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Ukraine : Enfin, le taureau a chargé
mercredi 8 juillet 2026 par Scott Ritter
J’ai écrit cet article il y a plus de trois ans. Il résonne encore en moi aujourd’hui avec la même force qu’à l’époque où je l’ai rédigé. Aujourd’hui, l’Occident tout entier se réunit à Ankara, en Turquie, pour trouver de nouveaux moyens de repousser le taureau ukrainien dans une arène où l’issue est certaine : la mort pour le taureau, et le divertissement pour ceux qui l’incitent à se battre.
| Finalement, le taureau chargea, les cavaliers de tête se précipitèrent vers la barrière, le picador frappa trop en arrière, et le taureau se glissa sous le cheval, le souleva et le jeta sur son dos. Zurito observait la scène. Les monos, dans leurs chemises rouges, accouraient pour dégager le picador. Ce dernier, désormais debout, jurait et agitait les bras. Manuel et Hernandez se tenaient prêts, leurs capes à la main. Et le taureau, ce grand taureau noir, avec un cheval sur le dos, les sabots pendants, la bride prise dans ses cornes. Le taureau noir, avec un cheval sur le dos, titubant de ses courtes pattes, puis cambrant le cou et se soulevant, poussant, chargeant pour faire glisser le cheval, le cheval glissant le long de son dos. Puis le taureau se lança dans une charge fulgurante vers la cape que Manuel avait déployée pour lui. Ernest Hemingway, Les Nouvelles |
Enfin, le taureau chargea.
La contre-offensive ukrainienne tant attendue a enfin commencé. Après des mois d’angoisse et de spéculations, l’investissement occidental dans la puissance militaire ukrainienne a été mis en évidence aux yeux du monde entier : des milliards de dollars d’armement de pointe, puisés dans les stocks de l’OTAN, manœuvrés par des soldats ukrainiens formés par des instructeurs de l’OTAN, et dont les actions ont été façonnées par les services de renseignement de l’OTAN et dirigées par les planificateurs de l’OTAN. Qu’il n’y ait aucun doute : il s’agit d’une offensive de l’OTAN, triste reflet de la réalité selon laquelle ce qui était autrefois qualifié de simple conflit par procuration s’est transformé en bien plus encore — un combat direct de force contre force entre l’Occident collectif et la Russie.
Pour Anne Applebaum, cette offensive est une réponse à ses prières. L’historienne polono-américaine, lauréate du prix Pulitzer, appelle depuis un certain temps déjà à une telle action, un coup décisif porté par l’Occident dans son ensemble et l’Ukraine contre une Russie qu’elle qualifie d’autocratique et de dangereuse.
Les leçons de l’histoire ont été mises de côté au profit de sa soif fiévreuse de sang russe. Tuer des Russes, estime Applebaum, est le seul moyen pour l’Occident civilisé de montrer à la nation russe — autocrates et automates confondus — que le prix de l’hégémonie régionale est trop élevé pour que le peuple russe et son gouvernement puissent le supporter.
Dans un nouvel article qu’elle a rédigé pour The Atlantic, Applebaum — rédactrice attitrée de la revue — aborde des sujets dont elle n’a ni connaissance ni expérience, à savoir les opérations militaires, tant opérationnelles que psychologiques. En véritable dilettante, Applebaum multiplie les expressions à la mode comme si, en les couchant sur le papier, elle les rendait d’une certaine manière réelles et rendait possibles les stratagèmes qu’elles décrivent.
Applebaum est toutefois freinée par son incompétence en tant qu’analyste militaire et — peut-être plus important encore — par son ignorance totale du caractère du peuple russe, de ses dirigeants et de la nation qu’ils représentent collectivement. L’ignorance élégamment formulée est le point fort d’Applebaum, en particulier lorsqu’il s’agit de passer sous silence à la fois les causes et les conséquences d’un conflit qu’elle n’a cessé de promouvoir tout au long de sa vie d’adulte.
Traduction JP avec DeepL
Voir en ligne : https://scottritter.substack.com/p/...

