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« L’ordre fondé sur les règles » démasqué : quand le Parrain de la mafia des mafias appelle La Haye
samedi 27 juin 2026 par Strategika51
La focalisation d’Hollywood sur la mafia italienne dans les années 1930, 1940, 1950 et 1960 cachait bien une guerre de perception et visait à divertir l’attention de l’opinion publique d’une autre véritable mafia, infiniment plus puissante et mieux structurée à côté de laquelle les mafias italiennes et la pègre irlandaise paraissaient insignifiantes mais commodes à pointer du doigt vu qu’elles occupaient le ras du plancher. C’était déjà une forme de guerre cognitive dirigée contre les populations des États-Unis bien avant les fabriques du clivage sociétal et des divisions idéologiques.
Les Douze Salopards
Le Procureur général de la Cour Pénale Internationale (CPI), Karim Khan, a révélé que lui-même, ses confrères juges et des responsables des Nations Unies avaient reçu des menaces directes de la part de douze (12) sénateurs américains, notamment une lettre les avertissant qu’il serait pris pour cible, lui et sa famille, s’il poursuivait des enquêtes liées à Israël.
Ces menaces directes et explicites ont été suivies de mesures punitives telles que des sanctions, le gel de comptes bancaires et des restrictions de voyage, que M. Khan a qualifiées d’usage extrêmement dangereux du pouvoir d’État visant à faire pression sur les institutions de justice internationale.
Sa révélation, faite à un moment où les travaux de la Cour font l’objet d’une attention accrue, souligne les tensions croissantes et surréalistes entre la CPI et Washington concernant la responsabilité des actes liés à Israël.
À noter que Karim Khan a d’abord fait l’objet des classiques accusations d’harcèlement sexuel, un modus operandi révélant une signature spécifique unique.
À ce point précis, nous traitons d’un sujet relatif au Milieu, à la pègre et au phénomènes mafieux. Inutile donc d’adopter un ton académique ou un style diplomatique car ces gens-là ne comprennent pas ces subtilités et ne comprennent que le staccato sec d’un Tommy Gun (de préférence un Colt modèle 1921A Thompson calibre 45), le chantage, le racket et la corruption.
À quoi bon prendre des gants avec des corrompus ?
La Cour Pénale Internationale a osé appliquer la loi de manière impartiale. Elle a eu l’audace de suggérer que le sable imprégné de sang de Gaza mériterait peut-être d’être examiné à la loupe par la justice pénale internationale, notamment en ce qui concerne les soupçons de génocide soulevés à l’ONU. Et pour cela, le pouvoir législatif américain a décidé de se comporter comme une organisation de racket.
Revenons un peu en arrière.
Pendant des décennies, la CPI a été une plaisanterie géopolitique aux yeux de l’élite de Washington, mais une plaisanterie utile. Lorsque la Cour inculpait un seigneur de guerre au Congo, un chef de milice au Darfour ou les fantômes des guerres des Balkans, les États-Unis applaudissaient poliment depuis la tribune. « Regardez ! », disaient-ils en sirotant leurs cafés au lait issus du « commerce équitable », « La responsabilité ! La justice ! L’ordre international fondé sur des règles ! »…
Une hyène ricane naturellement.
À l’époque, la CPI n’était pas un « tribunal fantoche ». C’était un outil utile pour mettre derrière les barreaux les « sauvages » qui ne servaient plus les intérêts des grandes puissances.
Les procureurs n’étaient pas menacés de gel de leurs avoirs ni d’interdiction de voyager lorsqu’ils exhumaient les fosses communes à Srebrenica.
Personne au Capitole n’a menacé de sanctionner les enfants de Fatou Bensouda lorsqu’elle enquêtait sur le programme de torture de la CIA (enfin, en réalité, ils l’ont fait, mais c’est un cauchemar qui fera peut-être l’objet d’un autre article).
Mais qu’en était-il de l’Afrique et des Balkans ?
Tout s’est déroulé sans encombre. Les personnes visées ne bénéficiaient pas du soutien de la machine de lobbying d’une superpuissance ; elles n’avaient d’autre perspective que les menottes et pour les durs à cuir, l’empoisonnement.
Mais ensuite, il y a eu Gaza.
Tout à coup, « l’ordre fondé sur des règles » n’est plus une question de lois, mais de loyauté.
Dès que le regard de la Justice s’est tourné vers le principal point chaud géopolitique du Moyen-Orient, le scénario du « Parrain » a commencé.
Les « Douze Salopards » n’ont pas adressé de mémoire juridique à la Cour. Trop ennuyeux, trop diplomatique. À la place, ils ont envoyé une lettre qui semble avoir été rédigée dans une arrière-salle enfumée de Las Vegas.
- « Si vous vous en prenez à Israël, nous nous en prendrons à vous. »
- « Vous êtes prévenus. »
Relisez bien cela. Ce n’est pas de la diplomatie internationale ; c’est de la subornation de témoins à l’échelle mondiale.
Ils menacent des juges, des procureurs et même les familles de hauts responsables de l’ONU.
Imaginez qu’un parrain de la mafia envoie un mot à un procureur en lui disant :
« Poursuivez mon capo et je m’en prendrai à tout votre commissariat ; au fait, je sais où vont vos enfants à l’école. »
Les autorités fédérales invoqueraient les lois RICO si vite que vous en auriez le tournis. Mais quand ce sont des sénateurs qui le font sur du papier à en-tête officiel, on appelle cela de la « surveillance ».
L’ironie est si palpable qu’on pourrait la couper à la lame d’une guillotine.
Les États-Unis ne sont même pas signataires du Statut de Rome. Ils ne reconnaissent pas la compétence de la Cour Pénale Internationale, mais ils recourent activement à des menaces sur le plan national pour paralyser une instance internationale qui enquête sur leur allié (en fait leur capo).
C’est comme, pour reprendre une scène d’un film noir, quitter un country club en claquant la porte, puis faire irruption dans le club-house pour menacer le barman parce qu’il a servi un verre à quelqu’un que vous n’appréciez pas.
La révélation de Khan selon laquelle ces menaces ont été proférées avant même que les sanctions ne soient officiellement annoncées constitue la preuve irréfutable. Il ne s’agissait pas d’une réaction à un verdict, mais d’une tactique d’intimidation préventive visant à étouffer une procédure judiciaire dans l’œuf.
C’est la mort d’une justice impartiale, assassinée au grand jour par un peloton d’exécution bipartisan.
Et parlons sans détours de ce double standard. Lorsque les dirigeants africains ont laissé entendre que la CPI était un outil néocolonialiste ciblant injustement le continent, les éditorialistes occidentaux ont levé les yeux au ciel et leur ont fait la leçon sur les « obligations souveraines » et la « lutte contre l’impunité » et tout le bla-bla-bla habituel visant à noyer le poisson.
Il s’avère que les sceptiques africains avaient raison, mais ils sont passés à côté d’une nuance.
La CPI n’est pas seulement un outil au service de l’État profond ayant pris en otage l’Occident ; c’est un outil destiné à punir les ennemis de cet orgre insatiable. Dès lors que l’on dépose une plainte contre un État client occidental doté de l’arme nucléaire, les « nobles » règles changent.
On ne reçoit pas de citation à comparaître ; on se retrouve face à un racket de protection.
Les Douze salopards ont fait de la Charte des Nations Unies leur papier toilette. Ils ont prouvé que la « responsabilité » n’est qu’un prétexte pour dominer les plus faibles. Ils n’ont pas hesité à dépouiller cette institution de tout semblant d’autorité morale et révélé la voyoucratie brute et hideuse qui se cache derrière.
Ces gens-là ne méritent aucun respect.
Voir en ligne : https://strategika510.com/2026/06/2...

