Le Manifeste

Un point de vue communiste sur l’actualité nationale et internationale

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Bulletin entreprise n°1

Déclaration de l’URC contre les licenciements

jeudi 24 avril 2025 par URC

La vague de licenciements actuelle (plus de 60 000 en 2024, sans compter les suppressions indirectes) et les menaces sur l’emploi (300 000 !) mettent en péril l’avenir de milliers de travailleurs et de leur famille. Dans le même temps, la France qui se dit en crise économique est en réalité la championne d’Europe en matière de dividendes reversées aux actionnaires : en 2024, uniquement pour les entreprises du CAC 40, il y a eu 100 milliards d’€ de dividendes ! On n’en était qu’à 46 milliards en 2017. (…)
Les premiers à subir ces vagues de licenciements massifs sont les intérimaires. Une lame de fond qui va aggraver la situation économique du pays, avec des conséquences évidentes sur les budgets de l’État, qui se traduiront par une diminution des services publics, des réductions encore plus drastiques des aides sociales et des répercussions sur la population en matière de santé, de sécurité ou autre.
Ce n’est pas au patronat de décider du présent et du futur des salariés, ceux-là même qui les enrichissent d’année en année, il faut en être conscient !

L’URC soulève l’URGENCE d’appeler à l’unité de tous les travailleurs du public comme du privé, embauchés, statutaires et précaires, et d’appeler à s’organiser pour construire un vrai rapport de force, dans toutes les entreprises et partout en France. Sans une mobilisation unitaire des travailleurs, nous serons confrontés à une catastrophe sociale. (...)

Cette « crise » n’est pas une fatalité, c’est simplement une crise de valorisation du capital qui préfère détruire des emplois pour rétablir son taux de profit ! Ne les laissons-pas faire ! (...)Syndicats, salariés, précaires, chômeurs et citoyens solidaires, nous devons dépasser nos divisions et prendre conscience que nous avons un ennemi commun. (...)

L’heure n’est pas à organiser des conclaves avec le patronat et le gouvernement. (...)

Seule la grève générale peut nous permettre d’exiger immédiatement :

  • • La nationalisation des secteurs essentiels de l’outil de production(...)
  • • La suppression de la réforme des retraites

Le temps n’est pas à la résignation, il faut résister et combattre la casse sociale capitaliste ! Unis, nous sommes invincibles !

L’URC appelle à s’unir sur ces revendications, d’organiser les travailleurs, les privés d’emploi, les retraités et les jeunes à afin d’entrer immédiatement dans la lutte(...)

L’URC se rendra disponible pour tous les travailleurs en lutte contre la perte de leur emploi et à aider à ce que la résistance ouvrière fleurisse !

L’emploi dans le secteur industriel, zoom sur l’entreprise Cargill dans le Nord

Le Groupe Cargill est une multinationale états-unienne et qui est l’une des plus grande entreprise privée au monde. Cargill est implanté sur tous les continents, présent dans 70 pays et qui emploie 160 milles salariés. Le groupe Cargill est l’un des plus grands négociant de céréales au monde. L’entreprise est détenue par les familles Cargill et MacMillan depuis 150 ans. Selon Forbes, le clan Cargill-McMillan compte au total 14 milliardaires, soit plus que toute autre famille dans le monde.
Selon l’indice Bloomberg Billionaires Index, la richesse totale de la famille s’élève à 65,2 milliards d’USD en 2023, qui ferait d’elle la 8ème plus riche famille dans le monde.

Cargill opère principalement dans le secteur agricole, de la production en passant par le négoce et la transformation et distribue même ses propres services financiers. Cargill a germé au début du siècle lors du développement de l’Amérique en s’appuyant sur les besoins agricoles de la population. L’empire Cargill commence dans le négoce des céréales en Amérique, ensuite Cargill se lance dans la conquête du monde après la seconde guerre mondiale.

La famille Cargill achète une multitude d’entreprises dans le monde afin de diversifier ses activités et occuper une place stratégique à chaque étape de la production et de la transformation alimentaire. En quelques décennies, Cargill devient un acteur majeur sur la scène internationale et s’empare des parts de marcher dans le monde entier, notamment dans les pays émergeant comme le Brésil, l’Inde ou la Chine, en s’accaparant leurs champs et lui permettant au passage une présence universelle dans les champs du monde entier.

Cargill fait partie des 4 grands acteurs de négoce et de transport des céréales mondiale, connu sous le nom de l’ABCD : ADM, BUNGE, CARGILL et LDC (Louis Dreyfus Companie). Capable à eux 4 de créer une famine à l’échelle mondiale ! Cargill reste le mastodonte des 4 avec un chiffre d’affaires de 165 milliards de dollars en 2022, provenant de son développement dans divers production agricole industrielle, comme le blé, le maïs, le soja, l’huile de palme, le cacao transporté dans le monde entier grâce à sa propre flotte composée de 600 cargos, stocké dans ses propres silos et transformé dans ses propres usines.

Céréales, produits végétaux, nutrition animal, bio-industrie, produit pharmaceutique, ingrédients destinés à la beauté, viandes et volailles, allant jusqu’aux services financiers et la production et la spéculation de l’électricité, Cargill est partout, ce qui lui permet de contrôler les prix partout dans le monde.

Cargill Haubourdin dans le Nord

L’usine de Cargill dans la ville d’Haubourdin est une unité de production et de transformation de l’amidon de maïs, avec une capacité journalière de 1200 tonnes de maïs.

Ce site existant depuis 1856, et qui fut au XXme siècle pendant près de 70 ans la Socit des Produits du Maïs - a d’abord appartenu à partir des annes 1980 au numro 1 europen de lamidon Cerestar (alors contrôlé par la famille italienne Agnelli), avant d’être racheté par Cargill en 2002.

Le site de Cargill Haubourdin a malheureusement suivit la stratégie économique capitalistique mise en place dans de très nombreuses entreprises partout en France et qui a comme logique d’utiliser ses salariés comme étant la variable d’ajustement financier. Cargill, comme les propriétaires actionnaires précédents de l’usine ont diminué petit à petit la masse salariale, sans diminuer la production et en augmentant toujours plus leurs profits. La courbe ci-dessous représente le nombre de salariés de l’usine Cargill d’Haubourdin depuis les années 70 et qui est le constat amer d’une la stratégie appliquée dans de très nombreuses entreprises partout en France

Depuis la chute de l’URSS et la fin du socialisme réel, les capitalistes et leur gouvernement n’ont eu de cesse de multiplier les attaques contre les conquis que les travailleurs avaient pu arracher en France comme dans le reste des pays occidentaux.

Pour justifier ces attaques, les idéologues du patronat français n’ont eu de cesse - particulièrement depuis les années 80 et le « tournant de la rigueur » - de nous parler du « coût du travail ».

Le Capital pèse sur nos emplois et estomacs

Depuis la chute de l’URSS et la fin du socialisme réel, les capitalistes et leur gouvernement n’ont eu de cesse de multiplier les attaques contre les conquis que les travailleurs avaient pu arracher en France comme dans le reste des pays occidentaux.
Pour justifier ces attaques, les idéologues du patronat français n’ont eu de cesse - particulièrement depuis les années 80 et le « tournant de la rigueur » - de nous parler du « coût du travail ».

Les attaques contre nos salaires se matérialisent sous deux aspects principaux :

  • ● La fin de l’échelle mobile des salaires (1982), l’indexation des salaires sur l’augmentation du coût de la vie, a fait chuter de 10% la part de la richesse créée qui revient au travail entre 1983 et 2023.
  • ● Les multiples dispositifs d’exonération de cotisation sociales et l’introduction de la Contribution Sociale Généralisée (1991) a permis au patronat de se désengager de 34% à 4% du financement de notre protection sociale et au gouvernement d’attaquer l’ensemble des branches : maladie, retraite, accidents de travail, chômage.

Ces deux attaques cumulées représentent un transfert du capital au travail, c’est-à-dire de nos poches à celle du patronat, de plus de 1 000 milliards en quarante ans.

Non content de rémunérer toujours moins le travail, les capitalistes redoublent d’ingéniosité pour retirer toujours plus de notre travail. Entre 1980 et 2022, la productivité du travail a augmenté en moyenne de 2.5%. Cette hausse est en partie du au progrès technologique mais également à l’intensification du travail qui résulte de l’explosion des emplois précaires, dont la part sur la même période a doublé, notamment de l’intérim qui réduit grandement les « temps morts » dans la production et réduit le travail à un besoin de main d’œuvre.
Pour le patronat, c’est tout bénéfique : augmentation de la productivité et sous-traitance des accidents au travail en recourant à des entreprises de travail temporaire. Pour rappel, les travailleurs intérimaires sont deux fois plus victimes d’accidents au travail que le reste des travailleurs !

Sous-prétexte d’une lutte contre le chômage dont il est le seul responsable avec la casse des industries, le patronat réclame toujours plus d’emplois subventionnés. Les jeunes sont particulièrement visés avec l’apprentissage qui a triplé entre 2019 et 2023 (et qui pouvait expliqué selon l’INSEE près d’un tiers de la baisse du chômage) et les contrats Parcours Emploi Compétence qui prévoit une rémunération entre 43% et 78% du SMIC.

De la même manière, les gouvernements successifs de droite comme de gauche mènent, depuis 40 ans, une seule politique pour faire reculer le chômage : multiplier les contrats atypiques. Depuis l’apparition des contrats de Travaux d’Utilité Collectives en 1984 transformés en Contrat Emploi Solidarité en 1990 puis en Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi en 2005, leur nombre n’a cessé d’augmenter dans le secteur non marchand concurrençant ainsi le statut de la fonction publique.

Pire, avec la loi dite du « plein-emploi », le gouvernement Macron entend imposer l’idée qu’il ne pourrait y avoir de lutte contre le chômage de longue durée sans une remis en question totale des conquis sociaux à l’image de la mise au travail/bénévolat forcée des travailleurs allocataires du chômage et du RSA.

Pour l’URC, l’heure n’est plus aux négociations avec un patronat qui affame les travailleurs seuls producteurs des richesses mais bien à la construction d’une lutte résolue à « tout leur reprendre » !

Déclaration Déclaration de l’URC à l’occasion du 28 Avril ,
journée mondiale de la santé au travail
Hier comme aujourd’hui :


Au travail : le capital tue, solidarité avec les salariés de Total !

50 ans, c’est le temps qu’il aura fallu pour que l’amiante - reconnu comme produit cancérigène depuis les années 40 - soit définitivement interdite (1996) et que les travailleurs y ayant été exposés puissent avoir une maigre compensation par des dispositifs de retraite anticipée (1998). Entre-temps ce sont au moins 200 000 travailleurs qui en ont été les victimes faute de politiques de prévention et de protection.

A l’instar du téflon, l’amiante n’est pas un cas isolé : pour ses profits, le patronat est prêt à sacrifier les travailleurs et le vivant !

Face à cette politique mortifère, les travailleurs ne restent pas les bras croisés et se défendent avec leur syndicat comme à Total où la CGT a décidé de porter plainte contre la société pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui

Ce dépôt de plainte est le résultat de plusieurs années de combats en interne pour que Total reconnaisse exposer les salariés à des produits cancérigènes et plus particulièrement au Benzène. Se heurtant à l’avidité du capital, quatorze salariés ont décidé de porter une plainte collective.

L’URC salue leur courage et sera à leurs côtés, par tous les moyens qu’ils jugeront nécessaires, pour qu’une condamnation exemplaire soit prononcée et que Total soit dans l’obligation de protéger l’intégrité physique et morale des salariés qui est, rappelons-le, un devoir inscrit dans le code du travail !

En 2023, la sécurité sociale a publié son rapport annuel qui recense plus de 910 000 accidents au travail dont 1091 mortels ! Le nombre de décès liés à des maladies professionnelles est de 196 soit un sinistre total de 1287 victimes du capital !

A l’occasion de la journée mondiale pour la santé au travail, l’URC appuie la légitime revendication des organisations syndicales du retour des Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) pour que les élus puissent agir concrètement contre les accidents.

Nous le disons aussi haut et fort : il faut nous débarrasser des rapaces capitalistes qui font des hommes des machines interchangeables sans aucune considération pour la vie humaine et la planète !

En ce jour de lutte et de mémoire pour les nôtres tombés sur l’autel du profit, rappelons nous les mots de Marx : « la libération des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » !

   

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