Le Manifeste

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Face à la libérisation des lignes passagers France-Maghreb et de la desserte du Service Public de continuité territoriale Corse

samedi 7 février 2026 par CGT

Urgence Sociale et Industrielle de Corsica Linea et La Méridionale face à la libéralisation des lignes à passagers France-Maghreb et de la desserte du Service Public de continuité territoriale Corse continent pour le seul profit des compagnies italo-suisse, GNV et Corsica Ferries, sous pavillon italien international (*).

Monsieur Philippe TABAROT Ministre des Transports
Monsieur Rodolphe SAADE PDG de CMA CGM
Monsieur Damien MAZAUDIER Président de La Méridionale
Monsieur Pascal TROJANI Président de Corsica Linea

Marseille, le 3 Février 2026

Monsieur le ministre des Transports, Monsieur le Président Directeur Général de CMA CGM, Messieurs les Présidents de Corsica Linea et La Méridionale,

Depuis votre arrivée et de nombreux mois, nous n’avons cessé de vous alerter sur les risques majeurs que font courir les compagnies GNV et Corsica Ferries qui pratiquent le dumping social et fiscal sous pavillon international italien, en France et dans nos ports, en concurrence déloyale avec nos compagnies françaises sous pavillon français 1er registre en Méditerranée, où plus de 2000 emplois sont en jeu et toute une filière industrielle durable en Corse et sur le continent, avec les ports de Corse, Marseille et Sète, et nos écoles maritimes publiques de Bastia, Sète et Marseille.

Aujourd’hui il y a urgence, et tout le monde reconnait que cette concurrence déloyale a atteint son point d’orgue sur le port de Sète, sur les lignes à passagers France-Maghreb entre la France et L’Algérie, et entre la France et le Maroc, ce qui se traduit concrètement par la sortie de flotte à La Méridionale du KALLISTE et du NEPITA chez Corsica Linea, sans aucune perspective de retour à l’équilibre pour nos deux compagnies, et même de lourdes pertes annoncées en 2026 dans ce contexte de concurrence déloyale avec GNV et Corsica Ferries sous pavillon international italien, ce qui ne laisse rien présager de bon pour tous les emplois navigants et sédentaires dans nos deux compagnies.

Comme vous le savez, cette situation ne peut donc plus durer sans conséquences à court terme sur l’équilibre économique et social de nos compagnies françaises sous pavillon français 1er registre, et sans impacts non plus sur nos investissements navals dans un contexte d’inflation et de pleine application du dispositif européen « ETS », véritable escroquerie sur le principe du « pollueur payeur » qui ne pénalisera que nos compagnies vertueuses et respectueuses des règles sociales et fiscales françaises, au lieu d’imposer une véritable transformation écologique du Transport Maritime avec de nouveaux navires et une régulation des trafics aux compagnies « Low Cost » sous pavillon international.
.. .!...

Et c’est maintenant que tout se joue puisque de vos programmes commerciaux de flottes 2026 et de vos accords de coopération entre la France et l’Algérie avec Algérie Ferries, et la France et le Maroc, découleront le maintien et le développement durable de l’emploi maritime français en Méditerranée avec Corsica Linea et La Méridionale sous pavillon français 1er registre.

À contrario, en l’état de la situation, et les faits et les chiffres parlent d’eux même, nous assisterons à compter de 2026 au déclin de nos flottes stratégiques et à la fin de nos emplois et du pavillon français 1er registre, mais peut-être est-ce cela l’objectif pour toujours plus de profits ?

Par conséquent, Monsieur le Ministre des Transports, Monsieur le Président Directeur Général de CMA CGM, Messieurs les Présidents de Corsica Linea et La Méridionale, nous vous demandons solennellement de nous réunir en Préfecture, à l’occasion de votre venue au salon EUROMARITIME pour notre industrie, à Marseille, afin d’échanger sur un programme complémentaire de liaisons 2026 porteur de solutions dans l’intérêt de tous les opérateurs et acteurs des places portuaires, au service de l’emploi et de retombées durables, en Corse, à Sète et à Marseille, comme avec les ports et pays du Maghreb dans le cadre d’une coopération nouvelle.

Dans cette attente, nous vous prions, Monsieur le ministre des Transports, Monsieur le Président Directeur Général de CMA CGM, Messieurs les Présidents de Corsica Linea et La Méridionale, d’agréer l’expression de nos meilleurs sentiments maritimes, républicains et citoyens.

Copie  : Monsieur Gilles SIMEONI, Président du Conseil Exécutif de Corse
Monsieur Jean Felix ACQUAVIVA Président de l’Office des Transports de Corse Madame Carole DELGA Présidente de la Région Occitanie
Monsieur Renaud MUSELIER Président de la Région PACA Monsieur Benoit PAYAN Maire de Marseille
Madame Martine VASSAL Présidente du Département des Bouches du Rhône Mesdames Messieurs les Députés de Corse, Occitanie et PACA

(*) les pavillons internationaux comme le Registre International italien mettent fin à l’obligation de contrats de travail d’engagement maritime de droit français à bord pour tous les marins embarqués, et à l’interdiction d’avoir recours à des sociétés de« Manning » en lieu et place del ’armateur, pour les remplacer par des équipages pouvant être issus d’extra-communautaires à 75% et à 25% des 28 pays de l’Espace Économique Européen, sur le principe du moins disant social avec des contrats au voyage ou à l’embarquement, en précarité permanente.
En réciprocité avec les autres pays de l’Union Européenne la loi française qui a créé le R.1.F l’a interdit sur les lignes régulières à passagers entre tout port de l’Union Européenne et des pays du Maghreb (Algérie, Tunisie, Maroc), il n’est donc pas normal d’autoriser son équivalent italien dans les ports français sur ces lignes, comme au cabotage national ou intra-communautaire.
   

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