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“De quoi embraser l’Asie occidentale”, réagissent les Palestiniens au plan de Trump pour Gaza

mardi 30 septembre 2025 par The Cradle

Les pays arabes et islamiques ont salué cette proposition, mais les responsables de Gaza affirment que Washington cherche à imposer une tutelle qui légitimerait l’occupation israélienne et renierait les droits fondamentaux des Palestiniens.

À suivre, quelques phrases qui montrent l’impossibilité de l’application pleine et entière du processus de Paix. En général on signe la paix avec son ennemi, or le Hamas n’est pas partie prenante de cette proposition…(JP)

Les factions de la résistance palestinienne à Gaza ont condamné le “plan de paix” présenté par le président américain Donald Trump le 29 septembre, le qualifiant de “vague” et l’accusant de soutenir les objectifs israéliens visant à prolonger le génocide à Gaza.

“Nous n’accepterons aucune proposition qui n’inclut pas le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et un mécanisme de protection contre les massacres”. a déclaré le dirigeant du Hamas, Mahmoud Mardawi, ajoutant que l’annonce de Trump “est une tentative de faire taire l’élan international et la reconnaissance de l’État palestinien“.

Selon Al-Jazeera, les responsables qataris et égyptiens ont remis le plan américano-israélien à l’équipe de négociation du Hamas dans la nuit.

Le secrétaire général du Jihad islamique palestinien, Ziad al-Nakhala, a vivement critiqué la proposition, la qualifiant d’“accord américano-israélien reflétant intégralement la vision d’Israël”.

“Il s’agit en réalité d’une stratégie visant à poursuivre l’agression contre le peuple palestinien. Israël cherche à imposer via les États-Unis ce qu’il n’a pas obtenu par la guerre”, a déclaré M. Nakhala. “Nous considérons donc l’annonce américano-israélienne comme le meilleur moyen d’embraser la région”, a déclaré M. Nakhala.

Ismail al-Thawabta, directeur du bureau des médias du gouvernement de Gaza, a rejeté le plan en 20 points de Trump, affirmant qu’il n’offre aucune solution durable et ne cherche qu’à imposer une tutelle légitimant l’occupation israélienne et privant les Palestiniens de leurs droits.

“La seule façon de mettre fin au génocide est de faire cesser les attaques d’Israël, lever le blocus, mettre fin à l’extermination systématique et garantir le droit des Palestiniens à vivre en liberté et à établir un État indépendant. Toute proposition qui traite Gaza comme une zone de sécurité démilitarisée et non souveraine sous administration internationale est catégoriquement inacceptable pour la conscience nationale palestinienne”, a-t-il souligné.

Plus tôt dans la journée, Trump et Netanyahu ont annoncé conjointement la proposition en 20 points, qui appelle à l’arrêt immédiat des combats à Gaza et à la libération de tous les prisonniers israéliens, morts ou vifs, dans les 72 heures.

En réponse, Israël dit vouloir libérer 250 prisonniers condamnés à perpétuité, et 1 700 Palestiniens de Gaza détenus depuis le 7 octobre.

Le plan prévoit également que Gaza soit administrée par un “gouvernement technocratique temporaire” dirigé par Tony Blair, l’architecte de la guerre en Irak, Israël s’abstenant d’annexer la bande de Gaza ou de déplacer de force sa population.

“Ce plan est tout simplement irréaliste”, a déclaré Ibrahim Joudeh à l’AFP depuis la zone humanitaire d’Al-Mawasi, dans le sud de Gaza. “Il aligne des conditions dont les États-Unis et Israël savent que le Hamas ne les acceptera jamais. Cela ne fait que signifier que la guerre et les souffrances vont continuer”.

Abu Mazen Nassar a fait écho à ce sentiment, estimant que le plan américano-israélien n’est qu’un “stratagème” pour forcer les factions de la résistance palestinienne à libérer les otages sans obtenir la paix en échange.

“Tout cela n’est qu’un jeu de dupes. Quel est l’intérêt de libérer tous les prisonniers sans garanties officielles de fin de guerre ?”, a déclaré Nassar.

“En tant que peuple, nous n’accepterons pas cette mascarade. Quelle que soit la décision du Hamas concernant cet accord, il est trop tard”.

Néanmoins, les ministères des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, de la Jordanie, des Émirats arabes unis, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie, du Qatar et de l’Égypte ont publié une déclaration commune saluant les “intentions honnêtes” de Trump de vouloir mettre fin au génocide à Gaza.

“Les ministres affirment vouloir s’engager de manière positive et constructive avec les États-Unis et les parties concernées afin de finaliser l’accord et d’assurer sa mise en œuvre, pour garantir la paix, la sécurité et la stabilité des peuples de la région”, selon la déclaration.

L’Italie et la France ont également salué le plan de Donald Trump, affirmant qu’il pourrait marquer un “tournant permettant d’instaurer un cessez-le-feu permanent” et soulignant que “le Hamas n’a d’autre choix que de libérer immédiatement tous les otages et de l’appliquer”.

L’Autorité palestinienne (AP) a également approuvé ce plan. Elle a réitéré son engagement à travailler avec les États-Unis et ses partenaires pour parvenir à un accord global qui “ouvre la voie à une paix juste, fondée sur une solution à deux États”.

Traduit par Spirit of Free Speech


Benyamin Netanyahou a balayé d’un revers de main toute éventualité d’un retrait complet de Gaza : « Cela n’arrivera jamais », a-t-il martelé, précisant qu’Israël « conservera[it] la responsabilité de la sécurité à Gaza ».

« Cela suppose que le Hamas ait confiance dans la capacité de Donald Trump à contenir Benyamin Netanyahou et à l’empêcher de relancer les combats une fois les otages libérés », souligne un diplomate occidental. Or le président américain n’avait pas été capable d’empêcher l’échec du cessez-le-feu de 2025, ni de prévenir les frappes israéliennes sur les négociateurs du Hamas à Doha.

« Cet accord est beaucoup trop complexe, beaucoup trop contraire aux objectifs des deux parties pour être appliqué, résume Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux Nations unies et à Washington. [Netanyahou et ses conseillers] l’acceptent pour ne pas s’aliéner Trump mais [ils feront] tout pour le faire capoter, ce qui ne sera pas difficile étant donné ses multiples étapes. »

« C’est une chose d’accepter un plan, c’en est une autre de l’appliquer », conclut Eytan Gilboa, chercheur spécialiste des relations israélo-palestiniennes.

SourcesLe Figaro.


Voir en ligne : https://thecradle.co/articles/a-rec...

   

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