Le Manifeste

Un point de vue communiste sur l’actualité nationale et internationale

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Et Macron approuve...

dimanche 4 janvier 2026 par Philippe Arnaud, AMD Tours

La nuit dernière et cette journée ont été marquées par l’agression étasunienne contre la République bolivarienne et l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les spadassins de Donald Trump. Il y aurait beaucoup à écrire sur cet acte, mais je voudrais revenir sur un point particulier : la réaction d’Emmanuel Macron.

1. Emmanuel Macron a mis toute une journée à réagir alors qu’en l’occurrence, la violation du droit international était si patente, et la justification avancée si grossière, qu’il n’y avait même pas à hésiter : la réaction aurait dû être d’indignation, d’indignation spontanée et immédiate, et sortir des tripes.
Or, il a fallu attendre l’après-midi pour que, dans un tardif communiqué... Macron approuve l’action de Trump ! Le début de son message fut sur ce point révélateur : "Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir". Et le reste est de la même eau (sale)...

2. En quoi cette réaction est-elle odieuse ?
Pour le savoir, il faut remonter le temps. Le 23 janvier 2019, Juan Guaido, obscur politicien vénézuélien d’extrême-droite, s’autoproclame président du Venezuela. Dès le 4 février, il est reconnu comme légitime président par plusieurs pays européens, dont la France. [Suite de l’histoire : il a été si médiocre qu’il n’a pas fait long feu, même ses soutiens l’ont lâché. Et il est retombé dans les oubliettes de l’histoire. Mais le plus beau n’est pas là...].

3. Le plus beau, ce fut le 7 novembre 2022, à la clôture de la COP 27, à Charm El-Cheikh, en Égypte, lorsque les caméras ont capturé un grand moment de télévision. On y a vu un Emmanuel Macron, débordant de bassesse et d’obséquiosité, s’approchant de Nicolas Maduro, lui donnant du "Président" long comme le bras (alors que, diplomatiquement, il ne le reconnaissait même pas !), quémandant de "lui parler plus longuement", suppliant de "commencer un travail bilatéral qui soit utile au pays et à la région", etc.
Face à lui, Maduro (d’une taille largement supérieure) l’avait toisé d’un regard indulgent (comme un instituteur miséricordieux face à un élève venu s’excuser d’avoir jeté une boule puante), puis s’était éloigné en lui tournant le dos...

4. On ne peut que se remémorer deux événements pour mettre en valeur, dans deux sens opposés, l’attitude de l’actuel président de la République. D’abord, en 2003, lorsque Jacques Chirac et Dominique de Villepin avaient refusé de croire aux boniments de George Bush et de Colin Powell sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein.

Alors que, par son approbation du coup de force de Trump, Macron entérine les boniments présentant Maduro comme un "trafiquant de drogue".

L’autre événement s’est passé en septembre 1973, lorsque Georges Pompidou avait refusé de condamner le coup d’État de Pinochet contre Salvador Allende, en arguant, de façon jésuitique, que la France reconnaissait les États et non pas les régimes. (Pompidou avait aussi refusé de mettre les drapeaux en berne comme le lui recommandait le Parti communiste]. Ainsi, en 52 ans, la présidence française a-t-elle montré une fois le meilleur et deux fois le pire...

   

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