Accueil > Voir aussi > La dénonciation du génocide contre les Palestiniens s’étend jusqu’au sein de (…)
La dénonciation du génocide contre les Palestiniens s’étend jusqu’au sein de l’armée israélienne
mardi 16 septembre 2025 par François Tremblay
À preuve la multiplication des désertions et des cas d’objecteurs de conscience !
Le phénomène n’est pas nouveau, mais son ampleur qui n’aurait cessé de grandir, à mesure des dénonciations du génocide contre le peuple palestinien, lui, ferait de plus en plus de publicité, sauf peut-être ici, où les grands médias ont toujours tendance à secondariser, sinon taire, l’influence grandissante de ces mouvements, même si les reportages en provenance du Moyen-Orient se montrent de plus en plus sévères face au gouvernement de Benjamin Netanyahou.
Ci-joint un texte signé par notre camarade François Tremblay portant sur le phénomène grandissant des objecteurs de conscience, à l’intérieur même d’Israël, ainsi que sur ceux qui, après avoir rejoint cette armée, refusent cependant de participer à ce génocide.
Alors que la guerre s’éternise à Gaza avec la reprise de l’offensive israélienne, depuis le 18 mars, le refus de servir prend de plus en plus d’ampleur au sein de l’armée israélienne. Ce phénomène n’est pas nouveau en soi, car il y a des objecteurs de conscience depuis très longtemps dans Tsahal. Ce sont des réservistes qui refusent de participer à l’oppression du peuple palestinien. Il y en a eu lors de la guerre au Liban dans les années 80.
Le mouvement Yesh Gvul (Il y a une limite, en hébreu) qui a été fondé en 1982 en regroupe plusieurs et est très actif dans la lutte contre l’occupation des territoires palestiniens. Il fait ouvertement la promotion du refus de servir. Il y aussi Breaking the Silence, qui regroupe des soldats vétérans, et qui cherche à renseigner la population israélienne depuis plus de 20 ans sur les ravages et les crimes de l’occupation israélienne sur la population palestinienne.
Le 10 avril dernier, près de 1000 pilotes et aviateurs de réserve ont lancé une pétition pour exiger la libération des otages israéliens en mettant fin à la guerre contre Gaza [1]
Ils ont récolté un grand nombre d’appuis parmi les réservistes et aussi parmi des membres du Mossad (services secrets israéliens), au moins plusieurs centaines, voire quelques milliers. Plus de 1,600 parachutistes ont publié une lettre similaire quelque jours plus tard [2]
Selon le journal israélien Yediot Aharonot, entre 30 et 40% des réservistes ne répondent pas à l’appel à s’enrôler pour la guerre [3]
L’armée israélienne a du prolonger la durée du service militaire pour pallier à la pénurie de soldats. Les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 avait provoqué un ralliement autour du gouvernement Netanyahu qui s’est effrité progressivement à cause des exactions de Tsahal contre la population de Gaza et de la poursuite continue de la guerre.
C’est un mouvement réjouissant, car s’il s’étend il pourrait ébranler sérieusement la machine de guerre israélienne. Israël, malgré sa puissance militaire et économique, est de plus en plus affaibli par la guerre contre Gaza et ses conséquences.
Les dépenses sociales sont de plus en plus sacrifiées pour financer ce conflit. La pauvreté et le chômage montent en flèche. La classe ouvrière israélienne paie un lourd tribut à cause des ambitions et de la folie de sa classe dirigeante.
Nous devons appuyer tous ceux et celles qui luttent contre l’occupation des territoires palestiniens, que ce soit les objecteurs de conscience, les Rabbins pour les droits humains, le groupe Peace Now (La Paix Maintenant) et sa campagne d’information de masse au sujet de la colonisation de la Cisjordanie, Standing Together qui cherche à unir les Juifs et les Arabes en Israël dans la lutte contre l’occupation et la discrimination que subissent les Palestinien-nes.
Il y a bien sûr aussi le Hadash, le Front démocratique pour la paix et l’égalité, fondé à l’initiative du Parti communiste israélien en 1977 et qui est très actif dans les différentes luttes menées contre le gouvernement israélien, y compris bien sûr sur le plan socio-économique.
Voir en ligne : https://www.asln.quebec/Dossiers/Au...

