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Colombie : plus de 30 000 cas de COVID-19 dévastent les peuples indigènes

samedi 3 octobre 2020 par Servindi

Le récent bulletin de l’Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) fait état de 1080 indigènes morts du coronavirus, l’âge moyen de la mort chez les personnes âgées étant de 66 ans, une perte irréparable des connaissances ancestrales. Le nombre de cas confirmés est de 30 002. Le virus s’est propagé à 72 villages et nations ethniques.

Servindi, 1er octobre 2020 - Le système de surveillance territoriale de l’Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) fait état d’un total de 30 002 cas confirmés de COVID-19 chez les peuples indigènes du pays.

Par le biais de son Bulletin 49, avec des données jusqu’au 23 septembre, l’ONIC a identifié 2394 nouveaux cas de coronavirus et a enregistré un total de 1080 décès indigènes dus à ce virus.

En outre, 27 685 personnes se sont remises jusqu’à présent de la pandémie. La pandémie a touché 72 peuples et nations autochtones, selon le document.

Parmi eux figurent les Zenú, Mokaná, Los Pastos, Pijao, Tikuna, Nasa, Uitoto, Muisca, Wayuu, Embera, Inga, Embera Katío, Embera Chamí, Cocama, entre autres.

Selon la géographie de la Colombie, 37,1 % des cas se trouvent dans la région macro du nord (11 122).

De même, les départements qui comptent le plus grand nombre de cas enregistrés sont Atlántico (3210), Bolívar (1959), Córdoba (1750) et Sucre (1300).

Il convient de noter que le nombre total de colombiens infectés, selon le ministère de la santé au 30 septembre, est de 829 679 et de 25 998 morts.

Risque latent pour les indigènes

Le bulletin de l’ONIC avertit que 126 nouveaux cas sont présentés chaque jour dans les communautés et que tous les 12 jours, le nombre de coronavirus positifs double.

"Cette croissance exponentielle des cas est inquiétante, car la Fédération médicale colombienne [...] a déclaré que les mesures adoptées par le gouvernement national sont insuffisantes pour la gestion du virus".

Le niveau de risque atteint un total de 537 252 familles indigènes en raison de la probabilité de contagion, puisque "l’expansion du virus a atteint 99% des territoires"

Perte irréparable de connaissances

Le Bulletin 49 indique que l’âge moyen des indigènes âgés décédés est de 66 ans, ce qui représente 70,9 % des décès.

"La situation des cas impliquant des personnes âgées de 60 ans ou plus reste complexe [...] et cela représente une perte importante et irréparable pour les peuples autochtones.

"Nos sages, anciennes et anciens sont ceux qui représentent les connaissances traditionnelles, l’expérience et la sagesse ancestrale des peuples indigènes.

En outre, il est important de mentionner que l’âge moyen d’hospitalisation est de 46 ans, et de 48 ans pour les personnes en soins intensifs.

En ce qui concerne le sexe, 52 % des cas de COVID-19 dans les communautés indigènes sont signalés chez les hommes ; chez les femmes, 48 %.

La violence pendant la pandémie

L’ONIC souligne que le confinement, les déplacements forcés de masse, les menaces et les meurtres sont d’autres effets qui se produisent pendant la pandémie.

Le plus grand préjudice pour les membres des communautés indigènes est causé par l’utilisation de mines antipersonnel posées par des groupes armés tels que l’ELN, en plus de la présence des militaires.

Dans cette optique, les violations des droits de l’homme sont signalées avec un taux plus élevé à Antioquia et Chocó, et dans les municipalités de Dabeiba, Murindó, Quibdó et Bojayá.

Demandes au gouvernement de Colombie

Étant donné la situation préjudiciable des peuples indigènes due à la pandémie, l’ONIC exige la création d’un groupe de travail avec le ministère de la santé et le ministère de l’intérieur.

L’objectif est d’adapter le Programme de test sélectif durable, de suivi et d’isolement (PRASS) - l’action du gouvernement colombien contre le coronavirus - aux réalités des territoires ruraux.

De même, "mettre en œuvre un plan de soins avec une approche différenciée convenue par les organisations indigènes [...] qui résout les questions fondamentales pour la survie des peuples".

Une autre exigence à l’administration du président Iván Duque est de garantir un revenu de base aux familles indigènes qui n’ont aucun moyen de subsistance, afin qu’elles puissent rester isolées.

Il lui est également demandé de mettre en œuvre l’accord de paix final et, en particulier, le chapitre ethnique, ainsi que d’engager les processus de dialogue avec l’ELN et de démantèlement du paramilitarisme, entre autres.

traduction carolita d’un article paru sur Servindi.orgle 01/010/2020


Voir en ligne : http://cocomagnanville.over-blog.co...

   

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