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Le temps ne joue pas pour Kiev
samedi 22 novembre 2025 par Géoplitique Internationale
La révélation du plan de paix américain pour l’Ukraine a soulevé la tourmente . L’ex président Zelensky s’est empressé de contacter Macron, Merz et Starmer pour leur demander ce qu’il devait faire et ce que, eux, pouvaient faire . Nous ne connaissons évidemment pas la teneur des discussions qui ont eu lieu, mais à la suite de cela, Merz s’est dévoué pour téléphoner à Donald Trump .
Face à la perspective de paix, les bellicistes européens tentent d’élever d’ultimes barrières, selon un communiqué de la présidence française "toute solution doit impliquer pleinement l’Ukraine" et bien justement c’est Kiev qui a eu la priorité du document et des émissaires américains ont été envoyés là bas .
Mais il y a une autre revendication : "toutes les décisions ayant des implications pour les intérêts de l’Europe et de l’OTAN nécessitent le soutien conjoint et le consensus des partenaires européens et des alliés de l’OTAN respectivement" .
Si l’on comprend bien, même si Kiev acceptait ce plan de paix, du moment que certains pays de l’OTAN n’en voudraient pas, tout pourrait échouer . On veut nous refaire le coup de mars 2022 où suite à la visite de Boris Johnson, les Kiéviens s’étaient retirés des négociations en cours .
Ainsi des gens qui prétendent défendre la souveraineté de l’Ukraine décideraient à sa place .
La cheffe de la diplomatie européenne, l’Estonienne Kaja Kallas a résumé les choses : "Le plan de paix européen tient en deux points : premièrement affaiblir la Russie, et deuxièmement soutenir l’Ukraine" .
Les média ultra bellicistes poussent bien sûr dans le même sens ainsi "Le Monde" dans son éditorial précise : "S’ils se montrent à juste titre intransigeants au sujet de la lutte contre la corruption (ah bon, nous n’avons pas entendu parler de la mise en place par l’UE d’un audit sur les fonds versés à Kiev !), les Européens ne doivent pas se tromper de priorité (bien sûr !) Ils doivent continuer à refuser la perspective d’un plan imposé à l’Ukraine, qui aurait les allures d’une capitulation . Une capitulation qui serait aussi celle de l’Europe, tant ses intérêts de sécurité sont désormais liés à ceux de l’Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine" .
Ces gens, à la botte des néo-cons démocrates veulent la poursuite de la guerre dans l’espoir que la Russie s’effondrera un jour, pas une seconde ils ne pensent que la discussions, la diplomatie pourraient mettre fin au conflit . Etrangement ce sont les même qui ne cessent de dénoncer les "violences policières", qui prônent les "sorties éducatives" pour faciliter la réinsertion des criminels de droit commun .
Et la position russe dans tout cela ?
Vladimir Poutine a estimé que le plan américain peut "servir de base à un règlement pacifique définitif" . Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, après avoir indiqué que Moscou n’avait pas reçu "officiellement" les détails des propositions américaines, a déclaré : "Il vaut mieux négocier et le faire maintenant que plus tard . L’espace pour prendre des décisions pour lui (Zelensky) se réduit à mesure qu’il perd des territoires" .
Donald Trump a évoqué la date de jeudi de la semaine prochaine pour avoir une réponse de Kiev, à la suite de quoi, si la réponse est positive, des envoyés américains iront à Moscou . Et nous n’en serons qu’au début des choses car la diplomatie prend du temps .
Ce temps commence sérieusement à manquer pour la junte mafieuse de Kiev, confrontée à une opposition politique croissante, venant même du parti de Zelensky, aux destructions croissantes dues aux frappes russes .
Il y a quelques jours, le général Syrsky a participé en visioconférence à une réunion du Comité militaire de l’Union européenne, à cette occasion il a déclaré que les Russes avaient lancé 112 000 drones Geran contre l’Ukraine depuis le début de l’Opération Militaire Spéciale, un chiffre qui paraît bien exagéré, mais les généraux européens qui veulent se préparer à une guerre contre la Russie ont dû se demander comment ils pourraient faire face .
La population ukrainienne est lasse de la guerre, les média bellicistes occidentaux, à l’image des "Belles histoires de l’oncle Paul" dans la revue "Spirou" peuvent vanter la résilience de la population, évoquant des gens faisant cuire leur repas sur un réchaud à alcool, nous montrant des jeunes de 20 ans heureux (à cet âge ils ne risquent pas d’être raflés par les sergents recruteurs des TCC), la réalité n’est pas celle là, hier d’ailleurs, à Odessa, une explosion a eu lieu dans un centre de recrutement. […]
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