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Procès des assistants parlementaires européens du Front national : le président du tribunal de Paris met en garde contre une éventuelle "ingérence" américaine
mercredi 7 janvier 2026 par France Info
Un des effets de la nouvelle politique internationale de Trump : favoriser l’extrême droite en Europe.(JP)
Le magazine allemand "Der Spiegel" révèle que l’administration Trump envisagerait de mettre en place de nouvelles sanctions contre les magistrats qui ont fait condamner en première instance Marine Le Pen. Le procès en appel doit se tenir à partir du 13 janvier.
Des juges français dans le collimateur de Washington ?
Le président du tribunal judiciaire de Paris (Photo) met en garde contre une éventuelle "ingérence inacceptable et intolérable" après que des magistrats qui ont traité le dossier pénal du RN ont été la cible de menaces de sanctions américaines, telles que rapportées par la presse.
"Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays, qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics » [1], a prévenu Peimane Ghaleh-Marzban, lors d’un discours à l’occasion de l’installation de nouveaux magistrats, mardi 6 janvier.
Tout est parti d’un article du magazine allemand Der Spiegel(Nouvelle fenêtre). Il révèle que l’administration Trump aurait envisagé de mettre en place de nouvelles sanctions contre les magistrats qui ont fait condamner en première instance l’ex-candidate à l’élection présidentielle du Rassemblement national, Marine Le Pen.
"Les juges sont indépendants"
"La réaction du président du tribunal judiciaire de Paris est opportune et légitime. Si c’est avéré, c’est incroyable et scandaleux, s’indigne auprès de franceinfo Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, partie civile dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. Mais nous sommes en 2026, les juges ne sont pas impressionnés par des pressions extérieures : ils sont indépendants."
Quatre ans de prison, dont deux de prison ferme aménagés sous bracelet, 100 000 euros d’amende, ainsi que cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, avaient été prononcés contre elle lors du délibéré, le 31 mars.
Son procès en appel dans cette affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du FN doit se tenir à Paris à partir du 13 janvier prochain.
Si Marine Le Pen est de nouveau condamnée, cela compromettrait très sérieusement sa candidature à la présidentielle en 2027. En mars, déjà, Donald Trump avait comparé la condamnation en première instance de Marine Le Pen à ses propres déboires judiciaires.
Voir en ligne : https://www.franceinfo.fr/politique...
[1] Chiche ! (JP)

