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Le Pérou, un pays sans gouvernement en pleine crise

lundi 16 novembre 2020 par Servindi.org

Avec deux branches de gouvernement au pouvoir : le Congrès de la République et le pouvoir exécutif, le Pérou connaît une grave crise de gouvernance qui met le pays à rude épreuve.
Sans un président, un cabinet et un conseil législatif, le Pérou est à la dérive, tandis que les manifestations se poursuivent jusque tard dans la nuit.
Le promoteur du coup d’État parlementaire, le député Manuel Merino de Lama, a démissionné irrévocablement de la présidence de la République dimanche à midi, provoquant la liesse des citoyens.

De nombreux citoyens, en particulier des mères, étaient descendus dans les rues et sur les places pour exprimer leur indignation et leur douleur face au meurtre de deux jeunes, âgés de 22 et 24 ans, qui avaient été blessés par balles.

En apprenant la démission de Merino de Lama, de nombreuses personnes ont éclaté de joie et ont chanté l’hymne national avec émotion jusqu’aux larmes et ont agité le drapeau national dans les rues et sur les places.

Jack Bryan Pintado Sánchez et Inti Sotelo Camargo ont été immédiatement reconnus comme des martyrs de la démocratie et on a apprécié qu’ils ne soient pas morts en vain. Un dessin partagé par les réseaux sociaux a permis de saisir ce sens.

L’ambition de pouvoir vit dans les factions du Congrès

Le Congrès de la République devait tenir une session plénière dimanche pour trouver une solution à la crise de gouvernance générée par le parlement lui-même.

A 20h30, l’élection d’un conseil d’administration dirigé par Rocío Silva Santisteban, membre du Frente Amplio, a été mise en débat.

À l’époque, il semblait que la seule liste présentée après la réunion du Conseil des porte-parole permettrait de dégager un consensus pour surmonter la crise au Congrès et jeter les bases de la désignation d’un gouvernement de transition.

Cependant, la liste de Rocio Silva Santisteban a obtenu 42 voix pour, 52 contre et 25 abstentions, alors que 60 voix étaient nécessaires pour déclarer la liste victorieuse car 119 parlementaires ont été comptés.

S’adressant à RPP Noticias, Silva Santisteban a déclaré que plusieurs partis tels que Acción Popular, Podemos, et Unión por el Perú ont voté contre, tandis que Alianza Para el Progreso n’a pas voté en bloc comme convenu.

Il a été rapporté que lundi matin, plusieurs listes seront enregistrées pour la présidence du Congrès, l’une dirigée par Francisco Sagasti du parti Morado et une autre soutenue par le parti Acción Popular.

Demande de compétences

D’autre part, la Cour constitutionnelle a annoncé que le lundi 16 novembre, elle tiendra une session extraordinaire pour poursuivre le procès que l’administration de Martin Vizcarra a intenté au Congrès pour l’utilisation de la vacance du poste présidentiel pour cause d’incapacité morale permanente.

Où sont-ils ?

Neuf personnes sont toujours portées disparues, selon Mar Perez, avocat du Coordinateur national des droits de l’homme (CNDDHH), tard dans la nuit du dimanche 15 novembre.

Elle a expliqué qu’il y a une nouvelle personne gravement blessée avec des impacts de projectiles qui sont un peu difficiles à déterminer et qui pourraient être de la chevrotine, des billes ou des balles, car plusieurs cas différents ont été enregistrés.

Elle a déclaré que l’infiltration du personnel de police du groupe Terna qui a procédé à des arrestations arbitraires est largement documentée et qu’ils ne devraient pas participer au contrôle des manifestations en raison de l’historique des violations des droits de l’homme.

Les membres de l’Escadron vert et du groupe Terna seraient impliqués dans le cas d’une situation d’abus sexuel contre une jeune femme en détention.

Plainte pénale

Manuel Merino, Ántero Flores-Aráoz (Premier ministre), Gastón Rodríguez (ministre de l’intérieur), le général Jorge Luis Cayas Medina (chef de la région de police de Lima), Orlando Velasco Mujica (directeur général de la police nationale péruvienne) ont été inculpés au pénal.

L’accusation a été portée pour les crimes présumés d’homicide aggravé, de blessures graves et d’abus d’autorité aggravé des défunts Jack Brian Pintado Sánchez (25 ans), Jordán Inti Sotelo Camargo (24 ans) et de tous ceux qui ont été blessés lors de la violente répression policière de samedi.

La demande a été formulée par un groupe d’organisations de défense des droits de l’homme composé de l’APRODEH, du CEAS, du Comisedh, du DEMUS, de la Fedepaz, de l’IDL et de Paz y Esperanza.

Mar Perez a déclaré qu’ils attendent une sanction pour les responsables, une réparation pour les parents des victimes et l’adoption de mesures pour éviter la répétition de ce type d’agression mortelle.

Photo  : Dehors les rats ! Foto : Iván Herrera / Servindi

traduction carolita d’un article paru sur Servindi.org le 16/11/2020


Voir en ligne : http://cocomagnanville.over-blog.co...

   

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