantage au candidat d’extreme-droite Abelardo de la Espriella soutenu par les Etats-Unis grâce à la manipulation du système. Le candidat Iván Cepeda a contesté les résultats de 33 000 bureaux de vote.
Sur X, Petro a rappelé que le logiciel des frères Bautista avait été considéré comme vulnérable par le conseil d’Etat de 2018 qui avait déclaré qu’il devait être remplacé par un logiciel public. Il avait demandé à bon escient un audit du logiciel des frères Bautista mais le registraire ne l’a pas permis ».
Maintenant, à cause du ballotage, « nous avons la preuve d’un changement dans les adresses IP de plusieurs serveurs du registre national. Ceci signifie que le logiciel a été manipulé et que d’autres ont écrit des données pour des collèges électoraux , » a déclaré le président et il a conclut : « La seule entité dans le monde capable de faire cela est l’Etat d’Israël. »
Petro a confirmé les critiques qu’il avait faites à propos du décompte préliminaire exécuté par l’entreprise Thomas Greg & Sons, impliquée dans un scandale sur l’appel d’offres concernant l’élaboration des passeports.
Le président avait déclaré auparavant que le registraire national, Hernán Penagos, avait « constamment refusé de remettre le code fort qui était la condition de base de la transparence électorale. »
Et il a confirmé sa demande de « recompte de tous les bureaux de vote » et « un nouveau décompte de tous les bulletins avec une étude de la manipulation du logiciel électoral et des bureaux de vote qui en ont été affectés. »
Il a aussi appelé « au calme et à la mesure pour obtenir un dépouillement à fond et bien fait qui reflète la décision réelle des citoyens. »
« C’est le moment, avant de laisser la haine gagner, de chercher un dialogue national entre les courants politiques essentiels qui divisent la sociétécolombienne en deux, quel que soit le véritable résultat du scrutin. »
Ces dernier jours, le président de la Colombie avait dénoncé l’existence d’une stratégie internationale de désinformation destinée à porter atteinte à la réputation de son Gouvernement, coordonnée par des agents politiques étrangers et régionaux, dans le cadre de ce qu’on appelle l’Opération Ajax.
Des sources de la sécurité ont confirmé l’existence de cette stratégie ainsi que de deux autres stratégies interconnectées (le Projet Jupiter et le Honduras Gate) destinées à porter atteinte à l’image du président, de sa famille et des fonctionnaires de son Gouvernement dans un plan plus important visant les Gouvernements progressistes de la région.
Petro a dénoncé le fait que ces stratégies seraient liées à une « alliance internationale de l’extreme-droite » de laquelle feraient partie le premier ministre d’Israel, Benjamín Netanyahu, le président de l’Argentine, Javier Milei, et l’ancien président du Honduras, Juan Orlando Hernández, gracié par Donald Trump au milieu des élections honduriennes alors qu’il purgeait aux Etats-Unis une peine de prison pour trafic de drogues.
Rapport des témoins numériques.
Le bureau d’enregistrement met en ligne des formulaires E14 sans la signature des assesseurs.
Les résultats de ces bureaux de vote doivent être immédiatement contestés ; il est impératif que les formulaires E14 soient signés.
Tandis que De la Espriella proclamait sa victoire, il a reçu un appel de Donald Trump exprimant « son soutien et sa reconnaissance de notre victoire » et était félicité par l’axe de la droite du continent (Milei, Kast, Noboa, Marco Rubio, Flávio Bolsonaro y Santiago Peña) ainsi que par le dirigeant du parti d’extreme-droite Vox, Santiago Abascal, Petro appelait à « se battre pour la démocratie » et rappelait que « c’est le scrutin qui détermine celui qui sera président. »
« Ils s’empressent de se donner pour vainqueurs aujourd’hui parce qu’ils ont peur du dépouillement, » a souligné le chef de l’Etat colombien.
Et il a ajouté entre autres choses : « Les collèges électoraux sans la signature des assesseurs doivent être contestée immédiatement. Il n’est pas encore possible de savoir qui est le président et il y a beaucoup d’irrégularités. »
« J’obéis aux juges. Restez calmes, citoyens, s’il vous plaît. La réalité nous donne un pays divisé en deux et l’ingérence étrangère nous enlevant notre liberté, » at-t-il affirmé en évoquant le soutien reçu par De la Espriella de la part des présidents d’extreme-droite du continent.
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
Voir en ligne : https://www.telesurtv.net/petro-isr...

