Le Manifeste

Le journal et les débats

Seul le journal et les articles signés « URC », reflètent l’avis de l’URC. Sinon les articles proposés sur ce site sont destinés à élargir notre champ de réflexion. Cela ne signifie donc pas forcément que nous approuvions la vision développée par les auteurs. L’utilisation des commentaires en fin d’article, permet à chacune et chacun de s’exprimer et de nourrir le débat démocratique.

Accueil |  Qui sommes-nous ? |  Rubriques |  Thèmes |  Cercle Manouchian : Université populaire |  Films |  Adhésion

Accueil > Voir aussi > Je ne vois aucun moyen fonctionnel de mettre fin à la guerre en Ukraine

Je ne vois aucun moyen fonctionnel de mettre fin à la guerre en Ukraine

mercredi 29 juillet 2026 par Ian Proud

Une paix durable en Ukraine : diplomatie, neutralité et limites de l’ordre actuel

Je ne vois aucun moyen fonctionnel de mettre fin à la guerre en Ukraine, au motif que l’OTAN et l’UE ont volé la souveraineté de leurs membres, refusent de parler à la Russie et voient que peu de leurs citoyens sont intéressés à faire la paix.

Dans un monde parfait, l’OTAN et la politique étrangère commune de l’UE cesseraient d’exister, mais cela n’arrivera pas dans la prochaine décennie.

Donc je prédis, qu’à un moment donné au cours de l’année prochaine, Zelensky sera évincé et, qu’à partir de 2027, le soutien aux partis traditionnels globalistes commencera à s’effriter à travers l’Europe quand les citoyens se rendront de plus en plus compte que leur prospérité et leur sécurité ont été vendues pour prolonger une guerre éternelle dont plus personne ne voudra.

La paix en Ukraine ne peut se produire que si l’Ukraine et la Russie acceptent de coexister sans guerre sous le système des Nations Unies. Cela ne signifie pas un état d’amitié entre les deux pays. Il est impossible d’imaginer cela de sitôt et il faudra une génération pour rétablir toute normalité dans leurs relations.

Cela signifierait plutôt un accord des deux parties pour régler les différends futurs par le dialogue et la diplomatie – une situation qui n’existe plus en Ukraine depuis 2015.

Les conditions fondamentales de la Russie pour la paix

Pour la Russie, il n’y aura pas d’accord de paix avec l’Ukraine jusqu’à ce que la question de son adhésion à l’OTAN soit définitivement et irrévocablement retirée de la table, avec une résolution sur le statut du Donbass et des protections pour l’utilisation de la langue russe pour ceux qui, en Ukraine, l’utilise comme première langue.

Le point de vue de l’Ukraine sur la sécurité

Pour l’Ukraine, la paix nécessiterait une assurance contre une future attaque russe et le soutien de l’Occident dans sa reconstruction économique.

La vision occidentale d’un accord potentiel

Le problème est que pour les dirigeants européens, un accord de paix [aux conditions russes] représenterait une défaite catastrophique. Après avoir passé des années à présenter l’Ukraine comme un élément central et essentiel de la famille de l’OTAN, un tel accord confirmerait que les efforts européens ont échoué, malgré des années à affirmer que les milliards investis dans la guerre finiront par aboutir.

Préoccupation stratégique fondamentale de la Russie

La neutralité ukrainienne va bien au-delà du rejet par l’Ukraine de son adhésion au bloc militaire.

Pour la Russie, le conflit ukrainien – et maintenant la guerre à grande échelle – a toujours consisté à nier le droit que s’octroie l’Occident d’imposer sa volonté par la force et la pression économique. Plus précisément, il s’agit d’empêcher l’expansion de l’OTAN jusqu’à la frontière russe, confirmant la position mainte fois répétée par la Russie qu’une telle expansion était inacceptable.

Beaucoup soutiennent que la Russie n’a pas le droit de décider quel pays peut ou ne peut pas rejoindre l’OTAN. Strictement parlant, c’est correct. Cependant, la Russie a le droit, en tant que nation souveraine, de déterminer ce qui constitue ses intérêts stratégiques fondamentaux.

Elle a décidé il y a des décennies que l’expansion de l’OTAN allait directement à l’encontre de ces intérêts et qu’elle serait prêt à se battre pour l’empêcher.

Bien entendu, l’Ukraine a également le droit souverain de choisir ses alliances, bien que la relation de la plupart des Ukrainiens avec l’OTAN ait été, au mieux, ambivalente. Même si chaque Ukrainien avait considéré l’adhésion à l’OTAN comme une priorité absolue – une situation qui n’a jamais existé – les préoccupations de sécurité de la Russie demeurent.

L’exigence de solutions négociées

La seule voie à suivre dans ces circonstances aurait été que l’Ukraine et la Russie négocient une résolution qui réponde aux préoccupations des deux parties, comme l’exige la Charte des Nations Unies. Sur cette base, la Russie et l’Ukraine ont eu des entretiens sur les aspirations de l’Ukraine à intégrer l’OTAN à plusieurs reprises après l’arrivée au pouvoir de Poutine. À chaque fois, la Russie a exprimé ses fortes objections.

Lorsque le président Poutine a rencontré le président ukrainien Iouchtchenko en février 2008, il a décrit l’escalade militaire potentielle entre la Russie et l’Ukraine dans le cadre d’un scénario d’adhésion à l’OTAN comme “horrible à dire et terrifiante à envisager”.

Puis les aspirations de l’Ukraine à intégrer l’OTAN ont en grande partie disparu sous la présidence de Ianoukovitch.

L’expansion de l’OTAN fut principalement motivée par les puissances occidentales, surtout les États-Unis, ce qui signifie que ce que l’Ukraine voulait ou ne voulait pas était largement accessoire. Même le président Porochenko fut initialement très prudent quant à l’adhésion à l’OTAN, notant qu’une majorité de citoyens ukrainiens n’y était pas favorable. Il n’a d’ailleurs pas mentionné l’OTAN lors de son discours d’investiture.

Ce n’est qu’à la fin du mois de novembre 2014 – près de trois mois après avoir assisté au sommet de l’OTAN au Pays de Galles et avec sa campagne militaire dans le Donbass qui s’est retournée contre lui et a entraîné la Russie plus profondément dans la lutte – qu’il a déclaré que l’Ukraine “allait reprendre de manière décisive son cours politique d’intégration dans le système de sécurité euro-atlantique”.

Un mois plus tard, Porochenko promulguait l’abrogation du statut de pays non-aligné de l’Ukraine, mettant en branle un programme de cinq à six ans pour que l’Ukraine respecte les normes de l’OTAN et promettant un référendum sur l’adhésion.

Zelensky a été élu en 2019 sur la promesse de ramener la paix avec la Russie. Il a également indiqué que toute future candidature à l’adhésion à l’OTAN nécessiterait un référendum.

À ce jour, aucun vote n’a jamais été soumis au peuple ukrainien sur l’adhésion à l’OTAN, bien qu’une majorité significative de la population restante en Ukraine inoccupée la soutiendrait probablement aujourd’hui.

Lire la suite ICI}}


Voir en ligne : https://thepeacemonger.substack.com...

   

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par les responsables.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.