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Qui doute, est un traître !

vendredi 19 décembre 2025 par Anne Morelli

Le colonel suisse Jacques Baud sanctionné par l’Union européenne ou l’application parfaite du 10ème principe élémentaire de propagande de guerre.

J’ai occasionnellement côtoyé, lors de débats, le colonel Baud, spécialiste de l’analyse stratégique et militaire.
J’ignore s’il est, comme le veut la presse « mainstream », un « relais du Kremlin », mais il est de toute évidence très bien informé et constitue pour la version officielle de la guerre OTAN/Russie à propos de l’Ukraine, un contradicteur gênant.

Tous ceux qui émettent des réserves par rapport aux thèses officielles de la propagande de guerre des pays « démocratiques » sont, au moins depuis le début du XXème siècle, à écarter, à disqualifier ou à couvrir d’opprobre. En effet, le 10ème principe élémentaire de la propagande de guerre dit que « Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres ».

Lors de la Première guerre mondiale, ceux qui refusèrent de publier des récits d’atrocités invraisemblables attribués à l’ennemi, encoururent l’indignation officielle et furent accusés de manquer de patriotisme.

Mettre en doute ou contredire la propagande officielle est risqué en temps de guerre. Poser des questions l’est déjà également comme les opposants à la Première guerre mondiale de différents pays alliés en firent les frais, accusés d’être des « agents de l’Allemagne » et des conspirateurs (déjà !).
Ils furent nombreux pour cette indiscipline à être arrêtés, emprisonnés et même condamnés aux travaux forcés.

Pendant la guerre froide également, sans pour autant être un agent du Kremlin, il était difficile de contrer la propagande de son propre pays.

La guerre contre la Yougoslavie a encore été un exemple frappant où le simple fait de relever les dévastations effectuées par l’OTAN faisait de vous un « anti-occidental » et un « anti-démocrate ». La moindre réserve face aux thèses officielles vous classait parmi les « rouges-bruns », les pro-Serbes ou « les complices de Milosevic ».

Jacques Baud n’est, de toute évidence pas dans la ligne de la propagande occidentale. L’Union européenne entend le sanctionner comme pro-russe, conspirationniste (encore !) et « déstabilisateur » (sic).

Le fait est extrêmement grave et révélateur de l’impossibilité en temps de guerre de s’opposer au narratif de son gouvernement. Même si officiellement l’Union européenne n’est pas en guerre contre la Russie et même si la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne !

Il n’est évidemment dit dans aucune Constitution européenne que la liberté d’expression est supprimée en temps de guerre mais elle l’est en réalité.

C’est pourtant en temps de guerre, au moment où les erreurs des gouvernements peuvent coûter le plus cher (notamment en vies humaines), que cette liberté devrait être garantie pour pouvoir empêcher des gouvernements de nuire, sans rencontrer la moindre opposition ni la moindre contre-information.


Voir en ligne : https://investigaction.net/qui-dout...

   

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