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Procès Assange : « J’ai rarement vu une telle corruption de la procédure » – par John Pilger

mardi 3 novembre 2020 par Les Crises.

Le journaliste et cinéaste John Pilger a assisté au procès d’extradition de Julian Assange depuis la galerie publique du Old Bailey de Londres. Il s’est entretenu avec Timothy Erik Ström du magazine australien Arena.
Photo : Pilger et Assange, Londres 2011. (7 oct. 2011 – Photo : Oli Scarff/Getty Images Europe)

Q : Ayant assisté au procès de Julian Assange, pouvez-vous décrire l’atmosphère qui règne au tribunal ?

L’atmosphère qui règne est choquante. Je le dis sans hésitation : j’ai siégé dans de nombreux tribunaux et j’ai rarement vu une telle corruption de la procédure ; c’est une véritable vengeance. Si l’on met de côté le rituel associé à la « justice britannique », cela peut parfois évoquer un simulacre de procès stalinien. Sauf que dans les procès-spectacles, l’accusé se tient en personne devant le tribunal. Dans le procès d’Assange, l’accusé était enfermé derrière une épaisse vitre et devait ramper à genoux jusqu’à une fente dans la vitre, sous la surveillance de son gardien, pour entrer en contact avec ses avocats. Son message, chuchoté et à peine audible à travers le masque, transitait ensuite sur un post-it vers le tribunal où ses avocats plaidaient contre son extradition vers un cachot américain.

Considérez ce rituel quotidien de Julian Assange, un Australien en procès pour du journalisme de vérité. On le réveille à cinq heures dans sa cellule à la prison de Belmarsh, dans la morne banlieue sud de Londres. La première fois que j’ai vu Julian à Belmarsh, après avoir passé une demi-heure de contrôles de « sécurité », y compris le museau d’un chien dans mon dos, j’ai trouvé une silhouette affreusement mince, assise seule et portant un brassard jaune. Il avait perdu plus de 10 kilos en quelques mois ; ses bras n’avaient plus de muscles. Ses premiers mots ont été : « Je crois que je perds la tête. »

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