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Canicule : l’heure des comptes
mercredi 1er juillet 2026 par Disclose
Est-ce la chaleur écrasante qui l’a rendu si fébrile ? Ou l’aveu, plus profond, d’une capitulation politique ? Interrogé, jeudi dernier, sur l’impréparation de la France au réchauffement climatique, Emmanuel Macron a versé dans l’autopersuasion lorsqu’il a affirmé : « Il y a un gros travail qui a été fait ».
Le chef de l’État a salué « l’organisation du gouvernement » face à la canicule historique qui s’est abattue sur la France, neuf jours durant. Tout juste a-t-il regretté la baisse des crédits dédiés à la transition écologique — dans le cadre du Fonds vert, les subventions allouées aux collectivités ont été divisées par près de quatre en deux ans.
Mais plutôt que de remettre en cause son action à la tête de l’État, Emmanuel Macron explique ce recul par son absence de majorité au Parlement, qui aurait conduit à des « compromis [avec] certaines formations politiques ». En l’occurrence la droite et l’extrême droite. « Allez les voir pour leur demander pourquoi ils ont coupé ces fonds », a même osé le président de la République.
Pas besoin d’aller chercher si loin. C’est sous la pression d’Emmanuel Macron et de l’ancien ministre de l’industrie, Marc Ferracci, que le gouvernement a détourné plus de 300 millions d’euros de l’Agence de la transition écologique (Ademe), comme nous l’avons révélé il y a quelques jours. Le bénéficiaire de ce traitement de faveur ? Ineos, une firme pétrochimique spécialisée dans la fabrication de plastique, dont l’activité est directement responsable du réchauffement de l’atmosphère. Et donc, des bouleversements du climat.
Lire le dossier : le gouvernement détourne les aides de l’ademe pour financer l’un des plus gros pollueurs de france

