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Davos : le business de la prostitution explose en marge du Forum économique mondial
Capitalisme et prostitution
lundi 26 janvier 2026 par Gaspard Lignard
Sous haute sécurité et devant les caméras du monde entier, le Forum économique mondial (WEF) vient de s’achever dans la station grisonne. Dans les coulisses de ce rendez-vous des chefs d’État, patrons de multinationales et banquiers d’investissement, un autre marché a prospéré, loin des panels sur la gouvernance responsable et la transition écologique.
Cette année, la demande de services érotiques a atteint un niveau inédit, avec des montants pouvant grimper jusqu’à 103.000 € pour quatre jours en compagnie de cinq femmes, selon plusieurs témoignages relayés par la presse helvétique et des plateformes spécialisées, selon 20 min.
Si ce phénomène n’est pas nouveau à Davos, l’édition 2026 marque un saut quantitatif, tant en volume de demandes qu’en niveau de tarifs. Des plateformes de travail du sexe, des agences d’escortes et des travailleuses elles-mêmes décrivent une semaine où la courbe des réservations suit presque celle des arrivées en jets privés.
Dans une Suisse où la prostitution est légale et encadrée, cette réalité s’invite, année après année, dans le sillage d’un sommet censé incarner les valeurs et les priorités de l’élite économique mondiale.
Une explosion des réservations pendant le sommet
Dès la veille de l’ouverture du Forum, les demandes se sont emballées dans les hôtels, appartements de standing et chalets loués à prix d’or. Des plateformes locales décrivent un passage d’un faible nombre de réservations en temps normal à des dizaines de sollicitations quotidiennes sur la seule commune de Davos.
Pour certaines travailleuses du sexe, quelques jours sur place représentent l’équivalent de plusieurs mois de revenus, selon L’Alsace.
Les offres les plus lucratives incluent des séjours complets : transport, hébergement, présences continues lors de dîners privés ou de soirées dans des chalets, accompagnement lors d’événements parallèles.
Les forfaits les plus chers – jusqu’à 103.000 € pour quatre jours avec cinq femmes – s’adressent à une clientèle disposant d’un pouvoir d’achat quasi illimité. La majorité des réservations est bouclée en amont, mais les demandes de dernière minute affluent également au fil des arrivées de délégations.
Au-delà des chiffres, les acteurs du secteur parlent d’un pic particulièrement marqué en 2026, après plusieurs années de montée en puissance. Dans les annonces en ligne ciblant Davos, les mots-clés associés au Forum sont explicitement mis en avant, reflet d’un marché désormais structurellement lié au calendrier du WEF.
Un marché mondialisé à l’image du WEF
À l’image du sommet lui-même, le marché du sexe à Davos est profondément transfrontalier. Les travailleuses du sexe se déplacent de toute l’Europe, mais aussi d’autres régions du monde, attirées par la concentration exceptionnelle de clients fortunés. Beaucoup planifient leur venue plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance, réservant chambres, appartements et créneaux horaires sur toute la durée du Forum.
Les profils de la clientèle sont variés, mais une constante ressort : une forte proportion de participants ou de visiteurs liés directement ou indirectement au sommet. Dans les témoignages recueillis par la presse régionale, Davos est perçu comme une « semaine clé » de l’année, où les rencontres se déroulent dans un cadre discret et luxueux, à l’abri des regards, dans des suites, des chalets ou des résidences louées pour l’occasion.
Les préférences exprimées sont souvent très ciblées, qu’il s’agisse de la nationalité, de l’apparence ou du type de prestations attendues.
La communication s’organise principalement en ligne, via des annonces dédiées à Davos, des messageries chiffrées et des réseaux de clients réguliers. Certaines agences décrivent un noyau dur de fidèles, présents chaque année au WEF, qui recontactent les mêmes femmes ou les mêmes intermédiaires, ajoutant une dimension de rituel aux rencontres organisées pendant le sommet.
Légalité en Suisse et zone d’ombre politique
En Suisse, le travail du sexe est autorisé sous conditions, avec des obligations d’enregistrement, de fiscalité et de respect de normes de santé et de sécurité. À Davos, cette réalité place l’activité des travailleuses du sexe dans une zone juridiquement claire, dès lors qu’aucune infraction pénale – traite, contrainte, mineurs, séjour illégal – n’est constatée.
Les autorités cantonales privilégient un contrôle ciblé, sans opération spectaculaire, tant que le cadre légal est respecté.
Sur le plan politique et symbolique, le contraste est plus marqué.
Le Forum économique mondial ne prend pas publiquement position sur ces activités parallèles, considérées comme extérieures à son organisation. Sur le site officiel comme dans les communications publiques, Davos reste présenté comme le théâtre de débats sur l’inclusivité, la réduction des inégalités ou l’éthique des affaires.
Dans les faits, la concentration, pendant quelques jours, de décideurs politiques et économiques parmi les plus influents de la planète génère un marché du sexe massif, récurrent et désormais largement documenté par la presse suisse et les acteurs du secteur.
Voir en ligne : https://www.epochtimes.fr/davos-le-...

