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Au Honduras, les dessous du coup d’Etat électoral
mercredi 10 décembre 2025 par Maurice Lemoine
Première présidente de gauche du Honduras, élue en 2021 sous les couleurs du Parti Liberté et refondation (LIBRE), Xiomara Castro verra son mandat s’achever le 27 janvier 2026. L’élection présidentielle, à laquelle la Constitution lui interdit de se représenter, a eu lieu le 30 novembre dernier (en même temps que les scrutins législatifs et municipaux).
D’après le système de « résultats préliminaires » et donc non officiels du Conseil national électoral (CNE), deux candidats de droite, Nasry Asfura (Parti national ; PN) et Salvador Nasralla (Parti libéral ; PL) se sont trouvés pendant neuf longs jours au coude à coude (avec chacun environ 40 % des voix).
Au terme d’un processus particulièrement chaotique, du fait de supposées « défaillances techniques », une victoire quasi certaine (mais toujours « préliminaire ») d’Afura, avec 40,52 % des suffrages, a été annoncée le 9 décembre, Nasralla n’en recueillant que 39,20 %.
Le scrutin été souillé et manipulé par la grossière ingérence du président américain Donald Trump, lequel a menacé le Honduras de représailles si un autre candidat que « le sien » – Nasry Asfura – venait à s’imposer.
Reléguée très loin en troisième position, avec un score si faible qu’il n’est objectivement pas crédible (moins de 20 %), la candidate de gauche Rixi Moncada dénonce un coup d’Etat électoral et, comme son parti, LIBRE, refuse de reconnaître le résultat.
Un tel épilogue provisoire n’est pas pour surprendre. Ces derniers mois, les manipulations ourdies par ce qu’on appelle au Honduras le bipartisme (PN- PL) et ses alliés internationaux ont en effet jeté un profond doute sur la régularité de l’élection qui s’annonçait. On en jugera ci-dessous…
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