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Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur

samedi 8 juillet 2017 par Bureau ANC

Une note du bureau de l’ANC sur laquelle chacune et chacun est appelé à s’exprimer...

La période électorale qui s’achève laisse le camp « progressiste » KO debout et en plein désarroi.
Bien sûr certains peuvent se rassurer à bon compte et parler de progression sans précédent de leur représentation à l’assemblée nationale ce que n’ont pas manqué de faire respectivement Pierre LAURENT et Jean-Luc MELENCHON ou se réconforter avec des actes posés par les députés élus comme par exemple le juste refus de siéger à Versailles. Mais la réalité oblige à analyser les choses dans leur intégralité en gardant, comme le disait Gramsci, « le pessimisme de la raison et l’optimisme de la volonté ».

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Si on regarde en voix ce qui s’est passé et les évolutions 2012/2017 aux seules présidentielles, et sans remonter plus loin, on observe :

Résultats 1er tour France ENTIERE
Forces 2012 2017 Comparatif
PS 10 272 705 2 291 288 -7 981 417
FDG puis FI 3 984 822 7 059 951 +3 075 129
NPA + LO 613 708 626 889 +13 081
PS + FDG, puis PS + FI 14 871 235 9 978 128 -4 893 107

S’il y a une progression en voix du vote Mélenchon de plus de 3 millions de voix elle est loin de compenser la perte en voix du PS, près de 8 millions de voix !

Si on regarde au niveau des quartiers populaires, une étude faite sur 20 000 électeurs de 21 quartiers populaires de Marseille confirme ce chiffre auquel s’ajoutent deux données qui n’apparaissent pas dans les résultats nationaux :
- Une augmentation du refus de vote de 10% qui touche particulièrement les cités les plus pauvres : plus on est pauvre, moins on vote et qui fait que dès le 1er tour de la présidentielle on a battu des records d’abstention dans cette partie de l’électorat. C’est bien l’électorat qui a le plus intérêt au changement qui s’est détourné du vote sans doute parce qu’il ne s’est pas retrouvé dans les candidatures en présence. Et on parle bien des présidentielles.
- Si on additionne dans ces quartiers le score Hamon + Mélenchon on est très en-dessous du score du seul Hollande de 2012, le même phénomène qu’au plan national mais amplifié… On le pressentait, mais les chiffres tendent à le démontrer, les quartiers populaires, la partie la plus écrasée de la classe ouvrière, ne s’est pas appropriée les débats de cette campagne.

Il y a cependant bien eu une dynamique du vote Mélenchon qui a drainé en particulier des jeunes et des syndicalistes et il nous faut la prendre en compte et non s’opposer systématiquement à elle comme si elle était le principal concurrent du courant communiste auquel nous appartenons. Pour autant nous devons aussi rester lucides sur le fait qu’elle est loin de faire reculer l’abstention ni de compenser la fuite vers Macron d’une grande partie de l’électorat socialiste, en particulier là où en 2012 le vote utile avait joué contre Sarkozy. Ce coup-ci le vote Mélenchon est devenu le vote utile mais sur quelle adhésion au programme ?
L’augmentation de l’abstention aux législatives en particulier chez les électeurs de Mélenchon à ce dernier scrutin répond à cette question et montre le désarroi de cet électorat devant la division des forces qui le soutenaient. Quand on a voté aux législatives on a souvent plus voté de manière intuitive pour le mouvement du candidat de la présidentielle, dans le sillage d’une dynamique constatée, que pour un programme que l’on pouvait discuter pied à pied et mettant en lumière l’intérêt qu’il y avait à choisir entre le PCF et la FI. Pour autant, quoiqu’on pense de la responsabilité des divisions, quand des candidatures PCF pourtant connues se trouvent devancées (parfois largement) par des candidatures inconnues de la FI, il est un peu facile de s’en prendre à ce mouvement au lieu de s’interroger sur les causes de ce phénomène auquel elles renvoient.

En tout état de cause, le taux d’abstention record obère grandement la légitimité de tous les élus quels qu’ils soient et appelle à l’humilité. Partout, si on prend en compte le score par rapport aux inscrits, les députés élus n’ont pas la confiance de la majorité des électeurs.

Mais les chiffres ne disent pas tout

Ce que les chiffres ne disent pas mais que divers échanges, lieux de débats, les réseaux sociaux et parfois même des initiatives syndicales, et ce bien avant le premier tour des présidentielles, ont montré, et que la campagne des législatives a aggravé, c’est l’état d’esprit des militants…
- C’est le premier élément problématique dans la situation actuelle. Des camarades de manifs, s’invectivent et font preuve d’un tel rejet de l’autre, qu’on en arrive à se demander s’ils n’en n’ont pas oublié l’essentiel quand on voit la place que prend l’expression de ce rejet alors que l’essentiel de nos coups devrait porter contre le capital. Cela touche des militants PCF face aux insoumis, mais aussi des militants PCF entre eux et parfois même des insoumis entre eux…Dans ces conditions comment résister face au bulldozer que le capital veut nous imposer ? La classe ouvrière a plus que jamais besoin de son unité pour résister aux mauvais coups. Dans cette unité le rôle des militant-e-s est essentiel. Pas une unité de façade basée sur des tactiques électorales, mais une unité de lutte entre travailleurs confrontés aux mêmes mauvais coups.

Quand il est question d’unité ce n’est pas à cela que nous assistons. Nous voyons tout à la fois : une direction du PCF qui rêve de construire une nouvelle « force de gauche » avec une partie des rescapés du radeau socialiste et celles et ceux qui veulent nous refaire le coup de la gauche plurielle, des camarades de ce parti qui s’accrochent à la bouée PCF comme si elle avait encore la ligne politique qui a fait son ancrage populaire jusque dans les dernières décennies, d’autres qui veulent un retour à un passé qui ne reviendra pas et celles et ceux dans la France Insoumise qui croient qu’ils vont remplacer d’un seul coup d’un seul les forces existantes, organisées ou non et veulent tout balayer….Dans cette situation comment construire ensemble ? Dans ces conditions les appels à l’unité pour les législatives, y compris le nôtre, étaient voués à l’échec…

- Le deuxième élément problématique est que ces invectives ne portent pas en général sur le programme (ou alors à la marge) mais sur la stratégie (et même tout simplement souvent sur la tactique) électorale et/ou sur la personne de Mélenchon (voire des questions de personnes), ses écarts de langage et sa volonté de construire un nouveau mouvement dans l’espace politique national…Et les rares arguments échangés sur le programme ne sont souvent pas très convaincants pour les révolutionnaires qui essaient d’inventer le socialisme de notre temps.

On doit à la vérité de dire que si le PCF avait eu un candidat aux présidentielles, et que celui-ci soit allé jusqu’au bout (ce qui n’est pas certain quand on voit les appels du pied constants de Pierre LAURENT à HAMON et JADOT jusque dans les dernières semaines de la campagne), il n’est pas sûr que son programme ait été plus révolutionnaire que celui de la France Insoumise (qui lui ne l’était pas !) en particulier sur les questions de l’appropriation sociale et des nationalisations, sur celles de l’Europe et de l’Union européenne et sur les questions internationales en général. En 2017 l’étiquette PCF ne garantissait pas le caractère communiste de la candidature et du programme qu’elle aurait porté. De même, quand on voit que dans nombre de circonscriptions, avant même la présidentielle, il y a eu des accords tacites ou explicites entre le PCF et le PS, qu’il y a même eu aux législatives des bulletins de vote PCF, intitulés « les communistes avec Hamon » on peut se dire que le débat n’opposait pas d’un côté les révolutionnaires et de l’autre les réformistes…

Evidemment les choses en seraient allées tout autrement si dès janvier 2016 la direction du PCF avait refusé d’aller à la primaire et avait décidé d’aller à l’élection sur la base d’un programme de rupture véritable avec le capitalisme ce qui aurait nécessité de porter un regard critique sur l’évolution (pour ne pas dire la dérive) de l’orientation et les stratégies antérieures. Là il y aurait eu, dans le cas du maintien de la candidature MELENCHON une discussion programme contre programme, sur ce que cela veut dire d’être révolutionnaire dans le monde d’aujourd’hui et les débats sur la stratégie auraient eu un tout autre fondement.

On peut comprendre l’exaspération de militant-e-s sincères devant les outrances ou les comportements des uns et des autres, mais il faut analyser ce qui fait qu’on en est arrivés là. Pourquoi des gens qui militaient naguère au coude-à-coude se considèrent aujourd’hui comme des adversaires tout en ayant le même ennemi de classe déclaré ?

En l’absence de cette analyse mais aussi d’une réflexion sur quelle forme d’organisation aujourd’hui : parti ou mouvement ? Quel positionnement d’une organisation ou d’un courant communiste dans ou à côté d’un mouvement qui s’affirme progressiste ? En cette absence l’essentiel de l’expression s’est faite à partir de réflexes (souvent plus que de réflexion !) de militant-e-s attaché-e-s au mouvement ou à l’organisation dans laquelle ils se reconnaissaient. Du fait de ce manque de clarté politique, les désaccords et les invectives entre PCF et FI sur les candidatures aux législatives s’ils sont apparus comme une question primordiale pour les convaincus sont apparus incompréhensibles et totalement hors de propos devant la menace « macroniste » pour une grande masse d’électeurs et parmi eux nombre de militants qui les ont alors renvoyés dos à dos.

Faut-il réformer le capitalisme, être keynésien comme l’a indiqué Mélenchon ou bien le projet révolutionnaire communiste est-il encore d’actualité et à réinventer à l’aune de notre temps…ce que personne n’a dit durant cette campagne électorale ? On peut et on doit pouvoir débattre de cela en toute sérénité entre compagnons de manifestations. Oui ou non le communisme est-il toujours la jeunesse du monde ? Pour nous la réponse est claire c’est oui et notre Manifeste pose cette idée comme base de rassemblement pour celles et ceux qui veulent changer de société.

Qu’est-ce que cela veut dire en termes d’idées, de vision d’avenir, de perspective révolutionnaire qu’être communiste aujourd’hui ? Affirmer qu’on va pouvoir faire du carcan de l’UE un espace social dont les travailleurs seront les souverains c’est soit mentir, soit se tromper. Ne pas poser la question de la réappropriation sociale 100% publique, c’est accepter la domination du capital. Continuer à croire ou faire croire qu’on peut « rassembler la gauche » comme n’a jamais cessé et continue de le faire la direction du PCF ce n’est ni poser la question des contenus de classe, ni voir ce qu’est le PS, frondeurs compris, ni entendre la demande de la classe ouvrière de notre temps.

Plus que jamais reconstruire

Depuis les décennies 1980/2000 le PCF n’a cessé de s’affaiblir numériquement, idéologiquement et par voie de conséquence en dynamisme militant. Ce fait ne s’est jamais démenti malgré la présence en son sein de communistes qui se sont courageusement opposés à cet affaiblissement. En 2014, 14 ans après le congrès de Martigues et l’appel « Nous assumons nos responsabilités » l’appel « (re)construire » était lancé. Depuis le premier appel, force est de constater qu’en l’absence d’espace, d’association, d’organisation en un mot d’une parole nationale commune, l’émiettement s’est poursuivi et le courant communiste n’en est pas sorti grandi.
C’est prenant en compte ces éléments et en ayant conscience des incontournables limites d’un cartel d’organisations, que l’ANC a été créée.

Dès le départ, le principe de la double affiliation a été acté dans nos statuts afin que l’espace national de discussion et d’expression que constitue notre association ni ne soit entravé par l’existence de multiples groupes locaux ou partis nationaux se réclamant du communisme ni ne soit vécu par eux comme un adversaire. Avancer sur des idées, être le courant communiste qui donne un point de vue afin de peser dans le débat politique national est plus que jamais d’actualité voilà notre volonté. Il appartient à ce courant non pas de s’opposer sans discernement à toutes celles et ceux qui ne s’en réclament pas mais à tous moments, sur la base de ce que nous pensons, de lutter pour gagner des majorités d’idées susceptibles de faire aller le monde dans le sens du progrès social, de la justice et de la paix.

Notre but n’est pas de mettre l’accent sur ce qui divise, mais sur ce qui rassemble afin d’avancer vers la société que nous voulons.

Un an et demi après sa création, notre tâche est plus que jamais d’actualité. Le dos au mur nous sommes confrontés à la nécessité de participer à donner corps à la pensée communiste de notre temps. C’est à cela que nous allons continuer de nous atteler en diffusant partout notre Manifeste mais aussi en franchissant une nouvelle étape :

créer dans un maximum d’entreprises, de quartiers, de localités ou de départements des sections de l’ANC.

Déjà plusieurs départements s’engagent dans ce sens et cela ne sera pas sans conséquence y compris en termes de finances locales, nationales et d’adaptation de nos statuts lors d’une prochaine assemblée générale qui reste à fixer. Nous vous tiendrons prochainement du calendrier d’initiatives prévues. Plus que jamais il appartient à chaque membre de l’ANC de prendre des initiatives pour que celle-ci puisse avoir un ancrage local et en particulier chez celles et ceux qui souffrent le plus du capitalisme : le monde du travail, du chômage, de la précarité, celles et ceux qui sont victimes de toutes les discriminations dont le capitalisme a besoin pour asseoir son pouvoir.

Diffusons aux portes des entreprises et dans les quartiers populaires, organisons des réunions publiques, exprimons-nous sur les luttes locales ou nationales non seulement pour les soutenir mais pour proposer un prolongement politique à celles-ci, soyons avec notre identité de tous les combats pour la paix et la solidarité internationale.

La tâche est d’ampleur. Elle nous engage toutes et tous. Plus que jamais, dans un monde promis à la barbarie capitaliste, « assumons nos responsabilités » avec tout « l’optimisme de la volonté ».

Le 5 juillet 2017
Le bureau de l’ANC


Voir en ligne : ANC

   

Messages

  • 1. Ma contribution au débat initié par le Bureau de l’ANC DE FRANCE
    8 juillet 2017, 20:44 - par Dominique F. Dionisi


    Ce qui suit est ma contribution au débat général portant sur les responsabilités respectives du recul, en nombre de voix comme en %, de la FI et du PcF (sans oublier LO et le NPA). À mon humble avis, nous ne pouvons nous limiter à une distribution de "bons points" et de "Vous me ferez 100 lignes". Les leaders (souvent imposés par une fausse démocratie interne) de toutes les composantes de cette Gauche qui ne demande qu’à s’exprimer avec force, doivent "rendre leur tablier". Qu’il s’agisse de la FI, du PcF, du PG comme de toutes les chapelles groupusculaires, ils doivent tous se retirer.
    Les comportements infantiles, dignes de chamailleries de cours de récréation, de celles et ceux qui prétendent - du haut de leurs piédestaux de "dirigeants nationaux" - parler au nom du peuple doivent cesser.
    Ils et elles se sont suffisamment ridiculisés depuis de longs mois et jusqu’à maintenant encore.
    De ce passé là, faisons table rase.
    Les cuisines électorales doivent cesser de nous proposer des mets frelatés.
    Moi, mes questions (et mes attentes) sont simples et directes.
    Je les soumets "en vrac", comme elles me sont venues à l’esprit et chacune est aussi importante, à mes yeux, que celles qui la suit ou la précède :
    * Veut-on une France libre et indépendante ? OUI ou NON ?
    * Veut-on sortir de l’Europe, de l’OTAN et de l’Euro ? OUI ou NON ?
    * Veut-on l’application pleine et entière du principe de la Proportionnelle à TOUTES les élections en France ? OUI ou NON ?
    * Veut-on l’élection à la proportionnelle des administrateurs de la Sécurité Sociale ? OUI ou NON ?
    * Veut-on le contrôle plein et entier de la SNCF, de EDF et GDF, du réseau autoroutier national, du réseau fluvial et des activités portuaires nationales, des services hospitaliers par les élus nationaux ? OUI ou NON ? En clair, voulons-nous la nationalisation voire l’étatisation des secteurs essentiels de la vie économique du pays ? OUI ou NON ?
    * Veut-on le retour au Service national obligatoire, entre 18 et 25 ans, pour TOUS les Français(e)s et pour une durée d’un an ? OUI ou NON ?
    * Veut-on l’arrêt total et immédiat de toutes les interventions militaires françaises hors de France ? OUI ou NON ?
    * Veut-on la nationalisation des banques BNP-Paribas, Société Générale, LCL et Crédit Agricole ? OUI ou NON ?
    * Veut-on l’interdiction pour les banques françaises de pratiquer le métier d’assureur privé et vice-versa ? OUI ou NON ?
    * Veut-on l’interdiction pour les Sociétés Mutualistes de pratiquer les métiers de banquiers et d’assureurs ? OUI ou NON ?
    * Veut-on la suppression du Sénat ? OUI ou NON ?
    * Veut-on la suppression de l’élection du/de la président(e) de la République au suffrage universel ? OUI ou NON ?
    * Veut-on l’arrêt total du contrôle par la France des politiques monétaire et économique en Afrique ? Oui ou NON ?
    * Veut-on l’abandon, programmé sur 25 ans, de l’exploitation de l’énergie nucléaire ? OUI ou NON ?
    * Veut-on redonner à la France la place qui fut la sienne, pendant des décennies, dans le monde de la recherche scientifique, de la recherche médicale et de la recherche fondamentale ? OUI ou NON ?
    * Veut-on, OUI ou NON, placer l’enseignement des Arts au même niveau que celui des autres disciplines enseignées dès le « Primaire » et, ce, jusqu’à l’accession à l’Enseignement supérieur ? À ce sujet, il serait bon de supprimer l’appellation de Ministère de l’Éducation Nationale et de la remplacer par Enseignement Public car, comme le disait Victor Hugo : « l’Éducation est de la responsabilité de la famille, l’Instruction c’est la responsabilité de l’État ».
    * Veut-on, OUI ou NON, le remplacement du nom du Ministère de la Culture par celui de Ministère des Beaux-Arts ? Ce qui, au passage, ne serait jamais qu’un retour à ce qu’il était sous le Front Populaire (alors seulement au rang de Secrétariat d’État).
    * Veut-on, OUI ou NON, l’arrêt total de toutes les formes de financement et de subventions par l’État des entreprises d’enseignement scolaire général, primaire, secondaire, supérieur et professionnel ? Actuellement, n’est-il pas scandaleux et d’un cynisme éhonté et insultant d’entendre sur les ondes des radios du Service Public, une publicité pour une entreprise privée d’enseignement général ??!! Acadomia pour ne pas la citer.
    * Veut-on la reconnaissance pleine et entière du vote "blanc" ? OUI ou NON ?

    Alors, si je devais, un jour prochain, être face aux "Politiques" devenus des politicien(ne)s - il y en a dans tous les partis, de droite comme de gauche, grands ou petits, d’extrême-droite comme d’extrême-gauche - je leur dirais ceci : "Mesdames et Messieurs "Les Politiques", on arrête de faire joujou avec les micros et les caméras, on écoute et on met en application CE QUE LE PEUPLE VEUT ET NE VEUT PAS.
    Nous devons expulser le locataire de l’Élysée sans attendre la fin de son bail car si ce n’est pas la Gauche révolutionnaire qui le fait, ce sera l’extrême-droite (FN + LR + divers groupuscules contrerévolutionnaires) poujadiste et populiste qui le fera.

    Ce Napoléon III au petit pied, cette marionnette du MEDEF doit dégager. Et vite !
    Nous devons prendre notre avenir en main, nous-mêmes.

    Dominique F. Dionisi, membre (à jour de sa cotisation pour 2017) de l’ANC DE FRANCE.

  • 2. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    10 juillet 2017, 00:40 - par Alain CHANCOGNE


    RECONSTRUIRE ? NON ! CONSTRUIRE !

    Je partage l’essentiel de la position du BUREAU
    J’ose ici pour le débat relancr ce que j’écrivais au lendemain du second tour sur Face book :
    Pardon de me citer :

    "Pour les COMMUNISTES que nous sommes, dispersés, divisés, "encartés" ou pas, ayant pour certains fait un choix de ralliement à la FI et son chef, pour d’autres, s’arquent-boutanttsur la façade de l’immeuble de la place du Colonel Fabien en train de finir de s’écrouler (avec un PC à moins de 3 pour cent lors de législatives(-u JAMAIS vu )qui ne tient pas qu’aux derniers zig-zags des directions de ces trente dernier années
    ...pour nous TOUS, ..il faudra OSER se poser la question :

    Si l’on veut vraiment CONSTRUIRE un projet d’émancipation
    avec l’abolition du Capitalisme, en processus ou les MASSES FONT l’HISTOIRE dans une lutte des CLASSES tous terrains et en CREANT le Parti révolutionnaire et donc Communiste.. ; ;qu’implique un tel choix de SURVIE de l’Humanité
    .. et si l’on veut donc INNOVER pour GAGNER, ..ne faut il pas se poser la question sur ce qu’"EN COMMUN" il faut revoir, débattre sans crainte de durs affrontements ?
    J’ose le propos provocateur mais que je crois réellement d’actualité :
    AVONS NOUS ETE RELLEMENT"COMMUNISTES" depuis que nous avons choisi à TOURS de construire un PC...qui , dit à gros traits , ne retenait du MARXISME que ce que LENINE et ses compagnons avaient, dans des conditions particulières de la période révolutionnaire des années 17-20, considéré comme obligeant-et parfois ave quelles méthodes—...à COMBATTRE l’apport , par exemple, de communistes LIBERTAIRES, ?
    - Ce qui ne pouvait que conduire à ce que l’on a appelé le"marxisme-léninisme" .et l’importation chez nous et dans les pC le modèle du"communisme de guerre" tel qu’il était construit en URSSpour cause essentielle de menées CONTRE-REVOLUTIONNAIRES intérieures ET EXTERIEURES !
    .Combiné avec "Que faire"(pour ce qui est du PARTI et de sa forme, son fonctionnement, son rôle) ont été ainsi crées les conditions de LUTTER avec des repères de , BIBLE hors de laquelle, "nous" ne reconnaissions aucune vertu à ce qui pouvait aussi exister d’intelligence collective , pour que COMMUNISME et sa racine "COMMUN" constituent une visée qui soient un "bien COMMUN" à notre CAMP, à notre CLASSE ?
    En fait, l’enjeu n’est pas de"changer ou pas de nom" ,un parti MORT , de repeindre en rouge les ruines d’un passé glorieux , de proposer au travailleurs de rejoindre l"e PARTI", qu’ils considèrent qu’il n’est plus le leur !

    La question c’est de pouvoir tenter une confrontation sans merci entre COMMUNISTES , jeunes, syndicalistes, militants associatifs , qui soit autre chose qu’un espèce de conclave du PCF , qui , pardon pour mes amis adhérents, ne peut pas INTERESSER, MOBILISER, MUSCLER les LUTTES et INSTILLER l’ESPOIR de Changement radical de SOCIETE !

    C’est pourquoi je m’en prends à ce terme de"RECONSTRUIRE"
    Qui séme le doute et la méfiance chez tous ceux qui ont BESOIN de CONSTRUIRE, !

    Apportant vraiment ce que nous avons en COMMUN..mais qui nécessite qu’on"s’explique"
    , Personnellement, je ne crois pas pouvoir partager tout ce qui supposerait de continuer à se référer à un passé qui a connu une histoire de contradictions à TRAVAILLER..."


    A cette prise de position datant de quinze jours, j’ajoute que selon moi :

    , sans revenir sur ce qu’est AUJOURD’HUI la CRISE SYSTEMIQUE de ce CAPITALISME dit"mondialisé" (il le fut toujours !!)

    - , sans fouiller ce que sera l’APPROPRIATION SOCIALE des grands moyens de production et d’échanges(et non pas en polémiquant sur l’étendue de "nationalisations" , terme que je rejette car il conduit à ne pas INVENTER le besoin de DEPOSSEDER les CAPITALISTES en "travaillant" les questions de quel type de PROPRIETE NON ETATIQUE, les propositions de véritable DEMOCRATIE dans la sphère de production, de "services" , de secteurs financiers )
    ....., sans tout cela (et la liste n’est ps exhaustive)on ne pourra pas donner une esquisse de VISEE du TYPE de SOCIETE COMMUNISTE que nous entendons AIDER à naitre, dans la lutte de classes TOUS TERRAINS !


    SI la forme de l’organisation COMMUNISTE à CREER ne saurait être prédéterminée
    ( je plaide pour la forme PARTI) , il nous faut mettre à plat sans tabous les questions de quel TYPE d’ORGA , aujourd’hui (nous ne sommes plus en 1920) peut donner ENVIE de Construire un COLLECTIF en rupture avec ce qu’ aura été, pour nombre d’entre nous, un espèce de "prêt à porter" ou DEPUIS TOUJOURS la verticalité a imposé une primauté d’nqlyse et DEISIONS...au"groupe dirigeant"

    Bien entendu les questions du pluralisme des forces progressistes suppose aussi de dire pourquoi nous ne sommes pas ( ou "nous ne sommes plus ..) de"GAUCHE" mais..communistes !
    Ce sont ,en vrac et avant quelques jours de repos , mes remarques personnelles ..à cette heure..
    En regrettant que nous soyons peu nombreux à nous EXPRIMER sur ce site

    Pour faire un peu lourd je conclurai en disant :

    ...que certaines positions pro-mélenchoniennes , ou à contrario furieusement anti F.I, (souvent adossées à des réactions qui nous font trop souvent analyser la situation politique en nous référant TROP aux zigs et zags d’un Parti qui devrait avoir l’humilité de reconnaitre qu’il n’est PLUS ,s’il le fut !- COMMUNISTE,
    .. que ce poids d’un héritage militant dont nous assumons pour beaucoup les heures de gloire et les lamentables dérives social démocrates(PCG par exemple,-métastase de notre rapport à l"UNITE" de sommets entre SFIO et SFIC -PC ou PS / PCF-), en umot ce qui a été NOTRE HISTOIRE, pèsent lourdement sur le besoin, selon moi, de prendre acte que , si du passé, nous ne saurions faire table rase.., CONSTRUIRE supposera un travail personnel et collectif pour qu’on avance !

    Pour qu’on donne"envie" à des jeunes, à des militants déboussolés, de rejoindre notre ANC ou mieux dit de se JOINDRE..à nous , sans passeport s ni CV

    Cordialement
    A.C

  • 3. Une hauteur de vue suffisante pour voir 2007 avant 2012 et 2017
    11 juillet 2017, 17:39 - par Guillaume Suing


    Il parait effectivement plus qu’urgent de « prendre de la hauteur » après cette longue séquence électorale, et pour cela les chiffres parlent d’eux-mêmes… si la hauteur est suffisante. Plus être plus précis, il faut avoir en vue les résultats catastrophiques du camp antilibéral non pas en 2012 mais en 2007 : à l’époque c’est la multiplicité des candidatures de rupture avec le social-libéralisme PS qui a déterminé leur échec commun, malgré la victoire populaire historique, deux ans plus tôt, contre le référendum sur le TCE.
    En 2012, le score d’Hollande au premier tour n’a rien d’un vote PS classique : il faut observer le résultat déjà spectaculaire du Front de Gauche (11%), traduction dans les urnes de la bataille fraîchement gagnée contre le TCE, MALGRE la très forte dynamique d’un funeste « vote utile » CONTRE Sarkozy (c’est-à-dire pour une grande majorité des électeurs éloignés du combat politique, effrayés d’un scénario Sarko bis). C’est cela le vote Hollande au premier tour de 2012, dans le cadre d’un quasi-référendum anti-Sarko.
    Aujourd’hui, avec une abstention plus faible au premier tour et une dynamique FI incontestablement très efficace, le vote PS « d’adhésion » récolte le résultat que l’on sait : il est résiduel. Il est à terre, même s’il n’est toujours pas mort.
    19.5% de vote FI en 2017, et 11% aux législatives (7% en 2012, donc solidité du mouvement MALGRE une abstention record !) il faut prendre cette hauteur pour en mesurer les avancées concrètes, et les significations politiques pour nous, communistes sincères.
    - La FI obtient confortablement un groupe parlementaire malgré une candidature adverse du PCF (sauf pour JLM lui-même, mais dans une circonscription où le maintien du PCF n’aurait pas changé la donne au final), tandis que la quasi totalité des députés PCF n’ont gagné que grâce au désistement de la FI.
    - Il obtient un vote record, populaire, qui infléchit provisoirement la poussée fasciste qu’on pensait inexorable. Combien aurait obtenu Le Pen au premier tour sans cette dynamique alternative à gauche ?
    - Ces scores reposent sur l’élargissement de l’électorat dans les quartiers populaires abstentionniste (y compris aux législatives, et sans confondre le « vote utile » PS de 2012 avec des électeurs réellement cartés PS !), aux jeunes, aux militants, aux citoyens en colère dégoûtés par l’UE, etc. Ils sont objectivement la traduction électorale, avec quelques nuances, du front militant contre la loi travail l’année dernière, et de la colère populaire qu’elle a déchaîné.
    - Ils montrent qu’on ne décrète pas une dynamique de rupture avec le capitalisme sans rupture nette et préalable avec le social-libéralisme incarné par le PS fût-il « hamonisé » (par la seule peur de la dynamique insoumise à sa gauche) sous la forme d’un front aux objectifs bien plus clairs que ceux du FdG en 2012 (ne serait-ce que vis-à-vis de l’UE).
    - Le groupe des députés insoumis, qui ne sont pas communistes, remettent pourtant à l’ordre du jour des traits politiques objectivement hérités du PCF du Congrès de Tours et que nous connaissons bien, tant ils ont été inlassablement critiqués par les anticommunistes : discipline des votes autour d’une ligne politique, maintien d’une ligne anti-UE courageuse (histoire du drapeau européen à l’Assemblée), combat pour une souveraineté nationale sans laquelle aucune politique de gauche ne pourrait être appliquée en France, capacité à se faire entendre sur un mode « marchaisien ». On ne peut accuser des sociaux-démocrates de gauche de ne pas être communistes, par contre on peut reprocher à ceux qui s’affirment communistes d’être dans les faits sociaux-démocrates. C’est ainsi, et non sur des commentaires formels, qu’on combat en tenant compte de nos forces actuelles, la sociale démocratie devenue social-libérale et eurocrate.
    - Cette ligne est pourtant encore celle d’un front, et non d’un parti structuré (puisqu’il contient aussi de nombreux communistes soit dit en passant) où des positions contrastées peuvent exister et doivent être appuyées par les communistes sincères. On peut prendre l’exemple de François Ruffin qui en préservant le lien avec le PCF peut éviter à ce dernier la tentation d’un front oppositionnel pro-UE avec Hamon et les Verts par exemple. On peut aussi citer la camarade Danielle Obono qui défend une ligne résolument anticoloniale, anti-impérialiste et antiraciste conséquente (objectivement celle du PCF des premières heures), et que nous autres communistes, devons soutenir par tous les moyens face aux foudres médiatiques.

  • 4. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    15 juillet 2017, 12:03 - par Place au débat


    Chères et chers camarades,

    Une note du bureau de l’ANC (dont je ne suis pas membre) et des
    commentaires qu’elle a suscités m’ont été adressés dans un courriel
    intitulé "Nous qui voulons rompre avec le K". Mes préoccupations sont
    peut-être éloignées de ces camarades mais, au risque de surprendre,
    voilà ce qui, aujourd’hui, me semble important.

    Quand plus de 90 % du peuple de France vit de la vente de sa force
    de travail —même si c’est au titre d’« entrepreneur »—, quand
    l’intelligence artificielle se prépare à prendre sa place en grand dans
    l’activité humaine, c’est que la base matérielle est mûre pour changer de
    mode de production.

    Un mode de production c’est, tout à la fois, une base matérielle et une
    superstructure, les idées. Or la superstructure, les hommes et les femmes
    qui forment le peuple de France, est elle aussi en pleine évolution.

    Avec l’élection présidentielle, le clivage gauche-droite (dont chacun
    constatait l’inanité) a été remplacé par le clivage base-sommet, autrement
    dit : exploités-exploiteurs.

    En refusant de prendre part à l’élection présidentielle, le peuple de
    France a signifié à l’« élu » qu’il n’avait aucune légitimité pour le
    représenter. Sauf à refuser de faire de la peine à l’« élu », ne serait-il pas
    juste que les luttes prennent bien en compte cette donnée capitale ? Peut-
    on oublier que le « non » du peuple français en 2005 a été transformé en
    « oui » par nos élites de droite et de gauche ?

    L’expérience du peuple c’est que les élections sont le moyen de mettre
    des oligarchies au pouvoir. Il serait peut-être bien de réserver les
    votations pour choisir les idées, la Constitution, les lois, et de tirer au
    sort les représentants du peuple : réglés les problèmes de quotas femmes,
    hommes, ouvriers, employés, patrons, actifs, retraités, rentiers, etc., avec
    le tirage au sort la représentation est proportionnelle.

    Alors que la politique austéritaire de nos gouvernants vise à faire
    supporter au peuple de France la baisse du taux de profit chère à Marx,
    les communistes peuvent-ils aider le peuple à adapter la superstructure
    à la base économique pour sortir du mode de production capitaliste ?
    Sans doute. A condition de voir la nouveauté de la situation et ce dont
    elle est porteuse, à condition de de ne pas rester obnubilé par les élections
    et de vouloir y enfermer le peuple : il ne faut pas confondre voie
    démocratique au changement et voie parlementaire.

    Les communistes pourraient essayer de se rassembler, d’affiner leur
    réflexion sur la situation, de se mettre au service du peuple de France
    (de parti de la classe à parti de la société ?). Ils peuvent aussi continuer
    ce que certains font depuis plus de 2 décennies : écarter ceux qui ne
    partagent pas leur point de vue et vendre les derniers vestiges
    immobiliers comme ils ont vendu l’outil de formation des militants. Le
    peuple de France écrira alors son Histoire sans eux... Malgré eux ?

    En vous remerciant d’avoir pris le temps de me lire, je vous prie de
    croire, chères et chers camarades, à mes sentiments communistes.

    Jean-François Autier,
    ex-membre du PCF 33 (ex-responsable départemental),
    cheminot retraité, hémiplégique et aphasique.

  • 5. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    15 juillet 2017, 12:07 - par Place au débat


    David NOËL Conseiller municipal PCF d’Hénin-Beaumont

    Ni sectarisme, ni opportunisme, soyons communistes !

    Pierre Laurent a annoncé la tenue d’un congrès extraordinaire du Parti communiste en 2018. Après la séquence électorale qui vient de s’achever, ce congrès extraordinaire est nécessaire.

    Cette année, nous célèbrerons le centenaire de la Révolution d’Octobre. En 2020, c’est le PCF qui aura cent ans.

    Y-a-t-il une place, y-a-t-il besoin, aujourd’hui et demain d’un parti révolutionnaire du prolétariat, d’un parti pacifiste et anti-impérialiste, inscrit dans la gauche républicaine, humaniste et antiraciste de ce pays, qui contribue à donner aux exploités une conscience de classe et qui offre une perspective politique crédible ?

    Certains pensent que non, que la forme d’organisation partisane appartient au passé, que les mouvements ont aujourd’hui remplacé les partis comme forme d’organisation et que l’apport communiste pourra subsister comme héritage et culture politique au sein du mouvement la France insoumise.
    Ils pourront défendre leur point de vue démocratiquement lors du congrès.

    C’est un point de vue que je ne partage pas. Je suis convaincu de l’utilité et de la pertinence du Parti communiste.

    Un Parti communiste fier de son identité marxiste et révolutionnaire, mais en même temps républicain, humaniste et rassembleur peut fédérer la grande masse des exploités.

    C’est en étant lui-même que le PCF pourra être utile au peuple, à tous les échelons du système démocratique, du local au global.

    Revenons à nos fondamentaux marxistes et à une analyse marxiste des situations face à ceux qui cherchent à nous caricaturer.

    Pratiquer la discipline républicaine entre forces de gauche et le front républicain face au fascisme ne relève pas de l’opportunisme comme les sectaires dogmatiques le pensent.
    L’histoire nous a douloureusement enseigné que partout, l’extrême droite est le pire ennemi des travailleurs et menace les libertés publiques.

    On ne peut pas fixer d’en haut des lignes stratégiques déconnectées des situations locales.
    Le Parti communiste peut légitimement s’engager dans des majorités, mais en y portant son programme et ses valeurs. C’est quand le participationnisme prime sur les convictions que l’on cesse de se comporter en communiste pour sombrer dans l’opportunisme.

    Ni sectarisme, ni opportunisme, soyons nous-mêmes, soyons communistes !

  • 6. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    15 juillet 2017, 12:24 - par Place au débat


    Frank Gaulin syndicaliste Carrefour Port de Bouc
    l’analyse est fidèle à ce que nous constatons toutes et tous. Je la partage quasi entièrement.

    Il est certain que la tâche est d’ampleur lorsqu’on l’aborde dans sa globalité dans ce monde d’ultra-communication ou le cerveau est bombardé, matin, midi et soir de milliers d’informations dans des laps de temps très courts. (on peu le regretter, il n’empêche que c’est comme ça)

    Il faudrait, c’est une suggestion, comme dans les temps anciens (quoique pas tant) réussir à se réapproprier les moyens de propagandes et de communications mais de notre époque pour réinvestir les foyers, les consciences... plutôt que ce ne soit BFM ou Gilles boulou qui "édicte la pensée" chaque soir dans les familles ?
    (il ne reste plus guère que l’Humanité qui parle encore de conflits sociaux et -parfois- de "différence de classe")

    le système médiatico-politique, plus particulièrement audio-visuel est très fortement implanté dans les milieux populaires mais pas que... (ils font passer des messages politiques même au travers d’Emissions culinaires parfois c’est dire !) via des écrans d’ailleurs de plus en plus nets et de plus en plus larges.

    L’image et le son ont donc ainsi vite pris le pas sur la lecture et la réflexion... là aussi, on peut continuer à le regretter, mais à moins de réinvestir aussi "l’éducation nationale" ce sera comme ça pour encore pas mal de temps hélas... (personne ne semblant pressé de revenir à la bonne vieille époque des discours fleuve et des tracts de 20 pages).

    Il nous faudrait inventer et mettre sur pied, un peu comme notre UD13 est en train d’y songer concernant les combats syndicaux, des moyens de com et de diffusion qui touchent plus rapidement le plus grand nombre (Une chaine you tube par exemple ? on a acheté du matériel vidéo -pas encore déballé- pour faire la campagne cgt dans carouf, alors sans trop m’engager au nom des camarades, on peu le mettre à disposition d’autres camarades sur le département qui se sentiraient à l’aise avec ce type de média ?)

    Pour suivre et ressentir aussi, comme tout à chacun "les tendances" du moment, j’ai la crainte, (elle n’engage que moi), que le système médiatique ait fini de faire joujou avec le chiffon bleu-marine pour préférer se redonner le grand frisson avec le chiffon-rouge ? (les photos "grand plans" du baron Empain enlevé à la "une" de paris-Match, le parfum sulfureux des brigades rouges italiennes et de la bande à Bader allemande semblent de nouveau revenir à la mode ?)

    http://www.ina.fr/video/CAA7800323601

  • 7. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    21 juillet 2017, 16:53 - par Place au débat


    Faire naitre un outil de lutte de classe, avec la grille de lecture marxiste comme élément essentiel de référence ,,maintenant qu’il est possible de tirer les enseignements des échecs successifs du mouvement ouvrier : la commune ,la révolution de 1917 avec la mise en orbite d’un capitalisme d’état, et la satellisation de PC vitrifiés par le verrouillage de la parole critique avec comme boussole la référence au dogme,,le culte de la personnalité,les fonctionnements de sommet, le rejet systématique de l’approche dialectique ,l’autisme pour appréhender d’autre analyses, stratégies, différences, (anarchisme,communisme libertaire,voire trotskisme …..)

    Par ou commencer ? l’atomisation des marxistes,dispersés entre divers sigles,et inorganisés,pose la question de l’agrégation de tous dans le même outil.
    Cette action fédératrice s’appréhende sur le moyen voir long terme .

    A la limite la banderole a une importance très relative,l’essentiel étant la feuille de route et sa lisibilité.

    Ce qui doit la structurer ce sont t bien sur les fondamentaux marxiste,communistes,retour au manifeste avec au fronton : la socialisation ou réappropriation des moyens de productions sans indemnité,nationalisation total du secteur bancaire.
    Ces principes de base doivent être accompagnés d’une réflexion sur la gestion ,qui doit s’ouvrir sur la transversalité,l’auto gestion,la vigilance à n’obéir à aucune pression pyramidale ,qu’elle soit étatique ou locale,garantir les droits à la critique et promouvoir ceux de la créativité….

    Remettre les objectifs communiste dans la bataille des idées pour ouvrir les consciences suppose qu’ils soit accompagnés d’éclairage sur les périodes transitoires.
    Aujourd’hui , la construction de l’outil révolutionnaire,au sens de changement d’état, doit remplacer la course à l’électoralisme à tout prix et ses alliances mortifères.
    Il faut donc sortir de la toile d’araignée tissée , sur commande du K ,par les réformistes ,et dans laquelle le PCF s’est engouffré,dénaturant les notions de luttes de classes , fossilisant les prises de conscience et gommant toute perspective de sortie du système capitaliste.
    L’idéologie du capital tien le haut du pavé, elle utilise en alternance les droites classiques voir extrêmes et la sociale démocratie ,qui après s’être noyée dans le libéralisme se régénère en distillant l’illusion d’un aménagement du système présenté comme la seule possibilité de limiter ses aspects les plus prédateurs (conglomérat melenchonien, »frondeurs » du ps ,écologistes ..)
    L’heure n’est pas à l’union des « progressistes »,l’union des gauches,que chacun monte au créneau avec son idéologie,la clarté doit se faire sur celle du réformisme pour en cibler la pollution il faut l’isoler ,donc couper les liens d’alliance avec elle.
    Le bilan des calamiteux échecs des pays dit « socialistes »n’a pas encore été fait.
    Notamment celui du rapport : pouvoir et citoyens.
    Dans ces pays,le pouvoir a enfanté des classes dominantes, dont la seule préoccupation a vite été le maintien et l’élargissement de leurs privilèges.
    Pour cela, ils ont jugulé tout possibilité d’expression critique ,tout affichage de différence,,muselé la créativité dans tous les domaines ,dangereuse source d’émancipation humaine.
    C’est bien le contre pied absolue de ces comportements dictatoriaux qu’il faut prendre.
    L’humain a un besoin vital d’exercer ses capacités d’entreprendre,d’expression dans tous les domaines,la societé communiste doit lui en donner les moyens,avec un repère absolu,ne pas déboucher sur l’exploitation de l’un par l’autre.Ligne de crête très périlleuse à suivre.
    La réflexion collective, le long travail de conviction doit remplacer l’interdit.
    En tout état de cause ,rien ne doit mis en perspective dans le cadre d’une même plusieurs générations,le révolutionnaire n’attend rien pour lui.

    Alain Benielli Corse

  • 8. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    24 juillet 2017, 16:57 - par Jean pierre de Lacruz


    Je partage pleinement ce texte du camarade Bénielli
    .Le chemin démocratique horizontal au sein d’un mouvement ou parti,. est plus long qu’un directoire vertical .
    Mais c’est le seul chemin possible , accompagne de la boussole Marxiste qui peut nous conduire a une société réellement communiste.
    Pour cela il nous faut tourner le dos a toute alliance avec le REFORMISME QUI NOUS A TOUJOURS DETOURNE DE LA LUTTE DES CLASSES.
    Descendons dans l’arène avec un programme explicatif dece que nous entendons par société COMMUNISTE.

  • 9. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    1er août 2017, 11:31 - par richard PALAO


    après s’être égaré en adoptant une ligne à courte vue sans repère de classes , pendant la campagne électorale ( soutien à peine déguisé à JLM et à la FI , par exemple appel sur le site de l’ ANC du président HOAREAU pour le vote JLM et distribution de tract siglé ANC pour soutenir les candidats de la FI ) le bureau de l’ ANC nous invite à prendre de la hauteur avec pour objectif , l’éradication du capitalisme et la construction du communisme ...
    Prendre de la hauteur c ’est justement rompre tous les liens avec la sociale démocratie y compris celle qui se prétend insoumise , puisque sur le fond hostile au communisme . Toute l’histoire de la sociale démocratie , partout dans le monde , le prouve : à chaque fois que les communistes lui ont permis d’accéder au pouvoir , elle a trahi les travailleurs et au final non seulement cela n’ a pas permis de faire progresser les idées communistes mais a au contraire éloigné les perspectives d’ avènement du communisme .
    Prendre de la hauteur c’est analyser lucidement l’état de nos forces , et même si cela ne nous fait pas plaisir , nous ne sommes plus qu’une minorité à croire que le communisme est l’avenir de l’humanité . Il suffit pour s’en convaincre de poser la question dans notre entourage y compris militant .
    Notre tache est donc immense , je n’ai pas la recette miracle mais j’ ai la conviction que la bataille des idées se gagne dans les luttes de masse en faisant la clarté sur les positions de chacun , en expliquant sans cesse à tous ceux qui se sont abstenus , ont voté pour la FI ou même LRM en pensant voter contre le système , qu’il n’ y a pas de 3ème voix , comme "ils disent" : il ne suffit pas de changer les hommes politiques , ni de politique , IL FAUT CHANGER LE SYSTEME et cela implique de désarmer le capitalisme avec une mesure qui constitue un prérequis : l’appropriation sociale et collective des grands moyens de production , de la finance , de l’énergie , des transports ...mesure qui ne figure plus ou pas dans les propositions " antisystème " du PCF et de JLM /FI ...
    Afin de ne pas faire trop long j’ exprime mon accord avec le camarade de CORSE qui propose de CONSTRUIRE un nouveau parti au service de la classe ouvrière , proposition qui reprend en partie celle de ALAIN CHANCOGNE
    FRATERNELLEMENT

  • 10. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    3 août 2017, 23:50 - par Alain CHANCOGNE


    La contribution de RICHARD m’oblige à une réaction :
    Je lis
    "
    Afin de ne pas faire trop long j’ exprime mon accord avec le camarade de CORSE qui propose de CONSTRUIRE un nouveau parti au service de la classe ouvrière , proposition qui reprend en partie celle de ALAIN CHANCOGNE"
    Heu ..heu
    On ne prête qu’aux riches et donc je regrette d’avoir à préciser à R.PALAO que ma réflexion n’est absolument pas en ce mois d’aôut , de CONSTRUIRE un PARTI COMMUNISTE !

    DEPUIS plus de DIX ans j’essaie de convaincre que ce serait "mettre la charrue avant les boeufs " que de poser cette question en terme d’"actualité"

    Alors que PROJET COMMUNISTE -en lien av la LUTTEdes Classes de RESISTANCE et CONTRE-ATTAQUE ne sont pas largement portés dans la"conscience de CLASSE", et que le mouvement social, populaire ne se déploie pas en INTEGRANT la boussole marxiste !

    Ce qui est de la RESPONSABILITE PREMIERE de l’ANC !

    C’est pourquoi, d’ailleurs, et cela répond aux critques que formule à nouveau RICHARD sur ce qu’ont pu être telles ou tells prises de postions de tels ou tels membres du Bureau, (que je n’ai pas toujours partagées..))j’écrivais il ya peu sur FACE BOOK, dans un article intitulé
    "UNION POPULAIRE pour BARRER la ROUTE aux projets MACRON !" ceci

    "
    Toutes les poursuites de polémique boutiquières entre certains adhérents du PCF et le fan club des proches de JLM (ave une F.I. souvent très "limite" dans le respect des autre composantes dites du"mouvement ouvrier"), ça me gonfle !
    D’autant plus que tout le monde s’en fout et que l’heure n’est pas aux procès et réglements de compte sur ce qui a pu se passer sur le terrain "institutionnel" ces derniers mois"
    Fin de CITATION

    C’est valable pour NOUS TOUS.

    Ne pas "tourner cette page" serait, on m’excusera , donner à cette péripétie électorale une importance qui pourrait rappeler à certains que LENINE a parlé de"crétinisme parlementaire"

    ..
    Pour moi , en ce début Aôut, je considère que l’URGENCE pour notre ASSO est de confronter des points de vue sur la façon dont nous devons améliorer notre fonctionnement..pour que ce que nous"travaillons" ensemble" SERVE à donner CONFIANCE et ESPOIR dans les LUTTES

    Elles ci ont besoin d’un point de vue global et cohérent sur les CAUSES de la VIOLENCE de l’quipe MACRON au service de GATTAZ,

    OUi, sur chaque question il y a besoiun d’ point de vue MARXISTE en DEBAT , sans complansance

    .............mais SANS DONNER le sentiment que"nous" aurions les recettes du Bonheur futur,

    Avec la patience REVOLUTIONNAIRE qui consiste à TOUT FAIRE pour RASSEMBLER

    Je l’ai écrit ainsi sur le papier FB que je cite

    "
    Aujourd’hui l’heure est au RASSEMBLEMENT , de TOUS CEUX qui n’entendent pas se faire hâcher menu par le Pouvoir aux ordres du MEDEF..
    la hausse de la CSG, lla mise en pièces du Code du Travail, les cadeaux au Capital , l’attaque contre la Fonction publique,, les mesures provocatrices visant les APL, , etc etc...cela nous IMPOSE un MOT d’ordre SIMPLE, UNITAIRE
    " MACRON,, ni nous ni nos enfants ne serons de la chair à PATRONS"
    Cela invite selon moi à remettre avec force en pratique les paroles d’ARAGON dans la Rose et le Réséda
    " Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au coeur du commun combat"
    Comme beaucoup, certes je considère que la JOURNEE du 12SEPTEMBRE nécessiterait que la CGT insiste davantage sur le fait que l’ETE n’est pas un cessez le feu entre CLASSES !
    OUI, jaurais aimé que la Confédération rappelle les principes de "démocratie syndicale" de "démocratie ouvrière" , qu’elle invite ses Fédés, ses UD à TOUT FAIRE pour faire débattre les travailleurs, là aussi les faire VOTER POUR OU CONTRE les projets macron, avec NOS PROPOSITIONS alternatives
    Que partout, le souci d’UNIR conduise à proposer publiquement aux autres orgas présentes sur les lieux d’exploitation à participer à cette mobilisation, sans polémique inutile sur les directions de FO, CFDT, et autres syndicats..
    MAIS RIEN dans les STATUTS de la CGT interdit ces pratiques au niveau de l’entreprise ou au niveau local(UL et UD)
    .
    Bien entendu je trouve peu "constructif" ...de dénigrer ce que d’autres avancent (je pense au 23 de JLM) , m^me si je ne suis dupe d’aucune arrière pensée ici ou là...
    JE crois personnellement qu’il faut toujours chercherà .. SUBVERTIR l’EXISTANT pour en faire un OUTIL de LUTTE,
    Ce qui nécessite selon moi, l’intelligence d’analyse du champ du possible, un effort sur soi pour dépasser telles ou telles aigreurs, afin de REDONNER CONFIANCE aux masses, en leur rappelant toujours que ce POUVOIR, certes "légal" n’est en place que parce que 17 pour cent des INSCRITS aux élections lui ont apporté leurs VOIX..sans pour autant, pour beaucoup, signer un chèque en blanc de casse sociale et démocratique
    Les jeunes, les travailleurs , les retraités, la masse de précaires, de"pauvres" , s’engageront dans la LUTTE si ils pensent qu’elle PEUT être VICTORIEUSE, pas dans des espèces de barouds d’honneur avec journées saute moutons contre telle ou telle lois en gestation
    Rappelons nous la VICTOIRE contre le CPE !
    Des millions de jeunes (mes jumeaux sont de eux là) ont appris que face au NOMBRE et la DETERMINATION, TOUT est POSSIBLE pour faire reculer les serial killers de DROITS !
    Ils sont aujourd’hui ou sur le marché du travail ou en galère mais...leur mémoire collective reste un atout !
    A ceux qui pronostiquent une "rentrée d’automne" qui sera chaude...montrons que cet ETE ne sera pas une période de GEL de la LUTTE DES CLASSES !"
    FIN de CITATION

    C’est selon moi autour de ces questions de l’HEURE que l’AG du 28 devrait de se concentrer

    pardon de me répéter mais on ne pourra PARLER d’un BESOIN de PARTI REVOLUTIONNAIRe à CONSTRUIRE que si, d’abord on arrive à rendre puissant, majoritaire chez les jeunes et les travailleurs, l’IDEE FORCE selon laquelle, OUI, le COMMUNISME reste une IDEE NEUVE !

    On a là dessus un sacré boulot à s’avaler, non ?

    AMITIES
    A.C

  • 11. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    4 août 2017, 14:45 - par richard PALAO


    salut ALAIN ,
    Effectivement pour faire court je n’ai pas développé la question du parti , mais contrairement à ce que tu dis je ne parle pas de créer un parti communiste ni d’en faire un préalable à l’unité populaire car comme je l’ai écrit et que tu n’as pas lu " je n’ai pas de recette miracle " et je ne sais pas quand et comment doit être crée, et peut m’importe sa dénomination l’essentiel étant qu’il soit un outil au service des masses dans le respect des principes marxiste et donc de la lutte des classes ,
    Mon accord avec toi concerne la passage de ta contribution ou tu évoques ce parti " ...si la forme de l’organisation COMMUNISTE à créer ne saurait être prédéterminée ( je plaide pour la forme parti ) ...
    Tout comme moi tu considères donc nécessaire la création d’un parti révolutionnaire .
    la prochaine AG de l’ ANC se propose de débattre de son fonctionnement ; comment le faire sans procéder à une analyse critique de notre activité et comme tu le proposes en tournant la page de cette séquence électorale ??? refuser l’autocritique au nom de l’unité , tu m’excuseras mais ce n ’est pas très marxiste ...
    Il ne s’agit pas de critiquer pour critiquer mais d ’éviter de renouveler des erreurs qui pourraient s’avérer mortifère pour l’ ANC ;
    je note une réelle divergence avec ta proposition de tourner la page pour construire l’unité contre MACRON : tu proposes de remettre au goût du jour la vieille recette du " écarter ce qui divise pour ne retenir ce qui unit" ... or cette recette à toujours échoué et a contribué à perpétuer le capitalisme .
    Là encore il ne s’agit pas de rancœur ou de querelles avec les PCF ou le mélanchonistes , mais d’un problème de fond :
    le capitalisme en crise ne peut plus redistribuer de grains à moudre , ce qui est à l’ordre du jour , c’est le changement de système , c’est la voie vers le communisme , et cela ne peut donc se réaliser en ne dénonçant pas les adversaires du communisme ; l’unité doit donc se faire dans la clarté avec tous ceux qui comme je l’ai écrit se sont abstenus , ont voté pour FI ou LRM , mais sans aucune compromission avec les appareils et militants des partis de "gauche" .
    si par crainte de fragiliser l’unité , nous ne pratiquons pas cette clarté , qui le fera à notre place ? la difficulté de convaincre ceux qui ont jusqu’à ce jour ont fait confiance à la sociale démocratie ne doit pas nous conduire à masquer nos divergences , à gommer nos différences sinon autant renoncer au communisme .
    Un exemple récent devrait nous faire réfléchir au contenu de l’unité : à force de privilégier l’unité à tout prix , la CGT a entretenu la confusion et à permis à la CFDT de lui ravir la première place ...allons nous au nom de cette unité d’être à perpétuité les faire valoir de la sociale démocratie .
    Je terminerais par une boutade , car j’en ai raz le bol que l’on mette ARAGON à toutes les sauces :" fou qui sous la grêle se croit à l’abri sous une ombrelle ..."
    je ne demande pas de droits d’auteur .
    FRATERNELLLEMENT

  • 12. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    7 août 2017, 14:36 - par Jean pierre de Lacruz


    Je suis en phase avec Richard , Alain , Bienelli et d’autres a des nuances pres qui ne mettent pas en causes ce que nous sommes.
    N’ayant pas la capacité de développer ma pensée aussi bien , je me refaire souvent a ces camarades pour exprimer mon accord.
    Pour moi la société a laquelle j’aspire doit être avant tout basée sur une démocratie. participative .
    Les producteurs de richesses doivent s’emparer de l’outil de production des moyens d’échanges et de la finances.(SANS RACHAT ). Les travailleurs manuels ou intellectuels doivent en assurer la gestion avec responsabilité , dans le cadre d’une planification décidée démocratiquement par la BASE.
    Toute la chaine directive , du chef d’atelier au Président doit être élut et révocable a tout moment par les citoyens démocratiquement.Les mandat doivent être limité dans le temps pour éviter tout carriérisme élitiste les qui débouchent sur les apparatchiks , et le désengagement populaire qui a fait tant de mal au diverses tentatives de socialisme réel.
    Je ne crois, mais pas du tout a l’unions des gauches. A CHAQUE TENTATIVES LES COMMUNISTES ONT PERDU LEUR RAISON D’ETRE ;
    Seule l’union de ceux qui se revendiques pour une société communiste, pourrait nous permettre de servir de boussole a la LDC AUTANT DIRE QUE C’EST PAS POUR DEMAIN.
    Ce constat effectué, je pense que notre rôle est de se positionner en toute occasion en COMMUNISTE ;
    Nous pouvons et nous DEVONT manifester au coudes a coudes avec les travailleurs détournés par les vagues réformistes, FI, PS ,etx etx , manifester avec eux , mais pas COLLABORER a l’idée que le capitalisme est réformable.
    Soutenir cette social démocratie qui a fait tant de mal , tant de guerre est une trahison a notre idéal révolutionnaire, une TRAHISON aux travailleurs.
    Il est bien évident que nous ne devons pas CONFONDRE les trompés avec les
    TROMPEURS.et a travers les luttes a venir nous devons rester ferme sur nos position révolutionnaires .
    NOUS SOMMES ANTI CAPITALISTE, ANTI REFORMISTE,NOUS SOMMES COMMUNISTE.
    Ne participons pas a l’ ANC a ; la trahison des travailleurs . Combattons inlassablement l’idée que le capitalisme est réformable.

    A ce sujet,ne devrions nous pas penser a une sorte de "charte ou programme "
    expriment notre vision d’une société communiste, qui fairait notre différence avec certain mouvements dit communiste qui se referencie toujours au Stalinisme ;

    Notre participation a la LDC doit être sans équivoques. Nous voulons une société ou les travailleurs auront toutes leur places, toutes leur responsabilité, et leur devoir au service d’ UN EN COMMUN ;
    de la CRUZ dit Nocturne

  • 13. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    8 août 2017, 10:19 - par Place au débat


    Voici une petite contribution pour la prochaine AG

    L’oeuvre de Marx est d’abord un décryptage quasi exhaustif du fonctionnement de la machine capitaliste, et de son développement futur .Marx n’a pas dessiné les contours d’une autre organisation sociale,politique,il a mis à disposition une grille de lecture pour comprendre ce qu ’est le capitalisme et anticiper son évolution. Fort de cet outil,il appartenait au PC de tenir le cap de la bataille des idées et de la montée des consciences ,moteur des luttes de classes.

    L’abandon du marxisme par le PC exsangue de ses fondamentaux communistes scelle définitivement son ancrage dans la sociale démocratie.

    Aujourd’hui,les marxistes sont dispersés sous de multiples sigles ,figeant à moyen terme la perspective de construction de l’outil révolutionnaire .

    L’ implication des marxistes dans les luttes quotidiennes de résistances, face aux avancées du capital et leurs conséquences sur l’exploitation du monde du travail, ne doit pas être l’alpha et l’oméga de leur stratégie.

    La tache du moment est bien de réagir à la pollution idéologique sociale démocrate , qui occupe l’espace laissé vacant par l’absence d’outil révolutionnaire.

    Sur ce chantier,que peut faire l’ANC ?

    Servir de ralliement pour tous les marxistes, ? de creuset pour jeter les bases d’une avant garde éclairée ? au risque de n’être qu’un sigle de plus fonctionnant en circuit fermé ?

    L’un des actes forts que l’ANC peut mettre en mouvement , c’est d’agir pour jeter des passerelles de débats,horizontales entre tous les communistes dispersés sous des sigles différents.Faire qu’ils,transcendent leur éparpillement, et ouvrent le chantier de la construction de l’outil communiste.
    Cette phase doit elle passer par l’émergence de nouveaux rapport avec le réformisme ?
    Quel rôle joue t’il aujourd’hui dans l’évolution du capitalisme ?
    Peut on le définir comme adversaire politique ?
    Ses idéologues comme ennemis de classe ?

    La montée des consciences, doit s’imprégner des repères fondamentaux communistes ,et en premier lieux : la réappropriation des moyens de productions.
    Comment rendre audible et crédible de tels objectifs ?
    Car c’est bien parce qu’ils ont été abandonnés ,que les luttes de classes se sont embourbées dans le marais social démocrate
    La prise du pouvoir n’est pas à l’ordre du jour,celle de la gestion du capital avec les réformistes a quasi anéanti toute visibilité post capitaliste, il y a quand même une réponse à :Que faire ?

    A Benielli Corse

  • 14. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    8 août 2017, 12:58 - par Alain CHANCOGNE


    PRECISION :
    Pas plus que les( trop peu nombreux ) camarades qui s’expriment ici, je n’entends monopoliser de l’espace d’expression,
    Mais en ce mois d’Aôut et avant l’AG , même à peu d’intervenants et..de lecteurs, on peut poursuivre quelques échanges, fraternellement car aucun d’entre nous, SURTOUT PAS MOI, ne prétend avancer la"recette magique" !

    DEUX remarques

    Une pour RICHARD qui me titille en me prétant des positions sur l’UNION qui ne sont pas les miennes !

    Il me dit :
    "tu proposes de remettre au goût du jour la vieille recette du " écarter ce qui divise pour ne retenir ce qui unit" ... or cette recette à toujours échoué et a contribué à perpétuer le capitalisme ......
    ce qui est à l’ordre du jour , c’est le changement de système , c’est la voie vers le communisme , et cela ne peut donc se réaliser en ne dénonçant pas les adversaires du communisme ; l’unité doit donc se faire dans la clarté avec tous ceux qui comme je l’ai écrit se sont abstenus , ont voté pour FI ou LRM , mais sans aucune compromission avec les appareils et militants des partis de "gauche" . "
    Fin de CITATION

    mon AMI,

    "CE qui est à l’ORDRE du JOUR"dans des millions de FOYER c’’est d’eviter le rouleau compresseur macronien !!

    Si l’ANC semblait un tant soit peu, considérer que la primauté de ses préoccupations c’est de préparer du CHANGEMENT de SOCIETE en veillant à ce que chacun aie CONSCIENCe que cela implique une cohérence d’acceptation de VISEE d’abolition du CAPITALISME, alors autant admettre que nos débats interesseront 200 internautes et ne serviront à RIEN dans la modification du rapport de forces K/Travail !

    OU, amic i company RIHARD, tu pousses le bouchon un peu loin c’est quand tu me reproches de reconstruire de l’union de , mouvements de SOMMET , y compris avec la "social démo" ,
    Ce que j’ai écrit sur FB est sans ambiguité :

    Dans un texte ou je "flingue" chancognesquement...(et donc sans trop de finesse)..tout ce qui serait un déni de réel NOUVEAU dans la construction d’UNION POPULAIRE , pour dès septembre passer à l’offensive !
    https://www.facebook.com/alain.chancogne/posts/1519848761368526

    J’écris

    "L’UNION , c’est en BAS que ça se CONSTRUIRA , ou pas !
    EN "bas" c’est à dire dans des COMITES POPULAIRES de LUTTE, co animés par des camarades au service d’un mouvement de type "CONSEILS OUVRIERS" ou SOVIETS modernes !
    .
    Avec certes tous les militants venus d’ici ou d’ailleurs, ou..de"nulle part" mais sans qu’un quarteron de "petits chefs" étiquettés FI, NPA ou Peuceufeu ne puissent se prévaloir de leurs CV pour s’arroger le DROIT de"DIRIGER" !
    C’est FINI, cette époque !
    C’est ainsi et en coordonnant ces formes de"NOUVEAU" que nous redonnerons envie de à la jeunesse de s’OCCUPER de SES Affaires, et non pas de se comporter en supporter du PSG en restant dans les tribunes pour scander"Allez les ROUGES"

    Fin de CITATION
    Mais, RICHARD , je précise bien en permanence

    "sans MARXISME en repères , il n’y aura JAMAIS de REVOLUTION ,"

    Est ce plus CLAIR ??


    Puisque j’ai la parole..
     :)
    ..autant réagir à ce que nous dit le camarade BIENELLI

    Citation

    "L’un des actes forts que l’ANC peut mettre en mouvement , c’est d’agir pour jeter des passerelles de débats,horizontales entre tous les communistes dispersés sous des sigles différents.Faire qu’ils,transcendent leur éparpillement, et ouvrent le chantier de la construction de l’outil communiste."
    Fin de citation

    Un peu de provoc ?
    Ce type d’acte "FORT"(??) personnellement , pour appeler un chat un chat, c’est ce qui a tué les ASSISES du COMMUNISME !!

    Cela ne peut que perpétuer les "duos", trios" de rapports plus ou moins connus parfois de tous les adhérents , entre "dirigeants" de chapelles respectables mais ou on se retrouve vite avec une des composantes qui entend devenir la CATHEDRALE ....avec le non dit d’un souci de "récupération boutiquière" du travail collectif, un jour ou l’autre par X ou Y..!

    Bien entendu, je vise là ce qu’a été l’"entrisme" tardif dans les ASSISES, du PRCF !

    Mais je n’ignore pas non plus qu’un certains nombres de nos adhérents, tout en parlant de CONSTRUCTIOn d’un PARTI REVOLUTIONNAIRE.... continueront de penser que le PARTI du COMMUNISMe..EXISTE puisque c ’est le "leur",...une orga qui fut un PCF qui faisait t peur aux Capitalistes , alors qu’aujourd’hui il les "amuse"

    Ce parti, les MASSES.. qui font l’Histoire ont décidé qu’il n’était pas , ou qu’il n’était plus, cet OUTIL INDISPENSABLE !

    Ceux qui en douteraient iront consulter les résultats des législatives, et accepteront d’allrr plus loin que la dénonciation des méthodes de MELENCHOn pour analyser les moins de 3 pour ent recueillis par les candidats étiquetés PCF(dont certains, selon moi, ne l"étaient pas plus que leurs concurrents PS ou FI !)

    Parenthèse :

    Cela peut paraitre à certains aussi injustes que , pour moi, le fait que MISS UNIVERS ne réponde pas à mes mails enflammés.....

    Blague à part, selon moi, l’ANC fort heureusement n’ a pas été créé pour mieux coordonner ce qui ne marche pas comme"outil d’unité des communistes EXISTANTS dans des GROUPES(parmi lesquels vu son état je loge le PCF)

    ..Mais pour qu’une EXPRESSIOn et des initiatives au plus près de ceux que nous appellerons "NOTRE CLASSE", soit un précieux soutien au travail militant (la lUTTE DES CLASSES)...de CENTAINES de MILLIERS de jeunes, de syndicalistes, de camarades,...OBJECTIVEMENT..COMMUNISTES, !

    Mais dont 99 pour cent ne sont d’aucun "groupe" se réclamant de Marx et de son héritage ...

    C’est, selon moi, un point du débat qui n’est pas du"pinaillage"

    Un point qui, mis à plat et réellement en mains de TOUS nos adhérents, pose la question des changements à apporter à notre fonctionnement actuel, pour mieux collectivement "revenir" sur le POURQUOI de notre EXISTENCE

    Cordialement

    Alain C.

  • 15. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    8 août 2017, 17:42 - par richard PALAO


    salut ALAIN ,
    tout comme toi je ne vais pas monopoliser le site ( pourtant peu encombré) je vais donc faire court , effectivement nous avons un désaccord de fond sur le rôle de l’ ANC notamment lorsque tu écris " .. ; ce qui est à l’ordre du jour c’est d’éviter le rouleau compresseur MACRON ..."
    pour moi l’ ANC n ’a pas vocation a être un parti politique de "gauche" de plus et encore moins un syndicat de plus , ces derniers ayant une vocation réformiste certes indispensable dans le système capitalisme , vocation qui se préoccupe essentiellement de la défense du quotidien , mais qui ne prend pas en compte la crise du système capitaliste qui empêche ce dernier de céder sur l’essentiel des revendications d’où le rouleau compresseur MACRON et d’où la nécessité de mettre en avant dans les luttes la nécessité de changer le système .
    L’ ANC doit donc être présente dans les luttes mais elle doit y être pour ouvrir des perspectives politiques actuellement absentes dans le débat politique ce qui pousse les travailleurs à la désespérance et à la passivité .
    Je persiste donc à croire que la PRIMAUTE de de nos préoccupations c’est de préparer le changement de système et à y travailler dans les masses car encore une fois si nous ne le faisons pas , qui le fera ? le PCF , la FI ?
    Pour moi vouloir s’opposer à la politique de MACRON sans poser la nécessité de changer de système , c’est aller à l’échec mais plus grave c’est faire croire aux travailleurs que le système actuel est amendable et qu’il est donc inutile d’en changer .
    Je me permets de rappeler ce que disent les statuts de ’ ANC :
    art 1 :"...l’association porte un véritable projet de société , participer à inventer le socialisme du 21 ème siècle, ouvrir une perspective révolutionnaire ..."
    art 3 : " ... elle se donne comme PRIORITE d’ être avec l’ensemble des travailleurs du monde du travail à L’ AVANT GARDE DE LA LUTTE POUR LE CHANGEMENT DE SOCIETE ..."
    pour ma part ces statuts me conviennent parfaitement puisqu’ils font du changement de système la priorité de notre activité. Mais rien n’est figé et ceux qui veulent les modifier peuvent faire des propositions à l’ AG .
    FRATERNELLEMENT

  • 16. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    8 août 2017, 18:12 - par Jean Penichon


    Le fascisme ordinaire où « la démocratie n’est pas opposable aux lois du grand capital ! »

    La « démocratie » bourgeoise telle qu’elle est apparue après le coup d’État Thermidorien, la chute de Robespierre et la loi Le Chapelier, n’est en fait qu’un système mis en place par les « possédants » pour leur permettre de diriger le pays selon leurs intérêts.
    Ainsi, jamais dans notre histoire, les élections n’ont pu remettre en cause ce postulat. (Lire le texte de Francis ici). Sur ce plan, nous sommes tranquilles pour 5 ans et c’est long 5 ans de fascisme ordinaire…

    Le système capitaliste, avec l’opération Macron utilise sa dernière cartouche sans aucune possibilité d’une quelconque alternance réparatrice. Et comme toujours lors des crises systémiques du capitalisme, l’autoritarisme qu’il s’autorise flirte doucement mais surement avec le fascisme.

    « À quelque degré, ce gouvernement-du-barrage-contre-le-pire … approfondit le mouvement, déjà bien engagé, de proto-fascisation du régime : avec les ordonnances du code du travail, la normalisation de l’état d’urgence en droit ordinaire a été logiquement sa première préoccupation. Ultime moyen de contrôle de la situation, lui semble-t-il, mais qui contribue plutôt à l’enrichissement de la situation. Et confirme que la question de la police va se porter en tête d’agenda, comme il est d’usage dans tous les régimes où l’état d’illégitimité n’est plus remédiable et où ne reste que la force armée, la seule chose opposable à la seule opposition consistante : la rue. Car il est bien clair qu’il n’y a plus que la rue. Si « crise » désigne le moment résolutoire où les trajectoires bifurquent, nous y sommes. Quand tout est verrouillé et que la pression n’en finit pas de monter, il doit se passer quelque chose. Ce dont les forces instituées sont incapables, seul l’événement peut l’accomplir. » (Frédéric Lordon ici)

    Voilà où nous en sommes. Quel rôle pour l’ANC ?

    Première donnée à ne pas perdre de vue : pour la première fois plus de 60% du corps électoral a manifesté son opposition ou son refus à tous le spectre politique en ne se rendant pas dans les bureaux de vote ou en votant blanc ou nul. Attention, ce n’est pas un rejet complet du politique mais plutôt un constat : « rien ne correspond à nos attentes ! »

    Maintenant, comment passer du refus de vote à la « révolte » ?

    « Si le contrôle ouvrier n’avait pas fonctionné un an avant la Révolution bolchévique, celle-ci échouai fort probablement »

    Dans son livre sur la « Révolution inconnue » Voline nous dit qu’en février 1917 :
    « L’action des masses fut une action spontanée qui couronna logiquement, fatalement, une longue période d’expériences vécues et de préparation morale. Cette action ne fut ni organisée ni guidée par aucun parti politique. Soutenue par le peuple en armes - l’armée - elle fut victorieuse. L’élément d’organisation devait intervenir - et intervint - immédiatement après. »

    En cette période trouble, où tout semble partir à vau-l’eau, où le défaitisme et « l’a quoi bonisme » ne semblent pas pour autant avoir tout à fait gagner la bataille, le rôle fondamental de notre organisation consiste donc pour moi, à assumer cette « préparation morale » au changement en entre-ouvrant la porte de l’espoir et surtout en restant ferme sur notre position fondamentale : déposséder les possédants et mettre à bas l’exploitation du travail par le capital. Car tout part de là !

    Tout ce que nous pouvons opposer à la barbarie « macronesque » trouve sa source dans l’appropriation des moyens de production et des banques, dans le refus des règles de Bruxelles, dans la défense des services publics, dans la recherche incessante de la paix et dans le respect maximal de la nature.

    Mais qui n’est pas d’accord avec ça ? Alors pourquoi cela ne s’exprime-t-il pas d’une manière plus forte ? Mais pour que le point de vue des travailleurs puisse s’exprimer avec force, cela dans des formes qui restent à inventer, il faut lui donner la parole.

    Des millions de gens sont de plus en plus mécontents d’un système qui s’avère incapable de leur garantir – aussi dur puissent-ils travailler – la sécurité de l’emploi, un toit sur la tête, l’accès aux soins médicaux et à une éducation digne de ce nom.

    Howard Zinn nous a expliqué comment apparaissent, « à partir des plus légers mouvements d’indignation, des échos assourdis de la protestation et au milieu des signes diffus de résistance, les présages de l’exaltation du changement. »

    Comment stimuler à la fois I ‘initiative des groupes et des individus, et se prémunir contre la bureaucratie, contre les pontificats, contre la manie dictatoriale des comités, contre l’arrivisme ?
    Comment créer une discipline qui ne soit pas passivité ?
    Autant de questions que nul n’a encore résolues, mais qu’il nous faut aborder. Car pour l’instant nous sommes inaudibles nationalement, même si nous pouvons revendiquer de fulgurantes prises de positions, syndicales en général.

    Imaginons des millions de citoyens dans la rue , occupant les usines par une grève générale.
    Comment s’organiser pour maintenir la pression ?
    Nous ne pourrons compter ni sur la conscience, ni sur la bonne volonté, ni sur la volonté de tous ceux auxquels nous auront affaire : car les masses qui les suivront ou les entoureront seront perverties par l’ancien régime, relativement incultes, souvent inconscientes, tiraillées par les sentiments et les instincts du passé. La peur du changement.

    La « machine Macron » ne fonctionnera que tant que le peuple acceptera de la faire marcher, tant que son expérience et sa compréhension des règles injustes du système capitaliste ne l’amènera pas à la remettre en cause parce-que contraire à ses intérêts. Car c’est le peuple qui - sous contrainte ou librement - fait fonctionner " la machine ", et non pas les gouvernants.

    Pour moi la question fondamentale qui nous est posée, c’est comment nourrir le mécontentement et faire naître la révolte !

    JP

  • 17. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    9 août 2017, 11:53 - par Jean pierre de Lacruz


    Personne ne reprenant ma proposition d’un TEXTE expliquant notre vision d’une société communiste je persiste dans le fait que cela manque a notre credibilité.
    Nous avons besoin d’outils pour pouvoir s’affirmer auprès des travailleurs dans les luttes qui nous attendent dans ce climat ou plus personne ne croit a rien .
    Il ne suffit pas de critiquer le systeme capitaliste, ni de prôner le communisme .
    Ce dernier n’a plus le vent en poupe, c’est le moins que l’on puisse dire.
    Il nous faut donc expliciter ce que nous entendons par communisme de notre temps .

  • 18. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    9 août 2017, 16:41 - par richard PALAO


    JEAN-PIERRE DE LA CRUZ propose la rédaction d’un texte décrivant "notre vision d’une société communiste " , il est effectivement certainement nécessaire d’enrichir , de préciser, notre manifeste , non pas pour en faire une bible , ni du prémâché , puisque nous croyons que ce sont les masses qui écrivent l’histoire , mais avec l’aggravation de la crise du capitalisme , la déroute du camp dit "progressiste" notamment des partis qui se réclament du communisme , la déconfiture de la sociale démocratie , et la victoire électorale du camp de la finance , une très grande majorité de nos citoyens rejettent le système mais sans savoir par quoi le remplacer tant le camp de la réaction a réussi à leur faire croire qu’il n’ y a pas solution de remplacement et que la fin de l’histoire est écrite .
    L’ ANC se doit donc de travailler cette question du changement de système , des camarades se sont déjà exprimés ( ARZALIER , PENICHON , CHANCOGNE et d’autres ) et leurs contributions qui traitent entre autre de l’appropriation sociale , de la mise en place de "conseils ouvriers" et au sens large de donner la parole et le pouvoir de décision à tous ceux qui produisent les richesses ( matérielles et intellectuelles ) , de la défense de la paix de plus en plus menacée , de la protection de la planète , me semblent être une excellente base de travail .
    La prochaine AG pourrait peut-être mettre en place un groupe de travail chargé de compléter notre manifeste d’ici là il me semble souhaitable que d’autres camarades utilisent le site pour faire connaître leur avis et faire des propositions
    fraternellement

  • 19. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    25 août 2017, 04:07 - par Place au débat


    Aux participants à l’AG de l’ANC le 26 août 2017 à Marseille

    Chers Camarades,

    Tout d’abord nous vous demandons de bien vouloir excuser notre absence à cette AG mais en cette période aucun de nos adhérents n’était disponible. A ce propos, nous comprenons l’urgence à réagir aux mauvais coups préparés par le Président de la République, à participer au rassemblement dans les luttes et à examiner la meilleure façon de rassembler les communistes sincères et vraiment révolutionnaires, à un moment où le PCF est en cours d’implosion. Cela étant, avouons que le mois d’août n’est pas la meilleure période pour la participation du plus grand nombre d’adhérents de l’ANC.(à méditer pour les prochaines AG et/ou rencontres).
    Ensuite, je vous précise que les échanges que nous avons eu par courriel entre adhérents de "Convergence Communiste de l’Aude" (ACC11) arrivent à la conclusion de l’accord de tous avec le projet de résolution auquel nous voudrions que soit retenu l’amendement suivant : à la phrase "Nous avons pour objectif la disparition du Capitalisme, grâce à la lutte de classe, et son remplacement par une société socialiste et démocratique, qui ne peut reposer que sur la propriété collective des grands moyens de production" ajouter en fin "et d’échanges". Pour notre association, même si nous ne négligeons pas les résolutions, l’important demeure "le Manifeste", véritable feuille de route pour reconstruire une organisation révolutionnaire en France.
    Enfin, nous nous interrogeons sur la contradiction créée entre la volonté légitime et juste de vouloir organiser l’ANC dans les départements et les statuts qui précisent que les adhésions sont individuelles. Certes, cela peut être contourné par l’adhésion systématique de tous les membres d’une organisation à l’ANC mais nous pensons que le mieux est de revoir les statuts en la matière. Et cela, sans trop tarder de manière à s’inscrire rapidement dans l’objectif à moyen terme que toutes les organisations comme la notre ou les "Rouges Vifs" ou d’autres disparaissent pour se rassembler dan une seule organisation nationale et locale "l’ANC"
    Bien fraternellement le secrétaire d’ACC11 Alain JOB

  • 20. Nous qui voulons rompre avec le capitalisme, prenons de la hauteur
    25 août 2017, 12:48 - par Place au débat


    De la Drôme
    J’ai bien reçu le projet de résolution et je souhaiterais faire part des idées qui me viennent par rapport à la question de la diversité, du communisme et du socialisme
    Fonder le futur bureau de l’ANC en considérant la diversité comme caractérisant le « mouvement anticapitaliste » en vue d’élargir son audience comporte un risque celui d’oublier la nécessité de la réorganisation d’un parti communiste vu comme fer de lance partisan ( parti) et mouvementiste impulsant le socialisme en France et dans le monde.
    1,30 % d’audience c’est ce qu’a réalisé le PCF/PGE véritable agrégat pro PS dont la ligne bouge l’Europe prend toujours à rebours et affaiblit le mouvement réel de lutte et de contestation des politiques libérales euro atlantiste
    N’est ce pas cette ligne politique qui s’appuyant et promouvant la diversité entriste a noyée tout à la fois le communisme et les communistes ?
    N’est ce pas cette ligne politique qui a atomisé les communistes en de multiples groupes et les a satellisés comme des objets devenant non opérationnels dans les faits ?
    N’y allons par 4 chemins, il faut un Parti où le communisme permet de transcender les diversités groupales, originelles, fractionnelles, stratégiques vers la constitution d’une avant garde prolétaire classiste et appropriative. Avant garde disponible pour agir et instruire la diversité anticapitaliste qui se manifeste.
    Il faut un parti communiste ? N’est ce pas là la tâche prioritaire de l’ANC !
    L’absence d’un vrai PCF depuis une bonne vingtaine d’année est le principal handicap qui affecte la classe ouvrière.
    Il faut retrouver un PCF puissant, avec de l’audience.
    Serait il possible que parallèlement et dans le cadre aux luttes qui vont fleurir dans le pays, de convoquer en coordination avec d’autres organisations communistes issues du PCF, en coordination avec des élus syndicaux, sociaux et toutes bonnes volonté, un pré congrès communiste avec comme visée de rendre le parti et son titre à la classe ouvrière ?
    Patrick Grelait

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