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Bombardement de l’île de Kharg et révélations timides sur des pertes

samedi 14 mars 2026 par Strategika5100

La guerre majeure déclenchée par Israël et les États-Unis le 28 février 2026 contre la République Islamique d’Iran s’est transformée, aujourd’hui 13 mars 2026, en un cauchemar absolu pour les initiateurs de cette guerre. C’est absolument le pire cauchemar avec des pertes à une échelle jamais atteinte jusqu’ici.
Les informations qui nous parviennent de la région laissent entendre que cette guerre est à la fois un piège, un bourbier et une trappe de la mort desquels les États-Unis et Israël mais egalement leur alliés, n’en sortiront jamais indemnes.

Némésis

Les États-Unis d’Amérique sont confrontés à d’importantes tensions économiques et sur le marché du travail alors qu’ils sont engagée dans un conflit international majeur de très grande ampleur.
Depuis le début de la guerre en Iran il y a moins de 15 jours, plus de 2 trillions (2000 milliards) de dollars de capitalisation boursière ont été perdus aux États-Unis.

Washington est empêtré, tant sur le plan militaire que diplomatique, dans un conflit avec l’Iran, qui a déjà fait perdre des milliers de milliards de dollars en valeur boursière en quelques jours sans compter les pertes en systèmes d’armes sur le théâtre des opérations.

L’État profond français, qui a été de toutes les guerres et tous les coups fourrés dans les zones de conflit lors des trente dernières années, se montre fort enthousiaste à seconder les États-Unis et Israël dans cette guerre, risquant ainsi d’accélérer l’effondrement économique de la France en deçà d’un seuil de non retour.

Seuls les Britanniques, de par leur grande expérience dans la stratégie des empires, semblent conscients de ce piège mortel mais ne peuvent pas dire non à Washington et aux puissants lobbies pro-israéliens en Occident.

Israël a mis en péril les principaux pays dits occidentaux pour un messianisme paranoïaque.

Netanyahou vient de le répéter aujourd’hui en public haut et fort : il veut forcer le retour du Messie en declenchant une guerre mondiale. Un Messie qui ne viendra pas. Les États-Unis se retrouvent dans une situation critique. Cette situation illustre le dilemme classique « les armes ou le beurre », dans lequel les dépenses de guerre et les chocs sur les marchés exacerbent les vulnérabilités internes sous-jacentes, ce qui risque de limiter la flexibilité stratégique et d’accroître la pression politique.

Les principaux pays européens dont les États sont très fortement influencés par Israël à l’instar de la France et de l’Allemagne sont encore plus vulnérables à ce dilemme après l’épuisement de leurs efforts face à la Russie en Ukraine.

Nos sources s’étonnent de la non utilisation de l’arme nucléaire par les États-Unis ou Israël car le seuil critique de leurs pertes pour l’usage de cette arme ultime a été franchi.

Ce n’est donc pas une surprise si le président US Donald Trump a rejeté la proposition du président russe Vladimir Poutine visant à transférer l’uranium enrichi de l’Iran vers la Russie dans le cadre d’un accord destiné à mettre fin à la guerre.

Les pertes subies sont trop importantes pour que Washington n’engage pas la totalité de son potentiel militaire dans ce conflit en vue d’achever l’Iran. Et de fait, la totalité des bombardiers stratégiques US opérationnels participent désormais dans la campagne aérienne de bombardements de haute intensité de l’Iran.

Cela n’empêche pas pour le moment l’Iran de riposter avec des vagues de missiles balistiques et des essaims de drones. L’Iran a désormais lancé 44 vagues successives de frappes contre Israël et ses voisins du Golfe. Les six dernières frappes iraniennes à têtes multiples et à ogives à fragmentation incendiaires sur Israël ont provoqué des dégâts jamais subis depuis 1948.

On ne sait plus où on va. Il semble que cette excursion dixit Trump va emporter tout le monde.

Les bombardements US de grande ampleur sur l’île de Kharg et le port de Bouchehr étaient attendus depuis le début de la guerre majeure en Asie occidentale.

Le détroit d’Ormuz reste de fait fermé en raison du blocus militaire imposé par l’Iran, ce qui précipite une crise énergétique mondiale sans précédent, tandis que les États-Unis intensifient la pression militaire en menant un raid aérien de grande envergure sur l’île de Kharg et en déployant des forces supplémentaires, dans un contexte de diplomatie internationale moribonde et de forte volatilité des marchés.

Cette escalade vise essentiellement la principale source de revenus de l’Iran et sa capacité à exercer son influence dans la région, le moment choisi par Trump pour annoncer ce qu’il a appelé « la plus grande frappe militaire dans l’histoire du Moyen-Orient » ayant été soigneusement calculé afin d’en maximiser l’impact géopolitique et sur les marchés boursiers.

En ciblant l’île de Kharg, les États-Unis veulent que l’Iran abandonne le blocus du détroit, sous peine de voir son atout économique le plus vital réduit à néant.

Dans un autre registre toujours lié à ce conflit, la perte d’un avion ravitailleur KC-135 Stratotanker au-dessus de l’Irak occidental, revendiqué officiellement par des groupes paramilitaires irakiens pro-Iran (lesquels revendiquent un second avion KC-135 qui aurait atterri en Israël) ont été précédés par la perte de cinq avions similaires sur la base aérienne US de Prince Sultan en Arabie Saoudite.
Le Wall Street Journal a confirmé le ciblage des avions de ravitaillement en vol de l’US Air Force en Arabie Saoudite par des missiles iraniens.

Les États-Unis sont tentés par une opération amphibie sur le littoral iranien jouxtant le Koweït et on observe des mouvements dans ce sens.

La destruction ou les dommages infligés aux radars au sol du dispositif de défense balistique protégeant Israël en Jordanie et en Arabie Saoudite a considérablement intensifié le rythme des opérations des systèmes de détection et de contrôle aéroportés E-3 Sentry (AWACS) au-dessus du Moyen-Orient.
Les AWACS survolent en nombre sans précédent la Jordanie, le nord de l’Arabie saoudite, le sud de l’Irak la Méditerranée orientale.

Ces opérations reposent sur des ravitaillement en vol continues toutes les 4 à 6 heures. Les AWACS ne peuvent remplacer les THAAD détruits.

La guerre ne semble pas prête de s’arrêter avec ou sans l’ile de Kharg et même en cas d’une tentative de débarquement amphibie US.


Voir en ligne : https://strategika510.com/2026/03/1...

   

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