Accueil > Repères et Analyses > L’Iran sera-t-il une nouvelle « guerre sans fin » ?
L’Iran sera-t-il une nouvelle « guerre sans fin » ?
vendredi 24 juillet 2026 par John Mearsheimer / Chris Hedges
John Mearsheimer s’entretient avec Chris Hedges sur l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, la puissance militaire américaine et les issues possibles d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran.
L’administration Trump a entraîné les États-Unis dans un nouveau bourbier, à l’image de la guerre du Vietnam et des récentes guerres au Moyen-Orient, en entrant en guerre contre l’Iran.
Maintenant que le protocole d’accord (MOU) du 17 juin avec l’Iran est caduc, les États-Unis et l’Iran semblent enlisés dans une guerre de représailles où les États-Unis bombardent l’Iran et où l’Iran riposte contre les États-Unis et leurs alliés dans la région.
Alors que les États du Golfe, pris pour cibles par l’Iran, font pression sur le président Donald Trump pour qu’il mette fin aux attaques, et qu’une crise économique mondiale se profile, les États-Unis sont à court d’options et de temps.
Pour mieux comprendre l’équilibre des pouvoirs dans la région, la capacité militaire des États-Unis et les issues possibles de la guerre entre les États-Unis et l’Iran, Chris Hedges s’entretient avec le professeur John Mearsheimer dans cet épisode de The Chris Hedges Report.
Mearsheimer soutient que ce qui se passera dans la semaine à venir sera déterminant pour savoir s’il peut y avoir une résolution pacifique du conflit. À l’heure actuelle, l’Iran a l’avantage, et les États-Unis n’ont pas la capacité de mettre à exécution les menaces du président Donald Trump d’intensifier le conflit si l’Iran ne se plie pas à sa demande de capitulation.
Si les États-Unis décident d’intensifier le conflit, il existe alors un risque réel que, outre une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, le Yémen ferme le détroit de Bab-el-Mandeb, coupant ainsi les flux pétroliers alors que les réserves stratégiques s’amenuisent à travers le monde, ce qui pourrait déclencher une dépression mondiale.
Hedges et Mearsheimer évoquent les similitudes entre la guerre contre l’Iran et la guerre du Vietnam. Les dirigeants américains savaient très tôt qu’ils ne pouvaient pas gagner au Vietnam, mais ils ont tout de même continué à intensifier le conflit.
Il est probable que l’administration Trump sache qu’elle a échoué en Iran, mais qu’elle refuse de céder même si elle ne dispose d’aucune stratégie de sortie. Mearsheimer présente le protocole d’accord du 17 juin comme la première concession des États-Unis et déclare :
- « L’idée selon laquelle nous disposerions aujourd’hui d’un nouvel avantage sur les Iraniens, que nous n’avions pas lorsque nous avons signé le protocole d’accord du 17 juin, n’a absolument aucun sens. »
Hedges résume les voies possibles qui s’offrent aux États-Unis :
- « Premièrement, si les États-Unis continuent à attaquer les infrastructures, nous nous dirigeons vers une catastrophe humanitaire dans le Golfe. S’ils ne le font pas, cela laisse ouverte la possibilité d’un règlement négocié qui serait encore plus avantageux pour l’Iran que le protocole d’accord. »
Une lueur d’espoir, selon Mearsheimer, réside dans le fait que le président Trump a mis un terme cette semaine aux nouvelles attaques contre les infrastructures iraniennes, mais l’avenir reste incertain.
Traduction JP avec DeepL
Voir en ligne : https://consortiumnews.com/2026/07/...

