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« C’est de la folie furieuse » : La garde à vue de François Burgat suscite l’indignation de plusieurs personnalités

mercredi 10 juillet 2024 par Feiza Ben Mohamed

C’est l’exemple parfait de ce qui nous attend. Un emprisonnement pour une réflexion intelligente mais pas dans la norme imposée par le pouvoir. La garde à vue de François Burgat, venant après celle d’étudiants, de syndicalistes ou de militants défendant les droits de la nation palestinienne, critiquant la politique du gouvernement d’Israël ou contestant du point de vue du droit international l’occupation israélienne de la Cisjordanie, est une atteinte claire à la liberté scientifique. Car c’est un génocide coloniale !
Cela me rappelle le procès de Galilée et l’enquête et la condamnation du savant astronome Galilée par l’Inquisition pour avoir critiqué le géocentrisme et soutenu l’héliocentrisme. "Et pourtant elle tourne..."
Quoi de mieux qu’une justice obtuse aux ordre d’un pouvoir en déroute pour vouloir nous empêcher de penser.
(JP-ANC)

Accusé d’apologie du terrorisme, le politologue français a été placé en garde à vue ce mardi pendant près de 7 heures au commissariat d’Aix-en-Provence.

La garde à vue du politologue François Burgat, dont les travaux sur l’Islam, l’islamophobie et le monde arabe sont connus et reconnus en France comme à l’étranger, a provoqué de vives réactions de la part de personnalités publiques.

Agé de 76 ans, l’ancien directeur de recherche au CNRS, était convoqué à 9h (heure de Paris), ce mardi matin, au commissariat d’Aix-en-Provence, où il a été immédiatement placé en garde à vue.

De par son statut d’universitaire, la procédure, en lien avec ses déclarations et prises de position sur la guerre menée par Israël contre Gaza, inquiète de nombreuses figures de gauche.

Contacté par Anadolu, l’ancien député M’jid El Guerrab appelle à se mobiliser et à ne pas rester silencieux face à ce placement en garde à vue « inacceptable ».

« Arrêter un homme qui a consacré sa vie à la recherche scientifique, à la chose intellectuelle, à la déconstruction et à l’enseignement est tout proprement scandaleux », estime l’ex-élu qui dénonce « un harcèlement » et invite à se mobiliser contre la procédure qui vise François Burgat.

La réaction va également dans le même sens du côté du philosophe et ancien rédacteur en chef de la revue « Esprit », Joël Roman, pour qui « l’idée même d’une garde à vue est insensée ».

Je le connais un peu, et en aucun cas, François Burgat peut être soupçonné d’apologie du terrorisme. Qu’il soit convoqué par la police interroge déjà mais la garde à vue c’est vraiment de la folie furieuse », grince celui qui est aussi essayiste, espérant « qu’il sera bientôt blanchi ».

Pour le directeur de recherche au CNRS, Vincent Geisser, qui est par ailleurs spécialiste du monde arabe, la procédure qui vise François Burgat n’est ni plus ni moins qu’une « chasse aux sorcières ».

Dénonçant « une véritable honte », le politologue souligne que François Burgat « a 40 ans de carrière au service de la République française » et appelle « tous (ses) collègues » à lui « exprimer leur solidarité individuelle et collective ».

Maître Rafik Chekkat, qui le représente et l’assiste dans cette procédure, insiste quant à lui sur le fait que malgré la levée de cette garde à vue après 7 heures, « il semble scandaleux qu’un universitaire soit privé de sa liberté en France pour des propos tenus sur un conflit étranger ».

Il explique, néanmoins, à Anadolu que l’audition de son client s’est relativement bien déroulée et qu’il a pu répondre « de manière honnête, détaillée et sourcée aux questions qui lui ont été posées ».

Face aux enquêteurs, François Burgat a pu rappeler qu’il était régulièrement interrogé en tant qu’expert sur des questions liées notamment au terrorisme et qu’il avait été auditionné au Parlement et par de nombreuses institutions en raison de la qualité de ses travaux de chercheur.

Pour rappel, avant lui, plusieurs personnalités ont été inquiétées par la justice pour avoir partagé des publications en lien avec la guerre à Gaza, dont l’ancienne championne de basket Emilie Gomis, convoquée début février pour des faits "d’apologie du terrorisme", pour avoir diffusé une image dénonçant la colonisation de la Palestine par Israël.

"On est pris dans une machine à broyer. Il faut être prêt à en subir les conséquences", avait-elle commenté auprès d’Anadolu à la sortie de son audition.


Voir en ligne : https://www.aa.com.tr/fr/monde/-c-e...

   

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