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Deux révolutions majeures en Algérie en un Weekend
lundi 31 août 2026 par Strategika51
Parlons de deux événements qui se sont produits ce week-end. Aucun des deux n’a fait la une des journaux occidentaux. Aucun n’a suscité une avalanche de déclarations de l’ONU. Mais tous deux marquent un tournant radical dans la position de l’Algérie : à l’extérieur, au Sahel, et à l’intérieur, au sein de son propre système judiciaire.
Première révolution : des avions de combat Su-30MKA au-dessus de Niamey
Le matin du 30 août 2026, quatre avions de chasse algériens Sukhoi Su-30MKA ont atterri à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Ils étaient accompagnés d’un avion ravitailleur Il-78 et d’un avion de transport militaire Il-76. Le Premier ministre du Niger, Ali Mahamane Lamine Zeine, les attendait sur le tarmac pour les accueillir.
Il ne s’agissait pas d’un exercice militaire de routine.
Ce déploiement faisait suite à une demande officielle de Niamey. À peine 48 heures auparavant, dans la nuit du 28 au 29 août 2026, une mutinerie avait éclaté à la base aérienne 101, dans la capitale.
Les soldats mutins ont pris le contrôle de certaines parties de la base, ont ouvert le feu sur des cibles stratégiques, notamment le palais présidentiel et la chaîne de télévision publique, et ont déclenché près de 24 heures de combats intenses.
Les forces loyalistes, soutenues par le Corps africain russe — dont le quartier général se trouve précisément dans cette base —, ont fini par réprimer la rébellion. Des dizaines de personnes ont été tuées ou arrêtées.
Il s’agit du tout premier déploiement d’avions de combat algériens hors des frontières nationales dans le cadre d’une mission de soutien militaire à un pays voisin. L’amendement constitutionnel de 2020 a doté l’armée algérienne du cadre juridique nécessaire pour mener des opérations à l’étranger.
Ce week-end, ce cadre est devenu une réalité opérationnelle.
Deuxièmement, le message sous-jacent est sans équivoque. La mutinerie n’était pas seulement une affaire interne au Niger. Des sources régionales font état de l’implication de forces hostiles : le réseau du commandant libyen Khalifa Haftar, des acteurs tchadiens et, derrière eux, les Émirats Arabes Unis et d’autres acteurs du Golfe.
L’Algérie fait savoir, de la manière la plus concrète qui soit, qu’elle ne tolérera pas de déstabilisation par des intermédiaires sur son flanc sud. Il ne s’agit pas d’un geste isolé. Le 9 août, l’Algérie avait déjà livré quatre hélicoptères — deux hélicoptères d’attaque Mi-24V et deux hélicoptères de transport Mi-171 — au Niger.
Le message : l’Algérie est de retour sur la scène sahélienne. Non pas en tant que médiateur, mais en tant que garant prêt à intervenir militairement.
Révolution numéro 2 : le retour de la peine de mort effective
Après une semaine marquée par les pires incendies de forêts de l’histoire de l’Algérie, notamment en termes de pertes en vies humaines, les autorités algériennes viennent de décider du retour effectif de la peine de mort. La décision de réviser le Code pénal à cet effet a été prise le 30 août 2026, soit le même jour où des avions de combat ont été envoyés au Niger.
L’Algérie n’a procédé à aucune exécution depuis 1993. La peine de mort restait en vigueur — les tribunaux continuaient de prononcer des condamnations —, mais les exécutions étaient suspendues en vertu d’un moratoire de facto. L’Algérie avait même coparrainé des résolutions de l’ONU appelant à un moratoire universel sur les exécutions.
Ce moratoire est désormais de fait caduc.
L’Algérie rompt avec trois décennies de retenue durant laquelle elle a subi toutes les formes de délinquance de masse et la criminalité. Elle rompt avec ses propres engagements internationaux. Elle fait savoir à son opinion publique — et au monde entier — que le monopole de l’État sur la violence inclura désormais la sanction ultime.
Deux révolutions, un week-end. L’une vers l’extérieur, l’autre vers l’intérieur.
Sur le plan extérieur, l’Algérie projette pour la première fois de son histoire moderne sa puissance au-delà de ses frontières. La présence des Su-30MKA au-dessus de Niamey est une déclaration : Alger ne restera pas les bras croisés tandis que le Sahel brûle et que des mandataires étrangers manœuvrent.
Elle a la volonté, la capacité et l’autorité constitutionnelle d’agir.
Sur le plan intérieur, l’Algérie réaffirme le pouvoir coercitif de l’État dans les termes les plus absolus. Après 33 ans de retenue, la peine de mort fait son retour — non pas comme une possibilité théorique, mais comme une promesse d’exécution.
Le Sahel vient d’avoir un nouveau shérif. Et les criminels algériens viennent de se voir attribuer une nouvelle date pour monter à la potence.
La question qui se pose aux analystes, aux diplomates et aux observateurs régionaux est simple : quelle sera la suite ?
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