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Les travailleurs de l’énergie sont entrés en grève et en lutte !

jeudi 4 septembre 2025 par URC

Article de l’URC Paris-IDF sur les raisons de la lutte de nos camarades de l’Energie.

Les agents des industries électriques et gazières sont entrés en grève le 2 septembre à l’appel de la CGT. L’Union pour la Reconstruction Communiste apporte toute sa solidarité aux travailleurs en lutte et en grève pour une réforme progressiste et sociale de la grille salariale des IEG.
À savoir : Indexation de la grille sur l’inflation, maintien des pas d’avancement, augmentation des échelons automatique d’ancienneté, augmentation immédiate à hauteur de 9% de la grille salariale.!

Cet appel à la grève reconductible, pour la grille salariale des IEG, va se joindre au mouvement national d’ampleur du 10 septembre en prenant les formes de lutte imposées par celles et ceux qui le constitueront.

Un secteur professionnel en ébullition

La grille salariale du statut des Industries Électriques et Gazières (IEG) subit des attaques répétées par les employeurs depuis plusieurs années. Une première fois dans les années 2000, le montant minimal des avancements prévu par cette grille a été divisé par deux. En 2022, un projet de division du pas d’avancement par 21 est proposé aux organisations syndicales.
Cette mesure aurait permis aux employeurs de proposer des augmentations de salaire minimum de… 1,40 euro.

En réponse, les travailleuses et des travailleurs de l’énergie, avec leurs syndicats et collectifs de lutte, a été spontanée, immédiate et massive avec un mouvement historique de grève en 2022 sur les sites de travail, d’abord parisiens puis nationaux, prenant des formes de luttes insurrectionnelles (blocages, sabotages, reprise de l’outil de travail par des coupures de courant, etc.).
Sous la pression, les directions ont suspendu le projet et la plupart des entreprises des IEG ont obtenu sans délai un avancement pour tout le personnel.

Pourquoi un tel acharnement ?

Dissimulation des comptes rendus de commissions paritaires sous couvert du RGPD, tentative d’exclusion des ayants droit des sites de travail (retraités, compagnons et compagnes et jeunes enfants), répression syndicale tous azimut, mainmise sur les fonds alloués aux comités d’entreprise nationaux des IEG et destruction de la grille salariale : les employeurs, l’Etat et ses rouages policiers et judiciaires, mettent tout en œuvre pour démanteler méthodiquement le statut des IEG issu du Conseil national de la Résistance.

Après avoir constaté la température sociale brûlante de 2024 et de 2025, les directions ont abandonné la refonte de la grille salariale, sans pour autant abandonner la guerre qu’ils mènent, non seulement contre les travailleurs et les travailleuses de l’Energie mais bien contre l’ensemble de la population.

Car ce mouvement social est également l’occasion de rappeler que des millions de Français, dans la 5e puissance mondiale et pays autosuffisant en électricité, subissent une précarité énergétique inqualifiable et vivent donc des conditions de vie très difficiles, notamment l’été et l’hiver.
Depuis l’ouverture de la fourniture d’énergie à la concurrence, les prix flambent et la qualité du service chute tandis que les dividendes ne cessent de grimper. La réponse aux besoins passe par l’appropriation des moyens de production de l’énergie aux mains des travailleuses-travailleurs et des usagers ainsi qu’une sortie urgente des griffes du marché d’un bien fondamental qu’est aujourd’hui l’énergie.

Rappelons qu’en URSS, les travailleurs et travailleuses payaient des prix symboliques pour l’électricité, le chauffage, le gaz, le pétrole, car l’énergie était vue comme un service social essentiel.

Ce qui est vrai pour l’énergie l’est aussi pour les autres sphères de l’industrie, du commerce et des services. Au-delà de la reconquête de nos droits, de la bataille nécessaire des salaires et du monopole public de l’énergie, la reprise en main des outils de travail par ceux qui les utilisent est la seule solution viable pour servir les intérêts de notre classe sociale.

Le Communisme, société débarrassée du profit et de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, est la réponse à la barbarie du système capitaliste.

   

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