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Coup d’État contre l’alternance démocratique en Guinée-Bissau

Guinée-Bissau : anatomie d’un « narco-État » entre putsch, cocaïne et fragilités structurelles

lundi 1er décembre 2025 par Achy Ekissi/Sene.News

Corruption, instabilité et pauvreté ont favorisé l’implantation de narcotrafiquants en Guinée-Bissau, théâtre mercredi d’un coup d’état justifié par les militaires par la menace d’une déstabilisation impliquant des "barons de la drogue" et qui jette une lumière crue sur les liens troubles entre trafic, politiciens et armée, aggravant l’instabilité politique.
Avec 2 millions d’habitants et un PIB estimé à 2,2 Mds USD en 2024, la Guinée-Bissau présente des indicateurs socio-économiques parmi les plus faibles au monde : 174 ème sur 193 selon le classement 2023 de l’Indice de développement humain (IDH) du PNUD.

Avec la réaction du PCRCI de Côte d’Ivoire et les premières nouvelles… (JP)

Nous avons appris à travers les médias internationaux, avec indignation, qu’un coup de force militaire venait de frapper la Guinée-Bissau.

Ce putsch est intervenu à la veille de la proclamation des résultats des élections présidentielles et législatives. Alors que le camp du président sortant Umaro Sissoco Embaló et celui de son principal adversaire, Fernando Dias, revendiquaient chacun la victoire, l’armée a décié une fois de plus d’interrompre le processus démocratique pour s’emparer du pouvoir.

Selon les dernières informations, l’ancien président Embaló, hier encore sous surveillance militaire, aurait trouvé refuge au Sénégal. Tandis que les camarades Domingos Simões Pereira, président du PAIGC, et Fernando Dias da Costa, principal opposant et challenger de Amballo, croupissent derrière les barreaux.

L’enchaînement des faits, tel que rapporté par la presse et plusieurs sources crédibles, ne laisse place qu’à une seule conclusion : ce scénario grotesque a été orchestré par les ennemis de la démocratie en Guinée-Bissau, dans l’unique but de bloquer l’alternance politique attendue par le peuple.

La situation actuelle ne laisse planer aucun doute : il s’agit d’une confiscation pure et simple de la victoire de Fernando Dias da Costa. Le passé autocratique et les méthodes liberticides d’Umaro Sissoco Embaló confirment la justesse de cette analyse.

C’est pourquoi le PCRCI :
1- Condamne avec la plus grande fermeté ce coup de force militaire en Guinée-Bissau ;
2- Exige la libération immédiate des camarades Domingos Simões Pereira, président du PAIGC, et de Fernando Dias da Costa ;
3- Exige la poursuite sans délai du processus de proclamation des résultats et la reconnaissance sans condition du président légitimement élu, Fernando Dias da Costa ;
4- Apporte son soutien entier au PAIGC, aux organisations démocratiques et au peuple bissau-guinéen dans cette épreuve, et les encourage à poursuivre la lutte jusqu’à la victoire finale.
Fait à Abidjan, le 27/11/2025
Pour le PCRCI,
Achy Ekissi,
Secrétaire Général


Ce que l’on sait pour l’intant :

Les militaires imposent un "couvre-feu obligatoire"

Outre la suspension de "tout le processus électoral" et la fermeture des frontières "terrestres, aériennes et maritimes", le général Denis N’Canha a également annoncé l’instauration d’un "couvre-feu obligatoire", lors de sa déclaration depuis l’état-major des forces armées.

Des nouvelles d’Umaro Sissoco Embaló

Le président sortant de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a été arrêté et se trouve actuellement « détenu dans les locaux de l’état-major », où il est « bien traité », a déclaré à l’AFP un officier de l’armée.
Une seconde source militaire a confirmé à l’agence l’arrestation du chef de l’État, ainsi que celle du chef d’état-major et du ministre de l’Intérieur.

Le Portugal presse pour la fin des violences et la reprise du processus électoral

Le Portugal a appelé, mercredi, à l’arrêt immédiat des violences en Guinée-Bissau et à la relance du processus électoral, après l’annonce par un groupe d’officiers qu’ils prenaient le contrôle du pays, à la veille de la proclamation des résultats d’une présidentielle très disputée.
Dans un communiqué, le ministère portugais des Affaires étrangères a exhorté l’ensemble des acteurs à renoncer à toute forme de violence, qu’elle soit institutionnelle ou civile, et à rétablir le fonctionnement normal des institutions, afin de permettre l’achèvement du dépouillement et la publication des résultats.
Le pays lusophone, marqué par une histoire politique étroitement liée à Bissau, rappelle également que la Guinée-Bissau a connu au moins neuf coups d’État ou tentatives de putsch entre son indépendance en 1974 et 2020, année de l’arrivée au pouvoir d’Umaro Sissoco Embaló, récemment renversé.

Arrestation de Fernando Dias et Domingos Simões Pereira

Un climat de forte tension règne ce mercredi matin à Bissau, où des tirs ont été signalés dans plusieurs quartiers de la capitale.
Selon la radio française RFI, le candidat à la présidentielle Fernando Dias ainsi que Domingos Simões Pereira, leader du PAIGC et de la coalition PAI Terra Ranka, ont été arrêtés et conduits à la Base Aérienne de Bissau.

Parallèlement, des sources proches de la présidence ont confirmé à RFI que le président sortant Umaro Sissoco Embaló a également été détenu, mais transféré à la Fortaleza de Amura. Selon l’agence Lusa, citant un communiqué des Forces armées guinéennes, les militaires auraient pris le contrôle du pays après un échange de tirs d’environ trente minutes, information confirmée par la revue Jeune Afrique.

Le résultat des élections au coeur des tensions

Au cœur de la crise : deux candidats revendiquent la victoire à la présidentielle. Le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, assure être en tête. Mais son adversaire, Fernando Dias da Costa, soutenu par une partie de l’opposition, affirme lui aussi avoir remporté la présidentielle.
Pourtant, les résultats officiels ne devaient être annoncés que demain, jeudi. Les événements d’aujourd’hui font craindre un blocage institutionnel dans un pays où les transitions politiques sont rarement apaisées.

Tension palpable dans la capitale

À Bissau, les rues se sont vidées après les tirs. Commerçants et habitants observent la situation avec inquiétude, tandis que la Commission électorale reste silencieuse sur le calendrier de publication des résultats.

Le général Denis N’canha prend le contrôle du pays

Un groupe d’officiers guinéens, se présentant sous le nom de « Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre », a annoncé ce mercredi avoir pris le contrôle total de la Guinée-Bissau « jusqu’à nouvel ordre ».

La déclaration a été lue par le général Denis N’canha, chef de la maison militaire du palais de la République, qui devient ainsi la figure publique de ce coup d’État. Parmi les premières mesures annoncées, la suspension du processus électoral, l’annulation des résultats attendus et l’arrêt des programmes médiatiques officiels. Les militaires ont appelé la population au calme, sans préciser la durée de cette transition.

Peu d’informations sont disponibles sur le général Denis N’canha. Avant le putsch, il occupait un poste stratégique au sein du palais présidentiel, responsable de la maison militaire, ce qui suggère sa proximité avec les centres du pouvoir et sa connaissance du fonctionnement de l’État. Son parcours complet, son âge et ses antécédents militaires ne sont pas encore connus, laissant de nombreuses zones d’ombre sur sa personnalité et ses ambitions politiques.

Un groupe militaire annonce désormais contrôler le pays

Un groupe d’officiers se présentant comme le « Haut commandement militaire pour la restauration de l’ordre » a annoncé mercredi avoir pris le contrôle de la Guinée-Bissau.
Ils ont suspendu le processus électoral en cours, annulé les résultats attendus et interrompu les programmes dans les médias, appelant la population à garder le calme. Le président sortant, Umaru Sissoco Embalo, affirme avoir été arrêté avec le ministre de l’Intérieur et les plus hauts responsables militaires.
Des tirs ont été entendus autour du palais présidentiel et de la Commission électorale. La situation est désormais calme, mais Embalo reste introuvable.

Qu’est-ce qui a mené à cette situation chaotique ?

La Guinée-Bissau traverse une nouvelle crise politique majeure. Ce mercredi, le président sortant Umaro Sissoco Embaló a affirmé avoir été « arrêté » au palais présidentiel, dénonçant un « coup d’État » en cours. Selon lui, plusieurs hauts responsables, dont le chef d’état-major des armées, son adjoint et le ministre de l’Intérieur, auraient également été interpellés. Des tirs ont été entendus dans la capitale, contribuant à un climat d’inquiétude et de confusion, tandis que les autorités n’ont encore publié aucune confirmation officielle. Cette situation survient au lendemain de l’élection présidentielle du 23 novembre, déjà contestée, où Embaló revendique la victoire avec 65 % des suffrages, tandis que son principal adversaire, Fernando Dias de Costa, se proclame lui aussi vainqueur.

Cette crise s’inscrit dans un contexte historique d’instabilité. Depuis son indépendance, la Guinée-Bissau a connu de nombreux coups d’État et une gouvernance marquée par des institutions fragiles et un déséquilibre entre l’exécutif et le parlement. Les tensions se sont accentuées depuis décembre 2023, lorsque le président Embaló a dissous le parlement dominé par l’opposition, privant le pays d’assemblée nationale pendant plusieurs mois. L’exclusion du principal parti d’opposition lors du scrutin de novembre 2025 a ravivé les rivalités et alimenté la méfiance quant à la légitimité du processus électoral.

Les analystes soulignent que ces événements reflètent la polarisation politique du pays et la faiblesse de ses institutions démocratiques. La Guinée-Bissau reste également exposée à des facteurs extérieurs, notamment le rôle du pays comme plaque tournante du trafic de drogue, qui complexifie davantage la gouvernance. Les observateurs craignent que la situation ne se détériore si les résultats officiels ne sont pas rapidement communiqués et si le dialogue politique n’est pas rétabli. À court terme, le pays fait face à un test crucial de sa stabilité institutionnelle et de sa capacité à gérer pacifiquement ses divergences politiques.

Embaló affirme avoir été arrêté lors d’un coup de force

La Guinée-Bissau est plongée dans la confusion après que le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, a déclaré avoir été « arrêté » ce mercredi au palais présidentiel. Il affirme être la cible d’un « coup d’État » mené par une partie des forces armées. Selon lui, plusieurs hauts responsables ont également été interpellés, dont le chef d’état-major, son adjoint et le ministre de l’Intérieur, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été publiée.
Plusieurs témoins signalent des tirs entendus dans la capitale, accentuant le climat d’inquiétude. L’incident survient dans un contexte post-électoral tendu : Embaló revendique la victoire du scrutin du 23 novembre avec 65 % des voix, tandis que son adversaire Fernando Dias de Costa s’en proclame également vainqueur. L’absence de résultats officiels et de communication institutionnelle alimente les interrogations, laissant le pays dans une situation hautement instable.


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