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Investissez vos capitaux en Corse, achetez pour louer, un bon moyen de ne pas payer d’impôts.

mardi 17 septembre 2019 par Francis Arzalier (ANC)

Lamentable !
Il est fréquent dans les médias français d’entendre des discours à propos de la Corse hérités de vieilles mentalités coloniales, comme d’ailleurs a propos des Antilles ou de la Réunion :
"De si beaux paysages, et des plages paradisiaques. Malheureusement des habitants ( Corses ou Antillais ) peu aimables voire xénophobes, comme le montrent les résultats électoraux favorables aux nationalistes locaux (en Corse et Guadeloupe), paresseux génétiquement, violents et souvent abonnés à la fraude et au crime....faut il rappeler que la majorité des Français, intoxiqués par l’orgueil colonial, tenait le même discours à l’égard de l’Algérie et des Algériens avant qu’ils n’arrachant leur indépendance ?

Cette façon de généraliser à l’ensemble des Corses ou des Antillais les comportements délinquants ou parasitaires de quelques uns relève du racisme colonial. Ce n’est pas acceptable, même quand cela prend la forme de plaisanteries et propos de comptoirs.
La réalité sociale de la Guadeloupe, la Martinique, ou la Corse, ces terres excentrées de la France parce que la majorité de leurs citoyens se reconnaissent dans la Nation française, est toute autre. Présentées comme des paradis pour touristes, ces îles sont en fait un exemple typique des ravages que peut faire l’absence de développement industriel et agricole, dans les contrées livrées exclusivement au tourisme. L’absence d’emplois locaux continue d’obliger les jeunes Antillais à venir nombreux travailler dans les hôpitaux parisiens, et les jeunes Corses dans l’administration française.

Tout en conservant l’espoir d’aller finir leurs jours retraités " au village ".

Pour ne citer que la Corse, peuplée de moins de 300 000 habitants, ses rivages sont submergés chaque année par près de 2 millions de touristes, de juin à septembre, pour lesquels les spéculateurs immobiliers, nés dans l’île où dans le reste de l’Europe, se disputent les hectares de maquis encore vierges près de la mer, parfois les armes à la main. Un pactole, le prix du terrain, devenu constructible, se multiplie par 100 !

C’est ainsi que certaines zones littorales, les golfes d’Ajaccio ou Porto-Vecchio par exemple, ont été recouvertes en 20 ans de résidences luxueuses, où se cachent des milliardaires et des Stars de la chanson et du cinéma, et d’immeubles loués aux vacanciers en résidences secondaires.

Car on construit beaucoup dans ces " îles de rêve " (comme le disent les dépliants touristiques), mais pas pour ceux qui y vivent et y travaillent. Les prix, locations et d’achat, flambent sous l’effet de la spéculation, et très souvent, sont hors d’atteinte pour les jeunes salariés insulaires. Il suffirait d’ailleurs d’une visite des quartiers pauvres d’Ajaccio et de Bastia, au lieu de limiter les excursions touristiques au centre huppé, pour voir le nombre de mal logés, et les inégalités sociales croissantes dans l’île, notamment dans les zones urbaines.

Depuis des années, et de plus en plus, les clients potentiels, en France et à l’étranger, sont assaillis de publicités comme celle ci dessus :

  • INVESTISSEZ VOS CAPITAUX EN CORSE, ACHETEZ POUR LOUER,
  • UN MOYEN DE NE PAS PAYER D’IMPÔTS.

Cette incitation au profit du capital, quelles qu’en soient les conséquences sociales et environnementales, s’inscrit dans la logique libérale qui domine la France aujourd’hui, sous la gouverne de Macron et ses tenants.

Les collectivités locales, Assemblée de Corse, municipalités, peuvent freiner la spéculation si elles en ont la volonté politique, notamment en utilisant les lois de protection du littoral, ou en décidant à juste titre de durcir la fiscalité pour les résidences secondaires.

Mais elle mérite une réponse d’ordre national, qui ne pourra être qu’imposer la maîtrise par la collectivité nationale des terrains à bâtir, des logements et de l’urbanisme, au service de ceux qui n’ont que leur travail pour vivre, en Corse, aux Antilles, comme à Paris ou Marseille.

Les Communistes doivent être au premier rang pour impulser les luttes populaires en ce sens, contre le Capitalisme et l’idéologie libérale qui en émane.

   

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