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L’extrême droite et son mécène Pierre-Édouard Stérin s’infiltrent à l’Université Catholique de l’Ouest
Quand l’information autorise la lutte !
jeudi 18 septembre 2025 par Disclose
Vendredi 12 septembre, Disclose et La Topette révélaient le montage financier qui permettait à Pierre-Édouard Stérin d’infiltrer l’Université Catholique de l’Ouest (UCO) via un fonds méconnu du grand public.
Ce partenariat, passé sous silence jusqu’ici, liait l’UCO au Fonds John Henry Newman, lui-même rattaché au Fonds du Bien commun — une structure fondée et financée par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, connu notamment pour son projet Périclès, qui vise à porter au pouvoir le Rassemblement national.
À peine notre enquête annoncée, les premières réactions tombaient : Pierre-Hugues Barré, directeur d’un master de droit public — condamné en 2014 pour des injures racistes et incitation à la haine — démissionne. Très vite, des étudiant·es prennent la parole dans les amphis, en ligne et dans la presse. Dans une tribune publiée dans L’Humanité, ils demandent à la direction de leur établissement de « couper ses liens avec le milliardaire conservateur d’extrême droite, car, écrivent-ils, nous ne voulons pas que notre école soit un terrain de lutte idéologique ». Ils rappellent l’université à sa promesse de “former des esprits libres”.
Le texte devient ensuite une pétition, signée par plus de 300 élèves. En privé, nous avons aussi reçu plusieurs messages de parents nous remerciant de mettre au jour les violences racistes, et condamnés par loi, de certains élèves, mais aussi les biais idéologiques d’un grand nombre de professeurs de l’université où ils ont inscrit leurs enfants.
Dans un premier temps, la direction de la Catho a mis en cause nos informations en interne. Dans un mail envoyé le soir même de notre publication et que nous nous sommes procurés, elle écrit à ses « collègues » : « Face à des articles récemments parus dans la presse (...) qui portent des accusations fallacieuses et tordent la réalité de nos engagements par des interprétations erronées, le rectorat souhaite réaffirmer avec clarté ses engagements et la responsabilité qui est la sienne ».
Puis, face à la mobilisation, l’UCO a fini par céder. Mardi 16 septembre, la direction a annoncé qu’elle rompait tout lien avec le Fonds John Henry Newman, directement financé par Pierre-Édouard Stérin, et plus largement avec les structures associées au Fonds du Bien commun.
Ne nous y trompons pas : cette décision n’est pas née d’un simple élan éthique. Elle est le résultat d’un travail journalistique rigoureux, méthodique et indépendant. Et le fruit d’une mobilisation d’étudiant·es, de parents et de professeur·es de l’UCO, inquiets que ce financement impose, en catimini, des idées d’extrême droite dans les amphis de la prestigieuse université privée.
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