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Non à l’agression militaire de la CEDEAO/Nigeria/France contre la terre africaine du Bénin
lundi 8 décembre 2025 par Diagne Fodé Roland/PCB
Dans le sillage des tripatouillages constitutionnels et institutionnels électoralistes pour se maintenir sous une forme ou autre au pouvoir des Macky, Ouattara, Embalo, Biya, Bazoum, IBK, Faure, Talon a braqué le processus électoral de 2026 qui a conduit au coup d’État de ce 7 décembre 2025.
Déclaration du Parti Communiste du Benin à la fin de l’article...
Talon a arbitrairement et illégalement choisi les partis qui peuvent électoralement compétir, augmenté la durée du mandat de 5 à 7 ans, interdit toute activité à finalité compétitive et électorale pendant 6 sur les 7 ans du pouvoir, et tout cela en infraction de l’article 2 du protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance et la démocratie qui interdit toute modification des lois électorales 6 mois avant une élection.
Durant toute la journée la désinformation a été entretenue par les médias monopolistes impérialistes (France 24, RFI, etc) pour faire croire que le régime néocolonial « maîtrisait la situation du coup d’État déjoué » pour masquer la réalité de la perte du pouvoir par l’autocratie civile de Talon auteur de multiples coups d’État successifs contre la Constitution et les institutions.
L’effet de surprise qui a joué en faveur des peuples du Mali, du Burkina et du Niger qui subissent la guerre de l’OTAN par mercenaires djihado-terroristes interposés lors du renversement des autocraties civiles de ces pays a été devancé par le communiqué N°2 de la CEDEAO qui stipule que « le président de la conférence des chefs de l’État et de gouvernement de la CEDEAO a ordonné le déploiement immédiat d’éléments de la force en attente de la CEDEAO en République du Bénin ».
Tout le monde peut constater la passivité légendaire du club des chefs d’États néocoloniaux de la CEDEAO devant l’auto-coup d’État d’Embalo en Guinée Bissau contre la vérité des urnes et leur réactivité précipitée au Bénin pour sauver l’un des leurs.
Les peuples et forces souverainistes anti-impérialistes d’Afrique doivent : |
Voilà ce que dit le message reçu par facebook d’un camarade béninois :
- « camarade, notre pays a été l’objet d’un braquage des troupes de la CEDEAO sous direction de Tinubu du Nigéria et Ouattara de la Côte d’Ivoire. En effet, le coup d’État est bien réussi dans la nuit du 6 au 7 décembre. Mais très vite vers 10 heures, les forces françaises installées au Bénin appuyées des forces de la CEDEAO sont intervenues par avion cargo et ont bombardé les positions des mutins. Toute la journée des affrontements ont eu lieu dans divers quartiers de Cotonou...
- C’est encore une fois l’expression de la guerre se déroulant entre d’une part les forces populaires et souverainistes incarnées par les gouvernements patriotiques de l’AES et les agresseurs impérialistes français et de l’OTAN. C’est pour éviter la contagion de l’expérience de l’AES qu’une rapide intervention militaire franco-nigériane s’est faite une première fois dans notre pays et dans la sous région.
- Le Bénin est désormais un pays assiégé ».
Le peuple Béninois a été précurseur des insurrections populaires en 1989 prélude aux insurrections populaires en Afrique qui ont contraint au remodelage du néocolonialisme françafricain par les « conférences nationales », lesquelles ont institué partout « le multipartisme intégral et les élections » avant de se révéler être des dictatures autocratiques civiles non seulement corrompues et appliquant le programme unique libéral dicté par les institutions de Bretton Woods (FMI/BM), mais en plus auteures de coups d’État permanents contre les constitutions et les institutions nées de ces dites « conférences nationales ».
Ce peuple du Bénin des Gléglé, Béhanzin, Kaba, Bio Guera, les Ahosi-Amazones, les communistes Fantodji et Quenum fondateurs du PCB va devoir relever le défi pour jeter dehors les envahisseurs et occupants franco-nigérian-CEDEAO.
Communiqué du Parti Communiste du Bénin
Le Bénin, notre pays a connu dans la journée d’hier 7 décembre 2025, une tentative de coup d’Etat.
Selon les informations et les évènements vécus, ce sont les forces étrangères françaises installées au Bénin et surtout les frappes militaires des avions de chasse du Nigéria, venus de Lagos qui ont sauvé le pouvoir de Patrice Talon.
A propos de cet événement à portée historique, le Parti Communiste du Bénin fait les observations suivantes :
I-Le Parti Communiste du Bénin, dans toutes ses positions politiques s’est toujours opposé au putschisme comme mode d’accession au pouvoir. La position du Parti ne change pas par rapport au putsch d’hier dans notre pays.
II- La proclamation des putschistes s’est appuyée pour l’essentiel sur les griefs du peuple contre le pouvoir. En fait, le coup d’Etat du 7 décembre est la conséquence logique de la gestion calamiteuse du pouvoir de la Rupture caractérisée par la prédation, la dictature fasciste, l’exclusion et surtout par des coups d’État institutionnels à répétition perpétrés depuis l’arrivée en 2016 du Président Patrice Talon.
C’est surtout la conséquence de l’imposition de la Constitution monarchique qui ferme désormais toute voie à l’expression démocratique, à l’expression du peuple.
C’est dire que tant que la gouvernance actuelle sera maintenue, il est à prévoir que de tels événements ne manqueront pas de se produire dans l’avenir.
III- À propos de l’intervention des forces françaises et du Nigéria au Bénin.
Selon les informations c’est sur appel de Macron que Tinubu a fait intervenir les avions de chasse du Nigéria (au nom de la CEDEAO) et ce, en appui aux forces françaises au Bénin déjà en action dans notre pays. Il a fait entrer sur notre territoire par Sèmé, des troupes par voie de terre pour assiéger notre patrie.
Cet événement est très grave. C’est une injure, une humiliation des institutions politiques et militaires de notre pays.
C’est une mise sous tutelle de notre pays ; c’est une transformation pure et simple du Bénin en une Colonie française.
Le PCB a toujours défendu que les problèmes internes au Bénin doivent être résolus par les Béninois eux-mêmes et non par l’extérieur.
Le PCB condamne donc cette intervention franco- nigériane dans notre pays et demande le départ immédiat des forces étrangères d’agression.
Cotonou, le 8 décembre 2025.

