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Si Versailles nous était compté

Pour son show Manu El Monarc n’a pas lésiné sur les moyens

mardi 10 juillet 2018 par Le billet de Canaille le Rouge

Ce type est une équation sans inconnu : Matois comme ¨Poutine, Communiquant comme Trump, Grossier comme Clemenceau.
Tout cela pour poser, une sorte de fonction dérivée :

Trump ∫ poutine (√Clemenceau) = Manu El Monarc

Sous tendu par une volonté de sur-monarchiser une fonction présidentielle qui ne l’est déjà que trop, Manu El Monarc tente de remodeler les institutions qui sans oser le dire tendent vers ce quoi Erdogan travaille : un parlement affaiblit et à disposition du chef, les insupportables ordonnances et autres mesures d’exception permises par la constitution de 58 devenant la norme.

Criminalisation des luttes sociales, quadrillage policier de tout l’espace d’expression démocratique, atteinte aux droit sociaux et démocratiques, formatage culturel, passage en force pour inféoder les médias, dénie de démocratie , les engagements pris foulés aux pieds, tout cela pour être toujours plus au service d’une caste celle des détenteurs d’un capital qui s’accumule depuis des décennies par la surexploitation de ceux a qui il faut mutiler les droits pour interdire toutes action de protestation.

Pour arriver, la stratégie de Miss Maggie a emprunté le Tunnel pour exporter son clone derrière la grille du Coq.

Pepy étant le patron d’Eurotunnel est-ce pour donner des gages en attente d’une place dans les hautes sphères de l’EU qu’il fait du zèle contre les cheminots pour servir son suzerain ?

En regardant la forme et le contenu du numéro de ce 9 juillet, on hésite entre un ridicule remake du Bourgeois Gentilhomme ou notre monsieur Jourdain serait réactionnaire sans le savoir et le Tartufe du "cachez-moi ces riches que je ne saurais voir".

Le Versailles de l’absolutisme s’y prête.

Voilà pour la façade de l’ex-pensionnaire de l’Enarque-Studio.

Pour le fond, c’est autre choses : ce qu’il ne dit pas, mais brutalement fait, fait méfaits. Héritier du Versailles de ces historiques ultraréac de 1871, cette confrérie de pleutres et de monarchistes de la république en lutte par le sabre et les balles contre les Républicains de la Communes, El Monarc transhume vers Berlin pour y chercher ce que Mac Mahon obtiendra de Bismark : un blanc seing pour la répression et la contention.

Cette pseudo modernité affiché par Manu El Monarc de 2018, héritier de Thiers et Mac Mahon pour servir les disciples des Guizot de ce siècle, est aussi vieille que le sont ses parrains d’ici, aussi rancie que celle mise en oeuvre outre manche il y a trente ans par Margareth Thatcher avec son "capitalisme populaire", une idée de l’extrême droite portant l’association capital -travail et ses sinistres avatars du style charte du travail.

Qui ne dit mot consent ; à ce niveau là, ce n’est plus du consentement mais de l’incitation. Silence sur le pillage des richesses produites par le travail des salariés pour abonder la rente et ses coffres. Terribles menaces sur les 500 milliards par an, montant de cette part socialisée des salaires assurant retraites et couvertures sociales que depuis l’Elysée le factotum du MEDEF travaille à lui transfuser.

Il accuse la misère d’être cause de sa situation et gave sa caste de nantis en fabriquant de la misère de masse.

Cet homme est un homme de droite et les monarco-macron-compatibles se disant de gauche le sont autant que Ciotti est démocrate ou Morano intellectuelle de gauche.

Devant l’atomisation de toutes oppositions, la droite officielle désarçonnée de se voir piller, l’extrême sidérée de voir un ministre de l’intérieur ex-socialiste faire aussi bien que Sérol il y a 3/4 de siècle contre les réfugiés et lui fauchant ainsi son fond de commerce. L’inexistence délibérée d’une opposition anticapitaliste face à l’amiral de l’armada du Capital, premier officier des équipages du vaisseau Medef dans l’espace politique, lui laissant le champ libre.

Canaille le rouge ne se lasse pas de le répéter : c’est de la construction d’une réelle alternative au capital que dépend l’issue.

Et là c’est le désert.


Voir en ligne : http://amers-cap.com/2018/07/si-ver...

   

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