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Couvre-feu ou mise en cage ?

jeudi 22 octobre 2020 par Unité CGT

L’incompréhension et la colère montent progressivement dans les rangs de la population depuis l’annonce de la mise en place d’un couvre-feu à partir du 17 octobre. Car, qu’est-ce donc que le couvre-feu sinon une mise en cage, et un nouveau confinement qui ne dit pas son nom ?

Les faits sont là : après 7 longs mois de crise, le gouvernement n’aura donc rien fait pour reconstruire un système public de Santé en burn-out, sur-mobilisé par la crise du Covid, et épuisé par des années de privatisations, de restrictions financières et de manque de personnel.

Pour éviter de répondre sur son incapacité à gérer la crise, le gouvernement veut donc (re) transformer le virus en « terroriste » contre lequel nous serions « en guerre », et qui ne sortirait que la nuit, entre 21h et 6h du matin. Or, au-delà d’un discours militariste qui confine au ridicule, rien n’est plus faux et hypocrite.

De même, ceux qui culpabilisent « l’individu » sont ceux qui sont officiellement aux commandes de l’État et du pays. Comment accepter le mensonge en direct à la télévision du Président de la République lorsque ce dernier explique doctement – et en contradiction avec toutes les études publiées – que ce sont les réunions en sphère privée qui provoquent l’augmentation du nombre de cas Covid ?

⚫️ Imaginons l’hypothèse suivante : le calcul du gouvernement pourrait en réalité être très simple, il ne veut pas donner les moyens pour reconstruire l’Hôpital public car il juge que la pandémie ne vaut pas ce « prix » et que le nombre de morts, in fine, sera largement inférieur aux prévisions volontairement alarmistes et catastrophistes distillées… par ce même gouvernement pour inciter la population à une obligation morale à « rester chez soi » dans ses heures de loisirs.

De ce fait, l’économie productive n’est pas mise à l’arrêt mais on occupe « médiatiquement » le terrain, on agite la peur du virus et la menace des licenciements, on dépense peu ou rien pour sauver les milliers de malades du Covid et désengorger les hôpitaux publics, on brise les organisations collectives, on gagne du temps et on formate les esprits.

Comme en 2008, comme à chaque crise systémique du capitalisme, nos gouvernants pointent du doigt, et de manière volontairement quasi mystique, un phénomène inatteignable contre lequel la lutte et la grève seraient, soi-disant, « inutiles » et dont on ne pourrait qu’accepter les conséquences.

Cependant, et à la différence de 2008, l’État et les élites disposent d’un nouvel arsenal législatif – en plus de ses relais médiatiques qui rendent l’individu coupable au lieu de chercher une solution collective -, de la psychose sanitaire et d’une police plus que jamais soumise et complice.

Le fait que Macron et son gouvernement s’arrogent un droit ambigu, dans le cas de la décision du couvre-feu, à passer outre toute consultation préalable du Parlement constitue d’ailleurs un phénomène inquiétant.

De même, le vote, dans le silence médiatique et politique le plus total, de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire par l’Assemblée nationale en dit long sur la crise démocratique que traverse notre pays.

Dans le même temps, cette tentation autoritaire lève le voile sur les mécanismes du système capitaliste qui peut, quand il veut, se passer de toute forme de démocratie, même minimale et convenue.

➡️ Lire ou relire notre commentaire sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire : https://bit.ly/3lTHUhz

⚫️ Gardons la tête froide face à ce nouvel autoritarisme qui, comme d’habitude, se pare de bonnes intentions pour mieux écraser toute possibilité de révolte ou de remise en cause de la stratégie – ou plutôt de la non-stratégie – pour endiguer le virus et assurer la satisfaction des besoins fondamentaux.

Face aux décisions du pouvoir, il ne faut pas baisser les bras. Des appels circulent d’ailleurs sur les réseaux sociaux pour inciter à braver le couvre-feu, notamment chaque samedi. Ces initiatives peuvent contribuer à empêcher l’aseptisation de la colère et peuvent donc être considérées comme positives dans la période actuelle.

Ils nous veulent isolés les uns des autres, effrayés et sidérés. Ne nous laissons pas faire ! L’infantilisation permanente et la restriction de nos droits et libertés n’est plus acceptable. Nous sommes le nombre, nous sommes ceux et celles qui faisons tenir debout ce pays.

Organisons-nous pour déconfiner les consciences et relancer le mouvement social !


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