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Georges Ibrahim Abdallah peut enfin dormir chez lui

vendredi 23 mars 2018 par Jean Ortiz

Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier à Lannemezan, a été autorisé à rentrer chez lui, à son domicile, après des années d’interrogatoire, afin de se reposer. Cette mesure exceptionnelle, rarissime, a été prise par charité et humanisme. La justice française, si juste envers les petits, sait être généreuse lorsque les violations des droits de l’homme sont si flagrantes.

Un homme, qu’il soit président ou simple clampin a, en France, les mêmes droits devant la justice. Aucun justiciable n’est au-dessus de la Justice, pas même le colonel Kadhafi, qui eut la belle mort qu’il méritait : lynché, caillassé... du temps où Sarkozy était président, et avait monté une expédition militaire pour liquider un présumé bienfaiteur.

Après avoir embrassé sa famille et dormi quelques heures, Georges Ibrahim Abdallah est retourné au commissariat subir les interrogatoires de rigueur. Le militant communiste révolutionnaire libanais a choisi la résistance contre l’occupant israélien, et la solidarité active avec les Palestiniens.

On sait combien la France aime ces Palestiniens, et respecte leurs droits. Georges a été accusé du meurtre, en janvier 1982, d’un officier nord-américain, et d’un responsable des services secrets israéliens. Le 24 octobre 1984, il a été arrêté à Lyon ; sera jugé deux fois, la deuxième condamné à perpétuité. Il a toujours clamé son innocence, mais revendiqué courageusement ses options politiques.

La perpétuité n’étant jamais en France la perpétuité à vie, Georges Ibrahim Abdallah aurait dû être libéré depuis longtemps déjà. Ses demandes de libération conditionnelle ont systématiquement été repoussées. Georges est donc otage du gouvernement français, un prisonnier politique d’exception. S’il reste en prison, c’est qu’il le mérite ! C’est pour encourager tous ceux qui luttent pour un monde de paix et de justice. C’est qu’il est un danger pour la France des droits de l’homme ! On a donc fabriqué pour lui le concept de « perpétuité réelle », c’est-à-dire la mort à petit feu en cellule.

Les gouvernements français successifs, « champions des droits de l’homme » au Venezuela, savent balayer devant leur porte.

Cela fait 35 ans que GIA attendait de dormir chez lui. C’est fait. Chez lui, c’est la prison.

   

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