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Lutte des classes, élections... et « Fascisme"
vendredi 14 août 2026 par Alain Chancogne
Franchement plus je parcours Facebook et plus je « m’inquiète » !
Le nécessaire besoin pour chacun de se reposer de cette canicule, de cette catastrophe des incendies, je peux le comprendre et que cela ne puisse pas conduire à de nombreux et larges débat.
Surtout que les réactions ou plutôt les absences de réaction de certains dirigeants vont bientôt faire passer pour des dingos ne respectant pas la trêve estivale, les Rol Tanguy et autres déclencheurs d’insurrections d’août 44....
Mon grain de sel
Je me permets une répétition de mise en garde.
Attention à tout ce qui va consister à ce que mai 2027 se résume au slogan 2024,
"le fascisme ne passera pas ».
Je suis de ceux, d’ailleurs, qui s’interroge sur cette utilisation du terme "fasciste"...
Dans les années 30 la bourgeoisie en a eu besoin pour stopper une pandémie de virus rouge de Lutte des classes, apparu en novembre 17, de gouvernances du type fascisme italien, nazisme, franquisme...
Malheureusement aujourd’hui le capitalisme n’est pas saisi de frayeur devant l’irrésistible propagation des idées marxistes...
Et nous ne sommes plus dans la crise du capitalisme des années 30.
La bourgeoisie a besoin partout dans le monde, de gérants de ses intérêts, en capacité d’endiguer la baisse du taux de profit qui conduit le Système à une asphyxie, une agonie exigeant palliatifs, soins intensifs, qui impliquent une violence de Classe, un tsunami de régression sociale, démocratique sans précédent, un climat propre au confinement des masses, à la recherche d’une sorte de, "cessez le feu", de compromis, de moindre mal, etc, etc...
Tout ce qui peut inconsciemment de notre part, sembler vouloir dresser une barricade contre le "pire" à nos portes, ne permet pas une lutte idéologique à la hauteur des enjeux et permettant d’expliquer que pour poursuivre et aggraver nos conditions de vie, le Capital à objectivement besoin de campagne avec épouvantails.
Je caricature : ni les descendants d’Hitler, ni les violents irresponsables provocateurs de soutiens au terrorisme,
Qu’au café du commerce et en se rendant dans les bureaux de vote, on discute genre
"Soyons réalistes, voyons ! "
Le monde d’aujourd’hui ne permet pas d’aventure isolé dans le cadre de la mondialisation...
Les « extrêmes" au pouvoir isoleraient notre pays, etc ,etc...
Et là dessus, un peu le bon jargon du crétinisme économiste.
Hier sur BFM des gens beaucoup plus capables que nous de comprendre l’économie, nous ont expliqué que les marchés financiers, l’Europe,ont le pouvoir de nous mettre à genoux.
Nos blés sont sous la grêle il nous faut sans faire les délicats nous servir des parapluies du Consensus républicain, social, écologique.
Après tout, MM Cazeneuve, Philippe, Attal, Faure, Glucksman et M. Roussel, (qui est un communiste qui n’a rien à voir avec Marchais) [1], des syndicats responsables, un Medef compréhensif, ça nous sauvera du chaos et des bagarres de rue.
Après tout, au-delà de notre place dans la société nous sommes tous attacher à l’avenir de la France...
Dans le monde il y a pire que nous voyons » !
Pour être encore plus clair et provocateur.
Les défilés " Lucie a Matignon", " on a gagné","on a barré la route au fascisme » ( y compris en sauvant la Borne du flingage des régimes retraites, le Darmanin et autres macroniens de la période mutilation des Gilets jaunes), nos 30 pour cent d’électeurs, ça oblige Macron a ouvrir les yeux.
Et les patrons à ouvrir leurs coffres...
Ils savent que s’il refuse, on ne va pas baisser les bras.
Sans aller quand même jusqu’à jouer aux anciens combattants style front populaire 36, en ajoutant du bordel au bordel.
C’est pourquoi très franchement tout ce qui, dans cette période, est une expression que je peux comprendre et approuver concernant la nocivité du " fascisme ", qui ne peut pas être l’élément clé, mobilisateur de notre classe pour un futur d’émancipation.
À condition que nous ayons l’entêtement courageux de planter le décor de ce qu’est aujourd’hui la guerre des Classes.
Ce combat ne se mènera pas avec ce que Lénine dénonçait comme étant de la simple " citationnite ", c’est-à-dire un souci légitime de rappeler ce que Marx Engels Lénine et autres ont pu développer comme repères pour que se renforce l’intelligence collective.
Mais en posant toutes les cartes sur la table, si on veut la renverser, en exposant notre conviction révolutionnaire à des confrontations sans concession.
De toute façon ce sont les masses qui font l’Histoire.
Pour qu’elle ne soit pas le dernier chapitre de la Vie en Société de Paix, justice et Libertés,
ne la laissons pas désormais face à ceux qui lui racontent "des histoires » en lui faisant croire qu’après tout, la défaite de Le Pen face au moindre mal Édouard Philippe, cela permettra de continuer à chanter l’internationale, dans les congrès de partis de gauche, chez soi et de temps en temps dans la rue, si du moins les préfets de police autorisent nos marches trimestrielles inter syndicales de défoulement.
[1] D’ailleurs on devrait attaquer le PCF en justice pour usurpation de titre !(JP)

