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Municipales 2026 : Position de l’URC Paris-IDF

mercredi 11 mars 2026 par URC IdF

Les élections municipales ont lieu dans un pays marqué par un processus de fascisation et d’offensives répétées contre l’ensemble des droits sociaux.

Dans le même temps, la crise de légitimité du système atteint des sommets, et bon nombre de travailleuses et travailleurs, de jeunes, de privés d’emploi et de retraités, savent parfaitement que quel que soit les résultats à la sortie des urnes, la vie quotidienne comme les conditions de travail ne vont pas durablement s’améliorer.

Aussi, les marges de manœuvre des mairies et collectivités sont de plus en plus faibles du fait des restrictions budgétaires ; et le droit bourgeois perdure quel que soit la couleur politique en place : il est par exemple impossible d’exproprier des logements vides et vacants pour faire en sorte que personne ne dorme à la rue. La grande majorité des maires et de leurs équipes sont des gestionnaires insérés dans les rouages d’un État austéritaire et autoritaire au service des plus riches.

Dès lors, l’URC Paris-IDF a décidé de ne pas soutenir une liste en particulier. Elle met toutefois en avant quatre marqueurs forts de détermination qui doivent guider l’engagement dans ces élections :

1.
Avoir des élus de combat issus de la classe travailleuse au sein des conseils municipaux, ainsi que des villes à « gestion ouvrière » et populaire. Ces villes doivent mettent en œuvre des politiques sociales et progressistes pour améliorer concrètement le quotidien des gens, y compris en agissant en dehors du cadre institutionnel.
De plus, ces mairies doivent donner un maximum de pouvoir aux habitant·es, notamment dans les quartiers, afin qu’ils et elles prennent en main leur destin sans délégation paternaliste. Dans ce cadre, ces « pansements » doivent être clairement dirigés contre l’ordre social capitaliste injuste.
2.
Un engagement de la liste à lutter contre les crimes et violences policières, contre le contrôle au faciès, le racisme, et pour le combat pour la vérité et la justice envers les victimes.
3.
La position de la liste par rapport à la politique du gouvernement. Nous devons demander des actes concrets : refus du budget du gouvernement, refus de la désindustrialisation, refus de la casse de la sécurité sociale, refus des attaques contre les services publics, refus de la criminalisation du mouvement social et donc soutien à celles et ceux qui sont poursuivi pour avoir défendu leur emploi, leur entreprise ou simplement avoir dénoncé le génocide en Palestine.
4.
La position de la liste par rapport à la paix, à l’économie de guerre et le refus de l’engagement de la France dans la 3ème guerre mondiale que l’OTAN, l’UE et le gouvernement nous présentent comme inéluctable. Il nous faut exiger, non une position de principe, mais un engagement fort dans le large mouvement de la paix qui seul peut arrêter la course à la guerre : refus des ventes d’armes, engagement concret pour la reconversion des fabriques d’armement, engagement dans BDS, etc.

C’est au vu de la position concrète des équipes et non des seules déclarations de telle ou telle tête de liste, que nous appelons chacun·e à se déterminer en fonction de sa réalité locale, en votant ou en refusant de voter. Quel que soit son choix, ne succombons pas aux sirènes politiciennes et ayons en tête que seul le peuple sauve le peuple.

   

Messages

  • 1. Municipales 2026 : Position de l’URC Paris-IDF
    11 mars, 21:52 - par varache


    Salut camarades,
    Globalement je suis assez d’accord mais je voudrais dire deux choses :
    Vous évoquez le risque de 3ème guerre mondiale, c’est effectivement un risque énorme mais vous n’evoquez pas l’autre risque énorme qu’est celui de l’extrême droitisation mondiale et le risque du RN chez nous, que ce soit au niveau national que municipal. C’est dommage car cela donne une autre tonalité aux discours et aux actes. Ce qui permet d’avoir un positionnement plus politique et plus exigent.
     j’ai bien conscience qu’à la lecture des quatre exigences, cela permet de faire un premier tri sur les tendances politiques. Un premier tri seulement car sur Paris il y a deux partis qui répondent à ces demandes, le Pcf et Lfi. Or comme vous savez le PCF a fait alliance avec le PS qui pour le coup, en dehors du fait qu’il ait encore une fois trahi ce qui interroge sur la position du Pcf, celui-ci ne répond pas à ces exigences.
    Le fait que vous ne preniez pas position clairement m’étonne et me déçois un peu camarades. A mon avis si on est d’accord pour faire le constat que la période que nous vivons est très dangereuse avec le risque de guerre généralisée et le fascisme aux portes du pouvoir, on ne peut qu’avoir un propos radical, percutant et très exigent.
    Fraternellement
    Pour votre info j’ai été au Pcf de 1979 à 1997 (Robert Hue), puis de 2008 à 2020 (Roussel).

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