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En direct du Dombass
lundi 11 août 2025 par André Fadda
La semaine dernière a marqué un nouveau chapitre dans notre combat internationaliste.
Une délégation de militants venus de plusieurs pays (Italie, Pays Basque, Allemagne, Mexique, France) a sillonné les territoires libérés du Donbass et de Novorossia, portant la solidarité là où l’Occident envoie ses drones et ses missiles. Sous la menace constante des frappes terroristes du régime de Kiev, armé jusqu’aux dents par l’OTAN, les pays occidentaux et les États-Unis, nous avons maintenu notre ferme objectif de ne pas abandonner les peuples qui se battent pour leur droit à l’autodétermination.
Depuis dix ans, la Caravane Antifasciste traverse inlassablement les régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporozhie dans le but d’apporter une aide vitale aux populations martyrisées, recueillir les preuves des exactions et crimes de guerre ukrainiens, et briser le silence médiatique imposé par les puissances occidentales. Chaque colis distribué, chaque témoignage enregistré est un acte de résistance face à la machine de propagande occidentale.
Notre première étape nous a conduits à Gorlovka, ville au nord de Donetsk devenue symbole de résistance et dignité. Ici, loin des projecteurs médiatiques occidentaux, la vie continue malgré les attaques quotidiennes. L’armée russe ayant fortement progressé sur le terrain, la ligne de front s’éloigne de la ville. Les canons Caesar français et les HIMARS états-uniens ont laissé place aux drones kamikaze ukrainiens, mais la terreur reste la même. Nous avons dû adopter des mesures de sécurité extrêmes, arrivant sans prévenir dans une ville où chaque déplacement peut devenir un piège mortel.
Mais notre devoir est plus fort que la peur.
C’est dans ce contexte que nous avons visité la Maison des enfants de Shakhtyorsky, un internat pour enfants handicapés mentaux qui porte les traces de la cruauté du régime de Kiev. En 2014, les bataillons néonazis ukrainiens ont chassé ces enfants "inférieurs et indésirables" comme on chasse du bétail.
90 enfants et adolescents, condamnés à vivre éternellement enfants dans des corps d’adultes vivent ici, dans un établissement des années 70 qui tient debout grâce à l’aide russe et au dévouement d’employés héroïques comme la directrice Ludmilla Petrova.
Le récit d’Andrei Alexey, âgé de 22 ans, expulsé par les fascistes ukrainiens, parcourant, avec deux autres enfants, 300 km sous les bombes pour retrouver l’internat qu’il considere comme son foyer, résume à lui seul l’horreur de cette guerre : "C’était ma maison", nous a-t-il simplement déclaré.
Alors que Von der Layen, Macron, Mertz Trump, et les autres, envoient des milliards pour armer les bourreaux, nous apportons du matériel scolaire, des médicaments et de l’espoir. Chaque sourire arraché à la guerre est une victoire.


