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De la torture à la mémoire : Bismarck Martínez, symbole de la victoire sandiniste contre le terrorisme
lundi 30 juin 2025 par André Fadda
Sept ans après son assassinat par des groupes fascistes soutenus par les États-Unis, lors de la tentative de déstabilisation de 2018, la ville de Jinotepe, département de Carazo, au Nicaragua, a rendu hommage à Bismarck Martínez, militant sandiniste dont le sacrifice reste gravé dans la mémoire collective nicaraguayenne.
Le 29 juin 2018, ce militant engagé fut enlevé à un check-point improvisé par des terroristes opposés au gouvernement légitime. Séquestré dans l’enceinte du Colegio San José, il y subit un martyre. Des scènes de torture furent filmées par ses bourreaux eux-mêmes avant d’être exécuté.
Ces images, diffusées comme un trophée par les putschistes firent le tour du pays, révélant l’extrême violence des factions qui tentèrent alors de renverser l’ordre constitutionnel.
Sa famille endura des mois d’angoisse avant que son corps ne soit finalement découvert en mai 2019 près du stade municipal de baseball, lieu qui accueille désormais un monument à sa mémoire. Lors de la cérémonie d’hommage, des centaines de sandinistes ont déposé des fleurs et brandi des portraits du "camarade Bismarck", transformant ce lieu de douleur en symbole de résistance antifasciste.
En reconnaissance à son sacrifice, l’État nicaraguayen a créé le programme de logements sociaux "Bismarck Martínez", offrant des terrains et des habitations à des milliers de familles modestes dans tout le pays.
Son nom représente désormais la victoire du peuple sur le terrorisme.
Le martyr de Bismarck Martínez reste ainsi un rappel des dangers du fascisme et de la résilience sandiniste.
Rappel des faits
Les médias occidentaux ont qualifié les événements de 2018 au Nicaragua de « soulèvement pacifique », mais il s’agissait en réalité d’une tentative de coup d’État orchestrée par les États-Unis et l’Union européenne, inspirée des « révolutions orange » comme le Maïdan en Ukraine en 2014.
Cette tentative de déstabilisation s’appuyait sur une alliance hétéroclite : la droite et l’extrême droite, le grand patronat, une partie de l’Église catholique, et d’anciens sandinistes issus de l’oligarchie, toujours en quête de revanche après leur échec à vouloir entraîner le FSLN vers la social-démocratie au milieu des années 1990.
Toute cette contrerévolution était à la botte de l’ambassade étatsunienne à Managua. Les archives de Wikileaks l’établissent. Pour alimenter le chaos, les sandinistes renégats du MRS, des anciens somozistes et des groupes criminels furent activement mobilisés, répandant violence et haine à travers le pays.
Ce scénario putschiste bénéficiait d’un financement massif acheminé par des ONG créées spécialement à cet effet, recevant des dizaines de millions de dollars d’agences étatsuniennes comme l’USAID et la NED, ainsi que de divers organismes espagnols et européens.
Cependant, l’armée et la police nicaraguayennes, profondément attachées aux acquis de la Révolution populaire sandiniste et aux valeurs anti-impérialistes, résistèrent à ces manœuvres. Les trois mois de troubles qui suivirent firent plus de 220 victimes nicaraguayennes, en majorité des militants et sympathisants sandinistes.
Si cette tentative de coup d’État fut finalement battue en brèche, les pressions internationales persistent.
Aujourd’hui encore, les États-Unis et l’Union européenne continuent leurs efforts pour déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu du Nicaragua, ignorant délibérément la volonté populaire exprimée dans les urnes. À cette campagne permanente participe activement une certaine « gauche » bien-pensante, mélange de sociaux-libéraux, de sociaux-démocrates et de trotskystes en perdition, faisant ainsi le jeu de l’impérialisme et de ses vassaux.
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