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Incendie de Lubrizol : La sociale démocratie, plus que jamais au service du capital

lundi 7 octobre 2019 par Alain Pascal Benielli (ANC)

Que l’on soit communiste (marxiste) ou social-démocrate (réformiste) la lecture de l’incendie à l’usine Lubrizol à Rouen conduit à des analyses et conclusions qui ne peuvent trouver de point médian.
La réaction réformiste portée par toutes les chapelles sociales démocrates, de la fi, au ps, pc, eelv, s’égosillent pour interpeller un gouvernement qui « doit mettre en lumière les causes du sinistre, et prendre les mesures de protections nécessaires ».
Elles placent ainsi l’appareil d’État au-dessus de la mêlée, dans une posture de recours, tant en matière de transparence que de protection, en même temps qu’elles mettent en marge le rôle et les objectifs des dirigeants de Lubrizol.

Pour les réformistes, l’état, doit jouer un rôle de régulateur du système capitaliste, il n’est pas dans une démarche partisane, mais d’observateur / intervenant, aux fins de maintenir un « équilibre acceptable » capital /travail.

Un regard marxiste, même sommaire, éclaire l’État en tant que rouage du système, dont la mission est de déblayer la route qui conduit au profit maximum. La casse du code du travail en est l’un des principaux exemples.

Dans l’incendie de l’usine Lubrizol, l’État a accordé sans contrôle l’augmentation de la capacité de stockage, il apparaît clairement que le « droit » n’existe que pour protéger l’espace de concurrence libre et non faussée.

Devant les conséquences de l’incendie, il n’a de cesse que de protéger la multinationale en évacuant ses pratiques uniquement tournées vers l’augmentation des profits.

Dans ce contexte, pour les communistes (marxistes), il convient de faire entendre, de rendre audible, de convaincre, que sans réappropriation des moyens de productions, il ne peut y avoir d’avancée émancipatrice.
Salariés, usagers, consommateurs, voila le socle sur lequel la gestion des moyens de productions doit se construire.

Le capital, omnipotent, mais qui cherche aujourd’hui à faire face à ses contradictions et leurs conséquences qui plombent la course aux profits, n’a plus besoin de la sociale démocratie pour jouer l’alternance. Il l’a donc relégué au rôle de bateleur électoraliste avec la mission de brouiller la lutte de classe en fixant les colères et frustrations au niveau de la protestation.

L’outil communiste (marxiste), n’étant pas construit, celles et ceux qui le mettent en chantier ont intérêt à marquer une coupure sans ambiguïté avec le réformisme.

   

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