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Georges Ibrahim Abdallah et le pénaliste devenue ministre

dimanche 2 août 2020 par Canaille le Rouge + Monde Diplo

L’ex ténor du barreau ayant accepté d’embarquer sur le rafiot ancré à Matignon, lui qui ferraillait contre l’internement et militait pour les libérations anticipées, les aménagements de fin de peine et les libérations conditionnelles, que fait-il maintenant qu’il est chef de la machinerie judiciaire pour permettre la libération de Georges Ibrahim Abdallah maintenu arbitrairement en détention alors que toutes les conditions pour sa libération sont réunie ?

Pour celles et ceux qui connaitraient mal cette affaire lire ci-dessous...

Des plumes empoisonnées

Si les « fake news » véhiculées par des « trolls » sur les réseaux sociaux abîment la vie publique, certaines fausses nouvelles produites par l’élite journalistique peuvent détruire la vie de personnes accusées sur la base d’enquêtes frelatées. C’est ce type de journalisme policier qui a contribué à faire condamner à perpétuité, au milieu des années 1980, le militant anti-impérialiste Georges Ibrahim Abdallah.

Un homme croupit dans les geôles françaises depuis plus de trente-cinq ans : M. Georges Ibrahim Abdallah. Arrêté en octobre 1984, ce militant de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (FARL) écope deux ans plus tard d’une courte peine pour association de malfaiteurs et détention d’explosifs.

Mais, alors qu’il attend son second procès, en février 1987, pour complicité dans l’assassinat en France d’un attaché militaire américain et d’un diplomate israélien plusieurs vagues d’attentats ensanglantent les rues parisiennes, notamment en mars et septembre 1986.

Un Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient (CSPPA) revendique les explosions. Le ministre de l’intérieur Charles Pasqua et son ministre délégué à la sécurité Robert Pandraud incriminent alors M. Abdallah et ses frères.

« Je me suis dit qu’au fond mettre en avant la piste Abdallah ne ferait pas de mal, même si ça ne faisait pas de bien, admettra plus tard Pandraud. En réalité, nous n’avions alors aucune piste. »

Les auteurs des attentats seront finalement identifiés (des militants du Hezbollah liés à l’Iran) mais, entre-temps, la justice a condamné M. Abdallah à perpétuité.

Sitôt le nom « Abdallah » jeté en pâture, l’ensemble de la presse française le reprend avec d’autant plus d’entrain que le quotidien français « de référence », Le Monde, a lui-même mordu à l’hameçon du ministère de l’intérieur. Compte tenu de son influence sur le reste de la presse, la ligne suivie par ce journal revêt une importance particulière.

« Derrière le CSPPA se cacheraient les amis de Georges Abdallah Ibrahim (sic), et l’enjeu véritable des attentats est la libération de celui-ci », écrit en reprenant l’hypothèse policière Edwy Plenel (Le Monde, 3 septembre 1986), qui couvre l’affaire avec son confrère Georges Marion. Le (...)

Lire la suite dans Manière de Voir de cet été.


Voir en ligne : http://amers-cap.com/2020/08/apres-...

   

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