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Capitalistes militaro-industriels : hier ils produisaient pour les nazis aujourd’hui ils produisent pour les sionistes.
dimanche 17 août 2025 par Transmis par BD
Pour ceux qui s’étonnent de constater que les entreprises d’armements occidentales soutiennent Tel Aviv dans ses entreprises génocidaires, il faut savoir que cela leur procure d’énormes profits et que le génocide et le fascisme n’ont jamais provoqué de scrupules chez les industriels de l’armement, comme le montrent ces exemples tirés de la période nazie ...et qui sont donc simplement poursuivis jusqu’à aujourd’hui dans la même logique, en particulier dans l’agression contre Gaza, le Liban, la Syrie, le Yemen, l’Iran, la Libye, le Soudan, le Congo, l’Ukraine, etc, etc, etc. En période de crise systémique, pouvoir réduire le "coût du travail" comme ils disent, à presque zéro en profitant de la "militarisation", de l’idéologie raciste et de la terreur, c’est l’objectif naturel de tout "entrepreneur" privé.
| Le rôle du grand père et père des deux présidents Bush dans les profits tirés des prisonniers du camp de concentration d’Auschwitz. Un profit qui a créé la base de la fortune de la dynastie : http://mai68.org/spip/spip.php?article8537 |
Le rôle de Ford et General Motors dans la production d’armes avec des prisonniers pour le 3e Reich pendant la Seconde Guerre mondiale :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les usines Ford de Cologne, de Berlin-Johannisthal (de la société Ambi-Budd), d’Amsterdam aux Pays-Bas et de Poissy en France (de Ford SAF et son sous-traitant la Société des Usines Chausson de Gennevilliers ) ont produit de nombreux véhicules pour la Wehrmacht, notamment des camions (Ford type B/V 3000), des voitures militaires Einheits-PKW et des camions semi-chenillés « Maultier ».
En 1942, Ford doit arrêter la production de voitures particulières pour se consacrer à celle de camions pour la Wehrmacht. En 1942, les registres de l’entreprise mentionnent que l’entreprise utilise 25 % de travailleurs forcés étrangers, soit 1.000 ouvriers mais en 1943, cette proportion passe à 50 %, soit 2.500 ouvriers. Ford payait aux S.S. 6 Reichsmarks par jour pour les ouvriers qualifiés et 4 Reichsmarks pour les ouvriers non qualifiés.
Robert Hans Schmidt, Président de Ford Werke pendant la Seconde Guerre mondiale a utilisé des travailleurs étrangers d’Europe de l’Est et de l’Ouest, essentiellement des travailleurs forcés, des prisonniers de guerre, des internés militaires italiens et des prisonniers du camp de concentration de Buchenwald, alors même que le régime nazi ne l’avait jamais requis. Il a aussi engagé la fabrication illégale de munitions peu avant l’entrée en guerre des États-Unis.
Hitler a toujours pu compter sur le zèle et la complicité de plusieurs constructeurs automobiles étrangers, séduits par le national-socialisme, pour approvisionner et entretenir son parc militaire avant et durant pratiquement toute la Seconde Guerre mondiale.
Camions Opel Blitz pour le front de l’Est
Le principal véhicule de transport de la Wehrmacht était le camion Opel Blitz, produit en Allemagne par l’Américain General Motors (GM), qui avait racheté l’entreprise des frères Opel lors de la crise de 1929. Environ 80 000 exemplaires ont été construits entre 1937 et 1944 dans différentes versions : fourgon de transport de troupes et de ravitaillement, PC mobile, ambulance, camion-citerne ou encore camion-atelier. Certains modèles étaient dotés de quatre roues motrices, plus efficaces sur le terrain, en particulier durant la « saison des mauvaises routes » l’hiver sur le front soviétique.
Très résistants, les Opel Blitz produits dans l’usine de Brandebourg servaient aussi de base pour la construction de camions semi-chenillés, les Maultier, qui pouvaient être blindés et équipés de canons Flak ou de lance-fusées Nebelwerfer. De tels tout-terrain, mis au point surtout après l’invasion de l’Union soviétique en juin 1941, ont aussi été réalisés avec des châssis de camions Ford et Mercedes-Benz.
Aux Etats-Unis, le patron de GM William Knudsen admirait Hitler, le qualifiant de « miracle du XXe siècle », explique l’historien belgo-canadien Jacques Pauwels dans un ouvrage sur les Etats-Unis et la Deuxième Guerre mondiale. Depuis l’arrivée au pouvoir de Hitler, sa filiale allemande était devenue extrêmement rentable. En 1939, grâce aux commandes de la Wehrmacht, sa valeur avait plus que doublé par rapport à l’investissement initial.
Assemblage d’avions pour le Reich
Durant la guerre, GM participe à l’effort de guerre américain, devenant un important fabricant de fournitures militaires pour les Alliés, des avions jusqu’aux chars d’assaut. Sa filiale allemande Opel reste de son côté cependant au service des nazis et est même jugée « exemplaire » par Berlin.
Opel ne se contente pas de fournir des camions. Son usine de Rüsselsheim assemble des avions tels que le bombardier Junkers Ju 88, l’appareil le plus polyvalent de la Luftwaffe. Et conjointement avec l’Américain Standard Oil of New Jersey et l’Allemand IG Farben, elle livre des composants synthétiques pour carburants d’avion. Les "coûts du travail" sont réduits grâce à l’incorporation de prisonniers de guerre et de déportés, astreints à travailler jusqu’à 66 heures par semaine. Opel contribuera plus tard volontairement au fonds du Gouvernement allemand pour le dédommagement des travailleurs forcés.
En 2017, l’entreprise a été rachetée par le groupe PSA.
Ford "dédommagé" de ses "pertes"
L’entrepreneur Henry Ford, sympathisant connu d’Hitler, a fait produire de son côté des camions, utilitaires lourds et semi-chenillés produits dans l’usine Ford-Werke à Cologne. Son site de Poissy, en France, produisait aussi pour le Reich. Le groupe américain participait parallèlement à l’effort de guerre allié. Ce double jeu l’a forcé à changer son logo en Allemagne nazie pour arborer sur les calandres un profil de la cathédrale de Cologne.
Ford exploitait aussi des travailleurs forcés. En 1998, une survivante d’origine russe qui travaillait dans l’usine « sans salaire, avec à peine de quoi manger », a porté plainte. Ford a prétendu n’avoir eu aucun contrôle sur sa filiale à l’époque, selon Libération.
Finalement Ford a accepté de payer quelques dédommagements pour clore l’affaire et ne pas ternir plus sa réputation.
En mars 2000, la direction de Ford USA a versé 13 millions de dollars US au fonds de restitution gouvernemental pour indemniser environ 1,2 million de survivants du travail forcé nazi (soit un peu plus que 10 000,00 euros de compensation en moyenne par survivant).
Après la guerre, l’entreprise avait reçu, en plus, tout comme Opel, des compensations de l’Etat américain pour les bombardements subis. Sans parler des assurances versées après 1945 pour dommages subis.
Photo de Une : Dans l’usine du Rafale, un avion « made in France »

